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Édition  928  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Immobilier : la roue va recommencer à tourner : les excès sont déjà là.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

EADS : les marges fusent.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • Le vrai «emploi industriel».

    L’intérim est de plus en plus utilisé par l’industrie. Cela fausse les chiffres officiels. Officiellement, l’emploi industriel a reculé de 7,5% entre 1992 et 2002 et est tombé de 26% de l’emploi total en 1970 à 18% en 2004... Si on tient compte du fait que la moitié des intérimaires (comptabilisés dans les «services») sont dans l’industrie, le recul de 92 à 02 n’est que de 2,7%. L’externalisation pèse aussi. Le gardien d’usine, devenu employé d’une entreprise de gardiennage est passé de l’industrie aux services, dans les statistiques, idem pour le nettoyage.


    Petite reprise.

    Les ventes de Vel Satis ne sont pas au beau fixe, avec quelques centaines par mois tout juste en 2004. Ceci dit, le léger restylage semble avoir un effet positif qui, s’il se confirme, permettra peut-être d’augmenter les ventes de 2 à 3 000 ex en 2005.


    Rhodia baisse ses frais.

    Les frais fixes de Rhodia devraient avoir reculé de 350 à 370 millions en 2006, au lieu des 323 millions visés et des 120 millions réalisés en 2004 sur 2003. Avec les hausses de prix qui compensent celles du benzène, la marge opérationnelle devrait se rapprocher de 12% dès 2005, pour 5 milliards de CA !


    Le coût des manques et des vols.

    ECR Europe estime qu’une diminution de la «démarque inconnue», un approvisionnement plus fluide des magasins (sans rupture de stock) et une amélioration de la chaîne de logistique entre industriels et distributeurs peuvent apporter 28 milliards d’euros à l’ensemble.


    Fleury Michon attaque l’Amérique.

    L’Amérique, pour Fleury Michon, ce sera dès 2006 et sans risque, à travers un contrat de licence. Les plats seront souvent vendus sous marque de distributeur, notamment chez Wal Mart...


    Sephora veut vendre par internet.

    La vente de Marionnaud à AS Watson donne des frissons à toute la profession. Du coup, même les marques réticentes sont prêtes à se mettre à la vente sur internet, via le site marchand de Sephora (filiale du conglomérat LVMH) qui va ouvrir son site marchand français fin juin.


    Microsoft attaqué par Apple.

    La suprématie de Microsoft sur les logiciels d’exploitation est mise en compétition fortement par le nouveau système 10.4 d’Apple "Tiger", qui est supérieur au "longhorn" prévu par Windows XP.


    Les victoires d’Alcatel !

    La baisse du cours d’Alcatel (presque 40% en un an) ne reflète pas le regain de crédibilité de l’entreprise, qui a emporté une grosse part du contrat de refonte du réseau de l’anglais BT, contre Marconi, et affiche des gains spectaculaires de parts de marché en GSM.


    La bonne santé de FT.

    Le PDG de France Télécom a dit que le premier trimestre serait "le plus mauvais de l’année 2005" (sic). Avec +3,5% pour le chiffre d’affaires, porté à 11,62 milliards d’euros et 4,38 milliards d’euros d’Ebitda (+3,3%), on n’a pas à se plaindre.


    Belvédère double son résultat.

    La forte croissance de Belvédère est rentable. La marge brute du spécialiste de vodkas est montée de 49,2 à 59,1% du CA, lui même porté de 349,6 à 459,6 millions d’euros (+31,5%), le résultat d’exploitation a grimpé de +98,7% à 14,9 millions d’euros. En 2005, l’argent des deux augmentations de capital va permettre de réduire les frais financiers...


    British Airways revient à Airbus.

    La vente de sept Airbus A321 à une filiale de British Airways inquiète Boeing. La compagnie anglaise est l’une des rares ayant très peu d’Airbus dans sa flotte en Europe.


    Vivendi mise sur les jeux.

    Le succès de World of Warcraft (déjà 1,5 millions d’abonnés à 12 euros par mois) a remis sur ses pieds la partie jeux de Vivendi. Du coup, une fois que le jeu en ligne se sera imposé dans le monde entier, plutôt que de vendre l’affaire, Jean-Bernard Lévy se voit bien en restructurateur du secteur, visant la place de numéro 1 mondial...


    Le rouleau compresseur de Wanadoo.

    Le flux des abonnements nouveaux à l’internet haut débit via Adsl reste considérable : 1 million de nouveaux clients au premier trimestre de 2005. Wanadoo -filiale de France Télécom- a la moitié du gâteau, alors que, on s’en souvient, lors de son introduction en Bourse mi-2000, Wanadoo n’avait pas 25% des abonnés du premier semestre 2000 !


    Vers une consolidation du marché.

    La suprématie de Wanadoo n’est plus contestée. Free (Iliad) est à 17% environ. En dessous, 9 Telecom + Cegetel (en cours de discussions en vue d’une fusion) est à un peu plus de 12%, AOL et Telecom Italia (qui a repris Tiscali) revendiquent 7%, Deutsche Telekom (Club Internet) est laminé à 3%, comme Télé 2, à 2,8% du marché seulement.


    Le retour des bannis !

    L’assemblée générale des actionnaires de Libération a approuvé la semaine dernière la nomination du conseil d’administration. Présidé par le trotskiste Serge July, ce conseil compte 15 membres. Guillaume Hannezo, ancien directeur financier de Vivendi Universal, Agnès Touraine, ancien pdg de Vivendi Universal Publishing (VUP) y font une entrée remarquée... il ne manque que Messier.


    Legrand en Bourse dès 2005.

    Le groupe Legrand va pouvoir retrouver la Bourse (après l’OPR de 2002) dès cette année, au lieu de 2006 ou 2007, tel que prévu. La dette contractée pour financer le rachat (par effet de levier) sera remboursée à plus de moitié et, si Schneider ne reprend pas l’affaire, la Bourse permettra à KKR de sortir, Wendel devrait rester au capital.


    Alstom veut surprendre en bien.

    Le 27 mai, Alstom publiera les résultats de l’exercice qui s’est terminé le 31 mars dernier. L’objectif est de surprendre en bien le marché, en attendant de gros contrats en cours de négociation (métro de Dubaï, turboalternateurs pour des centrales nucléaires en Chine, TGV...). Quelques cessions (sans être pressé par le temps) vont apporter du cash.


    SEB se renforce.

    Les articles culinaires All-Clad (USA), Lagostina (Italie) ou Panex (Brésil) ont rejoint, en quelques mois, le groupe SEB, qui accroit ses gammes tous azimuts et son CA de 110-120 millions d’euros, après l’intégration réussie de Moulinex-Krups.


    Les ramassages discrets.

    Avec presque 10% du capital d’Havas ramassé en deux semaines par des spéculateurs, Vincent Bolloré estime avoir trouvé des alliés potentiels. Outre ses 20,39% officiels, il compte sur 3% des voix, portés par un "faux ami" d’Alain de Pouzilhac et il espère avoir 28 à 32% du capital en main ou dans des mains proches le 9 juin prochain.


    Hachette ronronne.

    Le succès de «Anges et Démons» et les très bonnes ventes de «Da Vinci Code» devrait apporter 45 à 50 millions d’euros d’activité à Hachette-livres en 2005. C’est un filon aussi prospère qu’Harry Potter pour Gallimard ...


    Le déclin de la flotte marchande.

    Les Français utilisent la mer pour 56% des importations et pour 40% des exportations. Le trafic maritime croît de 5 à 10% chaque année et notre flotte se réduit comme peau de chagrin : 766 navires en 1960, 547 en 1970, 315 en 1985 et 212 navires seulement au début de 2005 battent pavillon national, dont 94 sous le régime des Terres Australes et Antartiques Françaises (pour 90% du tonnage). Les armateurs français ont 150 navires immatriculés sous pavillon tiers, non français. De 43 550 en 1975, le nombre des navigants français est tombé à 9 740 trente ans plus tard : trop de charges en France. En Grèce, la marine marchande fait 10% du PIB et emploie 200 000 personnes pour servir 1 578 navires.


    Safran sur les rangs pour Siemens.

    Avec de lourdes pertes, 27% de recul de ses ventes en un an et une position de 6e mondial seulement, Siemens ne veut plus rester fabricant de téléphones mobiles. Le groupe Safran (Snecma-Sagem) est aux aguets, l’achat de Siemens lui permettrait de grimper au troisième rang mondial du secteur.


    Mauvaise surprise pour TF1.

    La croissance de l’audience de TF1 ne s’est pas reflétée dans les recettes de publicité, en hausse de 1,2% seulement. TPS, avec sa politique de gratuité, ne voit son CA grimper que de 3,9%. Les «autres activité» (TPS, Vidéo...) reculent de 1,5% ...


    Rennes tiré par l’automobile.

    Le succès des ventes de Peugeot 407 et Citroën C5, l’arrivée cet été des grosses C6 font que l’usine de Rennes de PSA passera de 294 000 voitures à plus de 400 000 entre 2004 et 2005. Les embauches se multiplient, chez PSA ou ses fournisseurs.


    Editis fait son marché.

    Les mois se suivent et se ressemblent chez Wendel, qui veut rattraper Hachette dans le livre, via sa filiale Editis. L’acquisition des Editions du Cherche Midi (120 nouveautés par an) est une (petite) étape pour Editis qui veut doubler son CA (717,4 millions d’euros en 2004).


    La marge prioritaire chez Bel.

    Malgré un recul de 2,5% du CA (+1,6% à données comparables), Bel a vu son bénéfice d’exploitation grimper de 14,6%, le résultat net faisant +145,2% en raison de la diminution des frais exceptionnels. Le fromager vise 10 à 15% de hausse du RE en 2005.


    Manipulons en paix.

    Les journées se suivent et se ressemblent pour certains titres en Bourse, tels qu’Eurotunnel ou Eurodisney, voire Infogrames et Alstom. En toute impunité (de la part de l’AMF), certains spéculateurs (aux ordres de qui ?) matraquent le titre en clôture et font de gros écarts sur des volumes stupéfiants, sinon en argent, du moins en nombre de titres.


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

HAVAS. Cac next 20. SRD. - CAP GEMINI. Cac 40. SRD.

(Par Nicolas MIGUET)