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SOMMAIRE
Rubrique : À mon avis
Quand la Citibank regarde du coté de la Société Générale et qu’Infogrames est ramassée.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : La valeur de la semaine
Bouygues : une case «super cash».
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : Nos petites nouvelles importantes
- La vertu du Canada.
Le Canada offre des excédents budgétaires, des excédents commerciaux... qui contrastent avec les Etats-Unis voisins. La remontée de la «feuille d’érable» (dollar canadien, appelé «piastre» au Québec) de 25% par rapport au dollar US en deux ans gêne les exportations vers le voisin du sud, mais la faible pression fiscale soutient la demande intérieure. La croissance a été de 3,2% pour l’économie en 2004 et sera de 2,8 à 2,9% en 2005.
Altran débauche une «pointure».
Le groupe Altran a pris comme directeur général le très renommé patron de Microsoft France, une des meilleures filiales du géant US.
Havas gagne deux gros budgets.
Avec le gain de Goodyear et de Timberland, pour le conseil en achat d’espace, Havas fait plus que compenser la perte du volume apporté par Volkswagen, qui ne rapportait pas un euro de profit, vu les difficultés de l’allemand aux USA !
Le «père de famille» d’Omaha.
Les titres Gillette détenus par Warren Buffet (Omaha, Nebraska, Etats-Unis) ont coûté 600 millions de dollars en 1989, ils ont rapporté des dividendes chaque année... et sont revendus 5,2 milliards de dollars à Procter & Gamble à peine quinze ans plus tard. Beau placement sur la durée.
Pléthore de cash.
Les entreprises américaines qui composent l’indice Standard & Poor’s 500 avaient pour 765 milliards de dollars de liquidités en poches à la fin de 2003. Malgré les rachats d’actions et distributions de gros dividendes, cette somme est passée à presque mille milliards à la fin de 2004.
Havas numéro 1 mondial.
Les activités de conseil et d’achats d’espaces publicitaires sont très disputées. En 2004, selon Recma, Havas a rattrapé Aegis Media dans les volumes d’activités en achat d’espaces. Havas détient 21,5% du marché mondial, contre 8,4% seulement à Publicis et même 16,1% au géant anglais (n°1 du conseil publicitaire) qu’est WPP.
Citigroup vise l’Europe.
Les concentrations pourraient se suivre dans les banques. Après avoir vendu ses assurances (dommages puis vie), le géant américain Citigroup regarde où il pourrait faire son marché. Si le dollar reprend de l’altitude, c’est en Europe (et en France, Dexia comme la Société Générale sont visés) que la banque aux 20 milliards de dollars de profits pourrait faire ses emplettes. La vente de Travelers Life à MetLife lui apporte 11,5 milliards de dollars de cash en plus de ce qui était déjà dans sa poche !
Le gros coupon de Rexel.
Les nouveaux propriétaires de Rexel vont «se payer sur la bête» (en partie). Ils ont payé 38,50 euros à PPR... et récupèrent dès le 4 mars un coupon exceptionnel de 7,38 euros par action. Rexel a connu une très belle année 2004, avec une marge d’exploitation montant de 3,7 à 4,5% du chiffre d’affaires et devrait poursuivre en 2005, avec 5,2 à 5,5% de marge prévisionnelle.
Tiscali poursuit ses ventes.
La vente, pour 21 millions d’euros, de la filiale danoise du sarde Tiscali intervient après la sortie d’Autriche, de Norvège, de Suède et de la Suisse l’an dernier. Avec l’Afrique du Sud, Tiscali a tiré 110 millions d’euros de la vente de ses filiales. Il manque 40 à 50 millions d’euros pour rembourser ses créanciers en juillet 2005. Vendre Tiscali France, affaire rentable rapporterait 200 à 250 millions.
Ubisoft fait le pari québéquois.
Le groupe Ubisoft va investir 433 millions d’euros en cinq ans et recruter 1 000 personnes à Montréal, ville bretonne (les frères Guillemot sont bretons) qui subventionne ce genre d’activités, via des crédits d’impôts remboursables, pour plus de 162 millions d’euros d’ici à juillet 2007.
Bonne année pour Saint Gobain.
Avec les pare-brises qui prennent une dimension de plus en plus spectaculaire, Saint Gobain voit ses activités traditionnelles tirées par le haut. Le chiffre d’affaires a progressé de 8,2% en 2004 (à 32 milliards d’euros) et la marge d’exploitation est restée constante, malgré la hausse du coût de l’acier et celle des prix de l’énergie !
Rapport qualité/prix.
Auto-Plus a fait un essai comparatif sur la base du rapport qualité-prix des automobiles. Avec 123 points sur 200 possibles, la Clio 2 se place très bien... mais la Fiat Punto (très bradée) la devance nettement. La C4 écrase, avec 128/200 la Toyota Corolla (114/200), les Opel sont distancées toutes catégories confondues et Skoda domine les familiales, juste devant la C5.
Nissan vise les niches.
La course contre Toyota et les généralistes (dont Renault), c’est fini, du moins en Europe, pour Nissan. La filiale de Renault va produire deux dérivés de sa Micra, un coupé-cabriolet et une voiture «cube» (la Tone) puis un dérivé 4x4 de son X-Trail aux allures de berline-break. Les Almera et Primera, plus classiques, seront remplacées par des carrosseries très certainement montées sur des sites Renault.
Le trou qui se creuse sans fin.
Le Monde prétendait avoir besoin de 50 millions d’euros... Patatras, il s’agit d’un trou de 65 millions d’euros à combler. Si la rédaction du Monde n’approuve pas ce projet le 8 février, la faillite ne pourra pas être évitée, très rapidement, les créanciers s’impatientent et BNP Paribas comme Publicis pourraient être poursuivis en «soutien abusif».
Fourtou a retrouvé la croissance.
Les activités de Vivendi Universal (désendettée désormais) sont toutes en croissance, avec les chiffres présentés pour le dernier trimestre de 2004. La dette a été réduite à 3,1 milliards d’euros fin décembre (les 1,1 milliard payés pour 16% de Maroc Télécom le furent le 5 janvier 2005) et VU estime pouvoir avoir un excédent de cash en poche, sinon à fin 2005, du moins à fin 2006, avec 22 à 23 milliards d’euros de CA et 3,5 à 4 milliards d’euros de résultat d’exploitation, tirés surtout du téléphone.
Carrefour mise sur les hypers.
Les hypermarchés de Carrefour vont accélérer la guerre des prix en 2005. Le groupe veut reprendre la tête dans les esprits, sur le plan des «bas prix», domaine où Leclerc et les discompteurs avaient progressé entre 1999 et 2003, la fusion avec Promodès occupant Carrefour !
L’échec cuisant du Perp.
Les banksters n’ont réussi qu’à lever 500 millions d’euros auprès des 1,3 millions de personnes ayant souscrit un Perp (plan d’épargne retraite). Les campagnes de publicité sur ce thème ont coûté plus de 80 millions d’euros en 2004 aux différents établissements concernés. Piteux.
Canal cartonne en janvier.
Le flux d’abonnés nouveaux (ou de réabonnements d’anciens clients) ne se réduit pas chez Canal+ : 61 000 en janvier, soit un gain net estimé à 24 000 clients qui, si il se répète de mois en mois, va justifier le prix payé pour le football.
Maroc Telecom mise sur le mobile.
Les 6,4 millions de clients en téléphonie mobile de Maroc Telecom ont apporté moins de chiffre d’affaires que les 1,3 million d’abonnés au fixe (dont 60 000 abonnés ADSL) en 2004, mais cela s’inversera en 2005. La fidélisation de la clientèle progresse !
Manipulateurs sanctionnés?
Le marché des titres Eurodisney, Eurotunnel et Alstom est souvent manipulé... via l’inscription d’ordres massifs sur les carnets d’ordres d’Euronext, ordres annulés par la suite. L’objectif est de faire décaler les cours. Cette manipulation fut dénoncée, preuves à l’appui, par Nicolas Miguet lors de son audition à la COB en octobre 2003. C’est consigné par un procès verbal très long... En février 2005, il semble que l’AMF "va faire examiner le dossier par sa commission spécialisée" (sic). On pleure ou on en rigole? Autorisation de magouiller en France...
Le petit Français des écrans plats.
Les fabricants de dalles et autres composants pour écrans plats se livrent une guerre des prix féroce. Neovia, qui importe des composant et monte les téléviseurs en France, en bénéficie. Il frôlera les 3 millions d’euros de résultat net sur 85 millions d’euros (environ) de CA en 2004/2005. La question est de savoir quand le marché sera mature, et si l’entreprise, alors, pourra récupérer d’autres produits à monter, et à distribuer sous des marques de distributeurs. L’importation de composants permet une réduction des frais de transport et une plus grande souplesse logistique.
Le coût du "luxe" chez PPR.
Le luxe (Gucci...) a coûté 7,1 milliards d’euros à PPR (ex-Pinault) mais ne rapporte pas grand chose, avec seulement 2,72 milliards d’euros de CA en 2004 et plein de "marques à problème". L’arrivée du fils Pinault aux commandes signe la fin de la récréation.
L’ambition de Pernod Ricard.
Le groupe Pernod Ricard va-t-il attaquer Allied Domecq ? Le n°3 mondial peut-il s’offrir le n°2? La réussite de l’intégration de Martell et de Chivas a dopé l’action Pernod Ricard mais, cette fois, il n’y a plus de "sans alcool" à vendre pour limiter l’endettement ou la dilution. Pernod Ricard a encore 1,8 milliard d’euros de dettes... et payer entre 6,5 et 7 milliards d’euros cash n’est pas aisé. PR a réalisé 3,572 milliard d’euros de CA en 2004 et pourrait, si le dollar se reprend un peu, être près de 4 milliards en 2005, avec une nouvelle amélioration de la marge, surtout si Martell poursuit sa percée sur le marché chinois. Pernod Ricard pourrait augmenter son capital à titre préventif (1 pour 10 ou 1 pour 12, vers 85-90 euros), afin de parfaire son désendettement. Le groupe peut aussi croquer de plus petites cibles telles que Marie-Brizard ou Belvédère (vodka polonaise, n°1 avec presque 30% du marché).
Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente
ALCATEL. Premier Marché. SRD - RENAULT. Premier Marché. SRD.
(Par Nicolas MIGUET)
