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SOMMAIRE
Rubrique : À mon avis
Relancer la consommation, par la distribution de gros dividendes, c’est possible.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : La valeur de la semaine
Alstom : de bonne surprise en bonne surprise.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : Nos petites nouvelles importantes
- Bonne surprise chez Marionnaud.
Les chiffres se suivent et ne se ressemblent pas. On voit mal comment, après la publication d’un CA de +6,8% pour le groupe Marionnaud (hors activité en Israël, 17,87 millions d’euros sur cinq mois, consolidation par équivalence), AS Watson pourra éviter qu’il y ait une contre OPA à son offre à prix bradé de 21,80 euros... d’autant plus que janvier semble avoir (aussi) été un bon mois.
Une nouvelle compagnie quitte Boeing.
Les clients de Boeing s’en vont à grandes enjambées. Le chinois Shenzhen Airlines avait 27 appareils, tous des Boeing 737... La compagnie vient de décider de commander 20 Airbus A320.
Les Halley grignotent Carrefour.
Si la progression est lente, elle n’en est pas moins régulière. La famille Halley (ancienne propriétaire de Promodès) est montée de 12,3 à 13% du capital de Carrefour et disposerait, selon nos informations d’un jeu d’options lui permettant de monter jusqu’à 17-18% d’ici à la fin de 2006 à un prix sécurisé qui serait compris entre 36 et 37 euros l’action, selon la date d’exercice des options. Les Halley ont les moyens de monter à 20% de Carrefour !
Latécoère s’envole.
Le Groupe Latécoère ne fabrique plus les avions de l’Aéropostale, mais ce nom prestigieux reste fortement ancré dans son Sud-Ouest natal et dans les programmes aéronautiques. Malgré la faillite d’US Airways qui avait commandé beaucoup d’avions à Embraer, client et partenaire de «Laté» le groupe a passé les 260 millions d’euros de CA en 2004 (+33%) et le carnet de commande suit, à 1,05 milliard d’euros... En Bourse, malgré cette visibilité et un gros coupon, le groupe ne vaut pas 12 fois son résultat net attendu pour 2004, 10 fois 2005.
Emirates vise le fret.
Le tourisme a beau se développer à Dubaï, le passage via cette ville pour les passagers qui vont en Asie n’est pas certain, vu les vols directs proposés. La compagnie Emirates vise beaucoup le développement du fret, avec l’émirat comme plate-forme logistique pour les sous-traitants des industries d’Europe.
La maladie de la croissance.
Les chiffres se suivent et se ressemblent en ce qui concerne la croissance chinoise : près de 10% l’an, en 2004 encore, après 2003, malgré le SRAS et les efforts de «ralentissement» (sic). L’objectif était de revenir à +7% (9% en 2003)... le résultat a été de +9,5%. Dès 2005, malgré la sous-évaluation du yuan, la Chine dépassera l’Italie en sixième puissance économique mondiale... en 2006, la France sera rattrapée à son tour. En 2005, Pékin vise +8%.
Orange vire ses «mauvais clients».
Le Groupe France Télécom n’est pas là pour faire de la charité, qu’on se le dise ! En 2004, Orange a vu son parc de clients en pré-payé (cartes Mobicarte) reculer de 193 000... ce qui explique l’érosion de la part de marché en nombre de clients, alors qu’Orange est stable voire en hausse sur la part de marché en chiffre d’affaires.
Les Echos à coté de leurs pompes.
Les journaux spécialisés furent naguère sérieux. Le quotidien Les Echos ose publier le 26 janvier un article en «une» de son deuxième cahier affirmant que le nombre de paires de chaussures produites en France est tombé de 61 000 en 2003 à 53 000 en 2004. Il s’agirait plutôt de 53 millions, sur une consommation globale de plus de 318 millions de paires de chaussures... Après avoir confondu millions et milliards, Les Echos changent encore d’échelle dans la tromperie des lecteurs (tromperie volontaire?) . C’est très dommage...
Mitsubishi fait la grimace.
Le fabricant du Pajero est le seul constructeur japonais à avoir vu sa production reculer en 2004 : -10,6% à 1,41 million de voitures. Nissan dépasse Honda, avec 3,19 millions contre 3,18, bien que Honda soit très implanté dans les mini-voitures, segment populaire au Japon. La marque Mitsubishi a perdu la confiance des acheteurs japonais (4,4% du marché, -30% sur les ventes) et celle de son actionnaire Daimler-Chrysler, qui cherche à sortir. La marque aux trois diamants devrait fournir des transmissions intégrales à PSA Peugeot-Citroën.
Le Crédit à bricoles suit la BNP.
Les banksters s’épient... Alors que BNP Paribas est monté à 4% et que la Caisse des Dépôts est autour de 6,5%, le Crédit Agricole est monté indirectement à 5,26% du capital d’Ubi Soft, où Electronic Arts détient 19,9% et la famille Guillemot entre 17,7% (officiellement) et 19,9% (selon nos informations).
Sea France augmente ses tarifs.
Le bon sens, enfin ! Après Eurotunnel (n°1 du marché) et P & O, Seafrance, compagnie de ferries filiale de la SNCF qui a fait transiter 629 000 camions en 2004 entre Calais et Douvres, a décidé d’augmenter ses prix, de 10% environ, comme P & O (+8% pour le prix moyen réel chez Eurotunnel).
EWS vise le fret en France.
Gagner du temps en rachetant la filiale fret d’Eurotunnel ? L’opérateur britannique EWS pourrait être tenté de racheter, pour 30 à 50 millions d’euros, Europorte, qui a obtenu toutes les autorisations nécessaires... mais ne peut démarrer, sans locomotives ni clients, mais avec des liaisons.
Un marché qui se disperse.
L’économie de la téléphonie mobile était simple : deux leaders, avec Nokia et Motorola, prenaient la moitié des ventes, deux poursuivant faisaient le cinquième à peine et les n°5 et n°6 au cumul étaient au dixième du marché... 20% du marché mondial restait pour tous les autres. Le cumul Nokia-Motorola est tombé à 45% en 2004, Samsung monte très fort, Siemens recule et se fait presque rattraper par LG ou Sony-Ericsson, Sagem (bien plus loin) monte !
Manitou a fait une superbe année.
Les PME discrètes font de meilleures performances que les grandes entreprises, souvent. Numéro 1 mondial dans son secteur, Manitou a réalisé un chiffre d’affaires de 824,3 millions d’euros en 2004, en hausse de 20,9% (+20% en volume), bien au delà des 800 millions annoncés en septembre comme objectif. Le bâtiment (46% du CA) tire l’activité, avec +25%. Le carnet de commande est de trois mois, contre deux habituellement et le groupe est freiné par des fournisseurs. Le groupe sera autour de 10% de marge d’exploitation, comme en 2003, malgré la hausse de 7% du renchérissement des matières premières. L’année 2005 sera celle de l’expansion aux Etats-Unis et dans les pays de l’Est.
L’Oréal : +3,6%.
Le groupe L’Oréal a réalisé une croissance de 3,6% en 2004, à 14,53 milliards d’euros de CA. A données comparables (change constant), la croissance est de +6,2%, mais +17% en Asie, qui dépassera les 10% du CA en 2005. En Europe de l’Ouest, marché très mûr, L’Oréal grignote +1,1% et +8,1% en Amérique.
Le retour de Buffalo Grill.
La crise de fin 2002 (mise en cause pour une affaire de vache folle où il a été innocenté) est résorbée pour Buffalo Grill. La chaîne de restaurants a connu une hausse de 12,9% de son activité en 2004, à 261,6 millions d’euros de CA. Le groupe compte porter de 280 à 400 le nombre de ses restaurants d’ici à 2015, aux deux tiers en franchise, alors qu’un tiers du parc actuel l’est.
TF1 souffre... et va souffrir davantage.
L’année 2004 n’a pas été glorieuse pour TF1. Le chiffre d’affaires du groupe n’a gagné que +3,4%, malgré une hausse de 6,6% des recettes de publicité de l’antenne, recettes qui vont subir la concurrence de la télévision numérique terrestre dès la deuxième moitié de 2005 et surtout en 2006. La part de marché de TF1, 54,8% en 2004, pourrait tomber à 40% d’ici à quelques années.
Alstom restructure sa dette.
Le 8 février, Alstom va lancer une offre d’échange sur 900 millions d’euros de dette à échéance 2006 pour des obligations à échéance 2010. La trésorerie du groupe s’améliore de trimestre en trimestre, désormais, avec l’effet de la restructuration !
Bonne surprise pour l’ADSL.
Les mois se suivent et se ressemblent. On voit de plus en plus de Français passer à l’internet haut débit, via l’adsl surtout. Fin janvier 2005, il y avait pas loin de 6,8 millions de lignes connectées via l’internet ADSL. Le câble n’a pas dit son dernier mot dans le haut débit : Noos lance une offre à 10 euros mensuels pour 10 méga-octets de débit.
Peu de clients pour l’i-Mode.
Le million de clients de l’i-Mode de Bouygues Télécom sont de faibles consommateurs des services à valeur ajoutée proposés. Le chiffre des clients des services à valeur ajoutée est très faible. Seul 123multimédia perce avec ses téléchargements de sonneries.
L’autre voie pour Thalès.
Le groupe Alcatel veut bien céder (avec profit) ses 9,5% dans Thalès (valeur environ 600 millions d’euros). Il veut en profiter pour récupérer (au moins en partie) les activités de télécoms de défense, qui rendraient Alcatel moins facilement attaquable en Bourse.
Le défi de McDonald’s.
Les habitants du monde sont 48 millions à acheter un repas chaque jour chez McDonald’s, qui a vu son chiffre d’affaires augmenter de 11% en 2004, avec +25% pour le résultat d’exploitation. La marge, obèse (18,6% du CA) tente les avocats américains, qui essayent de poursuivre la chaîne pour le compte de clients qui ne savent pas préférer les salades aux frites ou aux hamburgers !
Le cercle vertueux de FT.
France Télécom avait 260 000 salariés dans le monde et 69 milliards d’euros de dettes mi-2002. Les chiffres seront respectivement de 35 à 37 milliards et 195 000 fin 2005, puis de 30 à 32 et 188 000 fin 2006. Baisse des frais financiers et de la masse salariale créent un cercle vertueux d’augmentation des marges.
Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente
HAVAS. Premier Marché. SRD - MARIONNAUD. Prem. Marché. SRD. - EUROTUNNEL. Prem. Marché. SRD.
(Par Nicolas MIGUET)
