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Édition  702  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Le retour en grâce de l’Euro, dopé par la rechute du pétrole et la pause américaine.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

CFF : Bénéficiaire de la baisse des taux, doublement.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • France Telecom et son ex-allié Deutsche Telekom.

    Si France Telekom a su se tirer à bon compte du capital de son ex-allié Deutsche Telekom, ce qui limitera à 400 milliards de francs les dettes au 31 décembre de FT, le recul du cours de DT à 33,2 euros laisse présager le pire pour FT. L’action de l’allemand a perdu 68% sur son plus haut de mars 2000. Une telle baisse ferait tomber à 70 euros le cours de l’action FT, une catastrophe pour le Français qui devrait alors verser près de 60 milliards de francs de «cash» à Vodaphone au titre de son engagement de rachat des actions FT données en échange d’Orange, dont la cotation se présente mal.


    Echec pour Bourse Direct.

    Le Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement a décidé d’ajourner sa décision pour le projet de fusion entre Bourse Direct et Etna Finance. Cette dernière société voit ses activités fortement remises en cause et le conseil de discipline de la gestion financière a été saisi le 12 décembre. Du coup, le titre Bourse Direct est tombé à à peine plus de 5 euros, plus bas historique en un an de vie boursière. Les objectifs affichés en février étaient de plus de 20 000 comptes au 31 décembre, Bourse Direct sera très en dessous de la moitié.


    Gaspillage fabiusien.

    Les centaines de millions de francs consacrés à la déclaration des revenus «pré-remplie» ne serviront à rien. Fabius vient d’enterrer la réforme.


    Prix des bureaux à Paris.

    L’acquisition de l’immeuble du Washington Plaza près des Champs Elysées (46 000 mètres carrés dont 40 000 de bureaux) fixe à 41 500 francs le prix du mètre carré à Paris, loin des excès de 1990.


    Canal + vend ses chaînes.

    Avec la prise de contrôle à 100% d’Eurosport par TF1 (2 milliards de francs?), Canal + pourrait céder celui de Multithématique à Lagardère.


    Quel pays ? Las Vegas !

    Quel «pays» a doublé le nombre des touristes venus le visiter en dix ans? Vous «séchez»? Il s’agit de Las Vegas, dans l’Etat américain du Nevada, avec 34,5 millions de visites l’an dernier, plus de 38 millions en 2000 et 40 millions espérés en 2001. Amateurs de jeux, mais aussi familles en goguette ou congressistes peuplent le Venitian, l’Aladdin, le Paris et bientôt le Titanic. Las Vegas emploie plusieurs milliers de français... «chic, non?».


    Casino va croquer Cora.

    Les 42% détenus par Carrefour dans Cora vont être achettés par le groupe Casino, qui a le mérite d’être déjà associé à Cora par une centrale d’achat commune. Naouri, patron de Casino, négocie avec les frères Bouriez une fusion pure et simple, qui permettrait de passer au niveau de Leclerc et d’Intermarché. Les Cora deviendraient des Géant.


    Succès prometteur au Japon.

    Carrefour a réussi à devenir un «lieu de mode», trois semaines après son ouverture, le premier hypermarché du Japon (12 700 mètres carrés) ne désemplis pas. Les prix sont un peu plus bas qu’ailleurs, mais ce qui surprend les japonais, c’est la disposition du magasin. Aujourd’hui, Carrefour n’achète que 33% de ses approvisionnements en direct mais sera à plus de 50% en 2003, date où il aura 13 hypermarchés sur place. Moins de 5% des produits sont importés !


    Dinosaures cartonne.

    Le film Dinosaures, sorti chez Disney et distribué par Gaumont, connaît un succès plus fort que d’autres dessins animés «vedette» : 4,5 millions d’entrées en moins de quatre semaines, mieux que «Tarzan» l’an passé.


    Continental comme Bridgestone?

    Peugeot vient de rappeler 574 «206 S16» (dont 172 en France) pour remplacer des pneumatiques allemands de marque Continental par des Pirelli, après avoir constaté (pas d’accident) lors d’essais que ces pneus étaient défaillants lors du freinage. Cette nouvelle, outre le souci du constructeur pour suivre ses voitures, démontre la fragilité de Continental, déjà sur la sellette lors d’une affaire de pneus bas de gamme vendus par un distributeur.


    Le Noël de l’Euro.

    Le cours de l’Euro est remonté de 0,85 à 0,93 dollars pour un euro en moins de trois semaines. L’effet immédiat sera d’alléger de 10% le prix hors taxes de l’essence. Le prix du baril est retombé à 162 francs.


    Nissan UK subventionné.

    Pour construire la future Micra en Grande-Bretagne, Nissan touchera une aide gouvernementale de 430 millions de francs, juste au moment où la remontée de l’euro rend le Royaume-Uni plus compétitif ...


    Le «double bingo».

    Vincent Bolloré avait eu 10% de l’oléoduc de Donge grâce à son beau-frère Gérard Longuet. Il vient d’en prendre le contrôle avec la fusion Total-Elf. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, il vient de gagner en justice le droit de simplifier à bon compte ses sous-holding par OPR en Bourse. Chance ?


    Roulez «argentin».

    Si vous achetez un utilitaire Citroën Berlingo (ou Peugeot Partner, même modèle), voire un Scénic de Renault, il est possible que cette voiture «française» soit en provenance directe d’Argentine. Peugeot et Renault utilisent leurs usines locales pour faire face à l’excédent de demande en Europe. Les Français ont 40% du marché argentin et déjà 7% du marché brésilien. Mondialisation!


    Moulinex repart de l’avant.

    Avec l’approbation de la fusion entre Moulinex et Brandt, l’action a regagné plus de 11% vendredi. Le nouveau groupe offre une rentabilité prévisionnelle sur 2001 qui justifierait un cours de 9 à 10 euros pour une action qui ne cote encore que 4,4 euros. Moulinex a terminé le «ménage» dans ses comptes au premier semestre de 2000/1 (l’exercice se termine au 31 mars 2001).


    Chantage bancaire.

    Les banques françaises veulent obtenir des aides pour le «passage à l’euro». Elles estiment à 30 milliards de francs le coût de l’échange des billets et des changements informatiques. Ce chiffre est faux. De plus, le passage de dizaines de millions de clients au guichet sera une occasion commerciale unique.


    Vrais chiffres de croissance.

    Entre janvier 1997 et décembre 2000, la production industrielle en France se sera accrue de 22% ! C’est l’industrie automobile qui tire l’économie. Sans ce secteur, la croissance n’aurait été que de 15% sur la période. Merci qui ?


    Passage en force.

    Louis Thannberger, président d’Europe Finance et Industrie, détenteur de 8 000 actions de la société Capital Events a inscrit «de force» (sic) la société sur le marché libre de la Bourse de Paris, au prix de 4,6 euros l’action, inférieur à la fourchette retenue pour l’introduction en Bourse reportée, soit 7,48 à 8,69 euros. Ce «passage en force» est un test pour le marché comme pour l’entreprise, qui se défend (pour donner le change à la COB?) d’en être à l’initiative.


    Le «vrai nom» d’EADS.

    Jean-Luc Lagardère était en verve pour le lancement de l’A380, son gros bébé à lui. Il a estimé en privé devant plusieurs journalistes, dont Aristide, que «le vrai nom d’EADS, c’est Airbus, on arrivera bien à convaincre les anglais avec le temps». EADS a eu plusieurs demandes de dernière minute de compagnies aériennes voulant figurer parmi les «compagnies de lancement» de l’A3XX, avec un rabais de 15 à 20% sur le prix, pour récompenser leur commande «sur plan». Le lancement dès le 19 décembre vise deux choses : compter sur 2000 les 50 commandes ferme, ce qui porte à 540 avions le «palmarès» d’Airbus et vendre le maximum d’A380 (son vrai nom commercial) au prix normal. «La période des rabais, c’est terminé, il fallait se décider plus tôt... mais si vous voulez être livré avant 2010, il ne faudra pas tarder» a ironisé un dirigeant d’Airbus devant un gros acheteur. Une grosse centaine d’avions géants sont en cours de négociations avancées. L’investissement à charge d’EADS ne sera que de 4,2 milliards de dollars, il n’y aura pas besoin d’augmenter le capital, les bénéfices suffisent.


    Du cognac dans le pastis.

    A la surprise générale, Pernod-Ricard récupère, outre Chivas, Glenlivet, Grant, Royal Salute (whiskies) et le gin Seagram’s Extra Dry le cognac Martell, vieille vedette de la Bourse, acquise par Seagram à prix d’or en fin d’année 1987, pour plus que la valeur de Pernod Ricard à l’époque. Avec Bisquit et Renault, ses deux autres marques, Pernod-Ricard devient le numéro 2 mondial dans le cognac. Le Français passe devant Bacardi avec lequel il est en conflit sur le rhum Havana Club.


    Faillite pour Liberty-surf?

    Un courtier anglais estime que Liberty Surf n’atteindra pas l’équilibre avant 2004 au mieux. D’ici là, il sera nécessaire d’investir 321 millions d’euros dans des pertes d’exploitation cumulées... qui vont absorber toutes les disponibilités du groupe. La baisse des taux d’intérêt va même creuser les pertes puisque Liberty surf gagnait de l’argent sur le produit de sa trésorerie. En clair : sauf arrivée d’argent frais, la faillite est programmée. En Bourse, le titre est tombé à 7 euros jeudi.


    Boule de cristal cassée.

    Les «spécialistes» du gouvernement prévoyaient un recul du prix du pétrole très lent tout au long de l’année 2001, qui se terminerait à 22-24 dollars le baril. Ces idiots suffisants ne connaissent rien au marché. De même qu’ils avaient pas anticipé le rebond du pétrole, ils n’ont pas vu la retombée, très brutale, de dix dollars en trois semaines pour un baril.Voilà que nos «économistes» qui avaient pronostiqué une forte progression des ventes de téléphones mobiles doivent de nouveau ravaler leur calculettes. Le marché de novembre-décembre sera 25% inférieur à celui de l’an dernier. Le textile se tient très bien, alors que le mauvais temps les faisaient craindre le pire. Avec le chauffage cher, on a racheté des pulls et des manteaux, logique, non?


    L’emprunt de Bouygues.

    Le groupe Bouygues cherche à lever 39,36 milliards de francs (6 milliards d’euros) d’emprunts auprès des banques pour financer l’UMTS. Les banquiers sollicités font la sourde oreille et voudraient avoir des garanties sur des vrais actifs de Bouygues, comme la Saur, à vendre pour que le groupe puisse racheter les parts d’E.On et de BNP-Paribas, sur le marché. Bouygues telecom est un succès commercial mais le GSM n’a pas réussi à être rentable.


    La prévision de Schweitzer.

    Le patron de Renault, qui ne manque jamais de souligner en privé qu’il n’a pas sollicité une seule fois ses actionnaires (augmentation de capital) pour acheter Nissan, Samsung ou Dacia, pour s’implanter au Mexique, au Brésil et en Russie ou pour monter en gamme, n’en a pas moins un avis sur la Bourse. «L’éclatement de la bulle des valeurs «high tech» n’est pas terminée». En attendant, il note que la valeur de la seule part de Nissan que Renault possède vaut plus que tout Renault «c’est la preuve qu’une décote existe».


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

REMY-COINTREAU. SRD. - PERNOD-RICARD. Prem. M. SRD.

(Par Nicolas MIGUET)