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SOMMAIRE
Rubrique : À mon avis
Fabriquer de la toile est plus rentable que de «surfer» sur la «toile mondiale».
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : La valeur de la semaine
Groupe Focal : délaissée à tort.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : Nos petites nouvelles importantes
- Américain de Schweppes.
Avec l’acquisition de Snapple (thés en canettes et jus de fruits), Cadbury-Schweppes a renforcé sa filiale américaine. Le rachat d’Orangina (2,6 milliards de francs de chiffre d’affaires avec Pampryl...) lui donnerait une marque très forte pour développer les ventes de son réseau de distribution américain, d’où le prix qu’il est prêt à payer à Pernod-Ricard, alors que Pepsi-Cola n’avait proposé que 3 milliards.
Nouveau champagne.
Les ventes de champagne n’ont pas été merveilleuses en ce début d’année 2000, en raison de stocks pléthoriques chez les grands distributeurs, qui avaient surestimé les ventes du 1er janvier 2000. Pommery a pourtant bien tiré son épingle du jeu, avec la commercialisation du «Pop», bouteilles de 25 cl vendues dans les boîtes de nuit... qui seront commercialisées dans le grand public pour les fêtes, par pack de 4 bouteilles vendues 220 francs. A boire avec ou sans paille (vendues avec).
Fonds de pensions riquiqui.
Ce n’est pas demain que la France disposera (en dehors de nos fonctionnaires qui y ont droit, eux) de vrais fonds de pensions qui permettront de mieux structurer l’actionnariat de nos entreprise et d’éviter que les salariés d’Alcatel travaillent pour payer les retraites de ceux d’IBM. Henri Emmanuelli veut dénaturer et réduire au minimum le projet de loi déposé par Laurent Fabius et taxer (à 8,2%) les abondements patronaux au profit du fonds de réserve pour les retraites.
Quand Lescure se fâche.
Deux mois après La Bourse, le journal socialiste Le Monde, sans nous citer, reprend nos informations sur la fâcherie qui oppose Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi et Pierre Lescure, patron de Canal +, à propos de la fusion Vivendi-Canal +-Universal (Seagram).
Carrefour vise anglais.
Selon nos informations, le groupe Carrefour, qui vient de signer un accord en Suisse avec la famille Maus pour exploiter en commun dix hypermarchés Jumbo dès 2001, étudie la possibilité de racheter l’anglais Marks and Spencer, dont le cours de Bourse est au plus bas historique à Londres. Ironie, Marks ans Spencer a pour patron Luc Vandevelde, qui a quitté Promodès après la fusion l’an dernier avec Carrefour.
Opel en lourdes pertes.
Le succès commercial du Zafira, break-monospace dérivé de l’Astra, ne permettra pas à Opel (filiale de General Motors) de gagner de l’argent cette année. La chute des ventes en Allemagne (percée notable de Renault -Scénic- comme de Peugeot -206- ou Citroën -Picasso- ) et la cherté de la livre sterling font que le groupe va perdre près de 2 milliards de francs contre un profit escompté de 1,5 milliard. Opel a vu ses ventes reculer de 21,7% en Allemagne depuis le début de l’année.
Toujours plus de camions.
Bonne surprise pour le marché du poids lourd. Après 337 116 immatriculations en 1999, RVI s’attendait à 319 000 ventes en Europe cette année... elles dépasseront les 350 000. Un pic historique sera constaté en France avec 59 500 ventes... ce qui porte les délais de livraison à 8-10 semaines contre moins de 6 semaines en 1999. L’américain Paccar est sur les rangs pour reprendre à Volvo (filiale à 20% de Renault) ses 45,5% dans Scania. Paccar a déjà racheté Daf en Europe il y a quelques années. Aux Etats-Unis, le marché va tomber de 299 000 ventes en 1999 à 240 000 en 2000 et 220 000 au mieux en 2001. Dominique Voynet devrait être contente : les camions neufs polluent moins et consomment peu.
Nissan of America.
C’est toujours l’euphorie pour Nissan (filiale de Renault) aux Etats-Unis. En septembre, les ventes de la filiale américaine ont grimpé de 16,8% pour un marché global en hausse de seulement 5,3%. Avec l’essence chère, les acheteurs se tournent vers des modèles plus économes, y compris dans les 4x4, ce qui profite au XTerra de Nissan.
Aguicher le client potentiel.
Au contraire de la mode «rétro», Renault lance une grande campagne publicitaire pour imposer sa nouvelle signature «créateur d’automobiles». Actuellement, c’est l’Avantime, «monospace-coupé» qui est mis en avant, bien qu’il ne sera vendu qu’en mars 2001 dans le réseau. Une deuxième vague est prévue avec la Vel Satis, qui remplacera la Safrane (dont la production est arrêtée) à l’automne prochain, une troisième vague présentera le 4x4 de luxe Xeïdos, qui sera vendu en mars 2002... il s’agit d’aguicher les clients potentiels en créant un effet de mode avant le lancement des modèles novateurs.
Wanadoo : lourde chute.
Porté artificiellement à 22 euros fin-août, début septembre, le titre Wanadoo s’est effondré à 14 euros un mois plus tard. Les prévisions optimistes se heurtent au choc des réalités. En septembre, Wanadoo a perdu beaucoup d’abonnés au profit d’AOL en France. L’eldorado promis en juillet n’est pas au rendez-vous. Avec 685 millions de francs de chiffre d’affaires internet en six mois, Wanadoo.fr réussit l’exploit (sic) de perdre 956 millions de francs, ce qui fait plus que «manger» les bénéfices de l’activité annuaires (570 millions). En 1998, pour 1 franc de chiffre d’affaires, wanadoo perdait 0,50 franc. En 2000, au premier semestre, on est à 1,40 franc de pertes pour 1 franc d’encaissé... au deuxième semestre, wanadoo frôlera les 2 francs de pertes pour 1 franc de chiffre d’affaires... Le choc des réalités ! La société a convoqué une assemblée générale ordinaire (pour nommer un nouvel administrateur en remplacement d’une personne décédée cet été) et extraordinaire au Stade de France... mais pas sur la pelouse. Avec un cours tombé comme une pierre, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y aura du sport... sur les 13 milliards de frais récoltés par France Telecom auprès des gogos qui ont acheté du Wanadoo, il ne reste plus que 9,5 milliards de valeur boursière actuellement.
Bon le tabac? Oui, dans Bolloré.
Bonne surprise pour le groupe Bolloré, qui triple son résultat dans l’activité transport, affiche un gain de 19% pour le (déjà très rentable) tabac... et fait de belles plus-values de surcroît... d’où une envolée des profits.
Les dollars «priceless».
L’action du site internet américain Priceline.com n’en finit pas de tomber. Introduite en bourse en avril 1999, l’entreprise avait valu peu après 17 milliards de dollars à son plus haut niveau... elle ne vaut plus que quelques centaines de millions de dollars... le cours a été divisé par vingt en un an et cinq mois. A combien le cours de Liberty surf en septembre 2001? Certains voient un parcours similaire... 3 à 4 euros au plus.
Wall-street : rien ne va plus.
La Bourse américaine commence à s’affoler devant la multiplication des faillites et surtout des révisions déchirantes sur les perspectives de profits des entreprises. D’un jeudi sur l’autre, Apple Computer est tombé de 52,3 dollars à 22 dollars, soit près de 60% de recul... pour une révision de 25 à 30% de ses perspectives de gains sur un trimestre. Le scénario de 1987 est dans toutes les mémoires, avec un effondrement du marché de 30% en quelques jours, après des «fausses alertes» au printemps... cela ramènerait le Nasdaq à 2400 points, son niveau d’il y a deux ans.
Restaurateurs en grogne.
Il n’y a pas de baisse de pression dans le métier de la restauration pour obtenir l’abaissement du taux de TVA de 19,6% à 5,5%. Chaque semaine, une ou deux manifestations sont organisées dans les préfectures, comme mercredi dernier à Chartres, avec plus de deux cent toques blanches battant les casseroles sous les fenêtres du Préfet, avec le soutien du RCF, qui a inscrit la baisse du taux de TVA de 19,6% à 5,5% sur toutes les «industries de main d’oeuvre» (coiffeurs, restaurants, réparation automobile...) dans ses priorités. Une telle mesure créerait des emplois et ferait disparaître en grande partie l’intérêt du «travail au noir».
L’offensive contre FT.
L’autorité de régulation des télécommunications se fâche contre France Telecom (FT) qui a voulu imposer discrètement le lancement de forfaits abonnement, communications sans autorisation avant que la concurrence ne s’y mette. Alors que Télé 2 abaisse encore ses tarifs à 22 centimes la minute TTC, FT doit faire face à un rythme accéléré de passage des clients à la concurrence, plus d’un demi-million rien que pour le mois de septembre. La part de marché «longue distance» des opérateurs concurrents de FT pourrait dépasser les 40% du trafic en décembre.
Le coût de Canal+.
Les hausses successives du tarif d’abonnement à Canal + (porté à 184 francs par mois) et (vraisemblablement) le succès des abonnements au cinéma (lancés par UGC, filiale de Vivendi comme Canal +... l’arroseur arrosé) font que la télévision à péage voit son taux de résiliation d’abonnement augmenter fortement. Il n’était que de 7% environ l’an dernier, il serait passé à 11-12% en septembre dernier, ce qui inquiète... il y a 400 à 500 millions de francs de recette en moins à la clé.Canal + veut à tout prix essayer de renverser la vapeur et ne pas compter moins d’abonnés au 31 décembre 2000 que l’an dernier à la même époque, ce qui aurait un effet d’annonce désastreux. Le groupe lance une grosse campagne de recrutement d’abonnés en offrant l’abonnement gratuit jusqu’au 31 décembre 2000. Pour les désabonnés de Canal+ (déjà près de 300 000 depuis le début de l’année), Canal propose une réduction tarifaire à 100F/mois pour un an au lieu de 184F (test en cours) et pourrait proposer dans les grandes villes un couplage entre l’abonnement Canal+ et la carte UGC Illimité pour 195 francs par mois. A suivre.
Le pari de Saint-Geours.
Le patron de la filiale Peugeot Automobiles chez PSA estime qu’une partie de plus en plus importante de la population française va migrer dans les prochaines années vers l’utilisation «à la carte» des voitures plus que vers la propriété. «Du coup, tout le monde va vouloir en même temps des cabriolets et des monospaces, d’où le lancement de nos coupés-cabriolets et des breaks différents, qui conviendront tant à la clientèle de l’hiver qu’à celle de l’été». Les loueurs seront obligés d’augmenter leurs flottes de Peugeot 206, 307 et 407, trois modèles qui auront les deux déclinaisons, coupé-cabriolet et break «monospace».
Le succès de Bloomberg-TV.
Les boursicoteurs sont de plus en plus nombreux à regarder la seule chaîne 100% boursière du câble et du satellite, Bloomberg-télévision. Elle reçoit l’intérêt de 356 000 spectateurs chaque semaine, ce qui fait des envieux, avec LCFI, filiale de LCI-TF1 et La Tribune TV, de LVMH, sans compter le projet d’Arnaud Lagardère pour Canal Satellite. L’argent de la publicité commence à se faire moins chiche pour financer les dites chaînes.
Bouygues fait la manche.
Comment financer une grosse campagne publicitaire lorsque l’on a peu d’argent? Bouygues lance une campagne pour faire savoir que Bouygues Telecom couvre plus de 98% de la population française. Elle est co-signée par Nortel Networks... les lectrices de Voici (qui publie l’annonce en page 2) seront heureuses de commander un réseau téléphonique à Nortel... qui est obligé de payer pour espérer vendre les équipements du futur réseau UMTS.
Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente
WANADOO.FR. SRD. - TOTAL-FINA-ELF. SRD.
(Par Nicolas MIGUET)
