La lettre La Bourse
Investir en bourse

INFO Et si vous consultiez la lettre La Bourse directement sur votre smartphone/tablette ?
L’application vous donne accès aux dernières éditions dans un format confortable, réservé aux abonnés.
Disponible sur 📱 App Store et ▶ Google Play pour une lecture simple, où que vous soyez.

Édition  690  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Une pomme vous manque et tout le Nasdaq s’effondre de nouveau.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

Crédit Foncier : résultat décevant.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • Il y a une justice...

    Aux Pays-Bas où la Cour Suprême d’Amsterdam vient d’annuler la décision de la cour commerciale qui avait confirmé la légalité d’une augmentation de capital scabreuse de Gucci, en faveur de François Pinault et en défaveur de LVMH .


    ... et il n’y a pas de justice.

    Du moins pas encore, en France, avec la sombre histoire Liberty Surf, nom d’un fournisseur d’accès à internet introduit en Bourse en fanfare en mars, poussé vers le haut par Investir, filiale à 100% de LVMH, du groupe de Bernard Arnault, qui détient 38% de Liberty-Surf via Europ@web. Sur le conseil (intéressé pour l’actionnaire du journal) d’Investir, des dizaines de milliers de petits porteurs ont acheté des titres Liberty Surf à 70 euros et plus... qui ne valent plus que 20-22 euros. Voler 200 000 francs conduit en prison, voler 15 à 20 milliards conduit où?


    Moulinex sauvé .

    Fusionnant avec Brandt, le groupe Moulinex va peser d’un poids plus considérable auprès de la grande distribution. Les actionnaires de Moulinex disposeront de 32% du nouvel ensemble, ce qui était inespéré il y a quelques mois. Si l’Etat n’avait pas obligé Pierre Blayau, PDG de Moulinex, à réduire son plan de reconfiguration du groupe il y a quelques années, Moulinex n’aurait jamais eu autant de difficultés avec la défaillance russe.Avec la fusion entre Moulinex et Brandt se pose le problème de la localisation de la future usine de fours «vapeur» du groupe. Il semble que la Normandie tienne la corde, ce qui fera 500 emplois créés, après (déjà) réduction de 1700 à 1200 des suppressions de poste chez Moulinex. La raison? En Vendée, là où se trouve l’usine de Brandt, il n’y a plus de chômage... impossible de recruter 500 personnes !


    Le «mystère» Bic.

    Bruno Bich a annoncé qu’il portait de 2,05-2,15 euros à 2,25-2,35 euros sa prévision de résultat net par action pour 2000 (1,87 euro l’an dernier). Visiblement, cela n’a pas plu aux «analystes», avec une plongée de 12,3% du cours de Bourse mercredi, suivie de -5% jeudi. Le groupe Français a le tort d’investir. Les frais de lancement du nouveau rasoir Softwin, ont pesé sur le premier semestre, mais apporteront leurs fruits dès la fin de l’année 2000 et en 2001. C’est un avertissement très clair aux dirigeants : la prime est donnée à ceux qui ne prennent aucun risque . Avec une marge bénéficiaire de 23% du chiffre d’affaires pour sa division briquets, Bic réalise l’exploit d’y gagner plus d’argent que pour les briquets de luxe de Dupont... comment transformer le plastique en or? Bic, ou la pierre philosophale...


    Delphi chasse en Europe.

    «C’est un bon moment pour investir en Europe». Le PDG du groupe américain (ex-GM) Delphi est très clair. Delphi vise très clairement Faurecia ou Valéo en France.


    Chrysler dans le rouge.

    Les comptes de Chrysler ont plongé dans de lourdes pertes (3,93 milliards de francs) au troisième trimestre de 2000. La guerre des prix a repris aux Etats-Unis et Chrysler vend moins de 4x4 en raison de la percée très forte du XTerra de Nissan.


    Concurrence pour Smart.

    Alors que MCC (Smart) montera en gamme, plusieurs petites voitures vont arriver en 2003, 2004 et 2005 pour la concurrencer dans les villes. Pininfarina loge 4 personnes dans 2,6 mètres avec deux petits moteurs, l’un à essence de 500cc et l’autre électrique, Fiat veut sortir son projet Ecobasic, Matra sera présent avec sa moto à quatre roues et Peugeot songe à une vraie mini-107, plus la C1 de Citroën.Le troisième constructeur Français, filiale de Daimler-Chrysler, MCC (Smart) va dépasser les 120 000 ventes cette année, une percée remarquée qui apporte plein de devises à la France puisque 91% des voitures produites sont exportées. Les ventes actuelles et le projet de lancement d’un roadster dans deux ans permettent d’embaucher directement 300 personnes en plus de 1800 qui travaillent déjà à Hambach (Moselle). Quelques centaines d’emplois de plus seront créés par les sous-traitants.


    Inflation sur le fret.

    Depuis le début de l’année, avec l’affaire de l’Erika, les compagnies pétrolières ont été très sévères dans leurs normes d’affrètement. Du coup, les taux de fret ont quasiment doublé en neuf mois, par le double effet de la fin de la concurrence des bateaux anciens et mal entretenus et par l’augmentation des coûts du gazole marine .


    Une Renault très économique.

    Pour 2002, Renault va innover avec un moteur 3 cylindres turbo-diesel dCi de 1,1 litre et 55 cv destiné à la Twingo et à la remplaçante des Clio et Nissan Micra. Ce moteur devrait permettre d’afficher des consommations de l’ordre de 3 litres de gazole aux 100 km, un record d’économie pour des voitures vendues autour de 60 000 francs au maximum.Louis Schweitzer vient, discrètement, de valider le projet de voiture «profil bas» destinée aux pays disposant d’infrastructures modestes, tels que l’Inde, l’Europe centrale, la Chine et même le Brésil. Développé par Dacia, la future voiture pourra être fabriquée au Brésil, au Mexique, en Chine et même en Inde. Elle est basée sur l’ancienne R19. Elle sera plus rustique, avec un coffre, et aura la dimension extérieure d’une R12-R18, avec une meilleure habitabilité... pour un prix de 36 à 38 000 francs hors taxes. VW réfléchit à une voiture similaire.Renault serre toujours les boulons. Après 1997 (3800 franc s par voiture pour un objectif de 3 000) et le plan triennal 1998/2000 (21 à 23 milliards d’économies sur les coûts contre 20 milliards visés, soit 8 900 francs d’économies sur le coût de fabrication de chaque véhicule), Louis Schweitzer lance un troisième plan. Entre 2001 et 2003, il vise à réduire de 8 000 francs, ce qui portera à 21 000 francs en sept ans, le prix de revient de chaque voiture. La moitié viendra des fournisseurs (séries plus longues...), 15% des synergies avec Nissan, 21% d’une réduction des frais commerciaux et 11% des coûts industriels. Les deux-tiers au moins seront «restitués» aux clients sous forme de réduction de prix ou d’amélioration des produits.


    L’essence chère fait faire des choix.

    Le fabricant d’ordinateurs Apple Computers a connu un mois de septembre très médiocre, inférieur aux attentes. La hausse du prix du carburant a dissuadé nombre de familles américaines et autres de changer leur ordinateur ou de s’équiper d’un matériel neuf. Du coup, l’action Apple a chuté de 51,7%, tombant peu ou prou à son niveau d’avant redressement, en août 1998 et entraînant les autres titres du même secteur.


    Airbus engrange sur l’A3XX.

    Les commandes d’A3XX se précipitent. Avec 10 avions ferme et 15 options de Singapore Airlines, la filiale d’EADS est à 32 commandes ferme. Delta Airlines pourrait suivre son partenaire Air France et commander 10 avions très bientôt. Airbus pourrait démarrer le programme avec plus de 70 commandes.


    Pour 385 427 chambres.

    Accor avance très vite. A la fin du mois d’août, le groupe Français disposait de 3 454 hôtels avec 385 427 chambres... de quoi ne pas s’endormir sur des lauriers conquis au fil des années. En six mois, le groupe a presque gagné 2,14 milliards de francs et a pu réduire de 77% à 73,5% son ratio dettes/fonds propres. Accor dépassera les 4,7 milliards de francs de résultat opérationnel en 2000... de quoi regarder quelques dossiers.


    Le prix du succès.

    Le coupé-convertible Peugeot 206 ne sera finalement pas vendu à moins de 100 000 francs comme prévu initialement. Doté d’un moteur de 110 cv en version de base, contre 90 cv de prévus, il sera vendu à 108 000 francs. La décision a été prise par Jean-Martin Foltz, qui estime qu’il faut profiter de l’engouement (30 000 pré-commandes du réseau) pour faire des marges en plus de l’image. Peugeot va vendre 770 000 «206» cette année, moitié plus qu’en 1999. Peugeot passe à 3400 «206»/jour en octobre. Jean-Martin Foltz confesse en privé sa surprise devant les articles qui disent que Peugeot-Citroën est un nain à marier. «Ils oublient que la 206 se vendra à 770 000 exemplaires en 2000 et peut atteindre les 900 000 en 2001, avec nos nouvelles versions, ce qui placera notre modèle au premier rang mondial des voitures les plus vendues, devant la Golf, la Chrysler Voyager, le Modèle F de Ford, les gammes Megane de Renault ou l’Opel Astra de GM».Il faut bien vendre les 306 encore en production, du coup, Peugeot a décidé de ne pas présenter la 307 au Mondial de l’Automobile, comme prévu. Elle ne sera présentée qu’en fin du mois de janvier 2001 pour arriver dans les concessions en mars 2001, au moment du Salon de Genêve. La 307 inaugurera le nouveau moteur diesel Hdi de 1,4 litre (75 cv) conçu avec Ford et qui sera mis sur la 206 en juillet 2001. Dès le début de 2001, Peugeot va élargir vers le bas sa gamme de 607 avec un petit Hdi 2l de 110 cv, avant le V6 Hdi 2,7l de 170 cv pour la fin de l’année.


    De l’argent pour Pernod-Ricard.

    Le refus de Bercy d’agréer la cession d’Orangina à Coca-Cola n’a pas fait reculer la valeur de l’affaire. Selon nos informations, Pernod-Ricard négocie avec Cadbury-Schweppes (qui détient aussi Oasis en France, repris il y a longtemps à Perrier) se fait sur la base de 5,5 milliards de francs pour l’ensemble Orangina-Pampryl-Champomy et Banga. Une telle montagne d’argent frais permettrait à Pernod-Ricard de se renforcer en achetant tout ou partie des spiritueux de Seagram.


    Krach : le retour.

    La reprise des cours des affaires liées à la «nouvelle économie» et aux technologies aura été de très courte durée. Le marché américain spécialisé dans les affaires récentes, le Nasdaq, est tombé de 4250 à 3550 points en deux semaines... il pourrait tomber rapidement sous les 3000 points, ce qui serait sous son plus bas niveau de mars-avril dernier. En France, des titres comme Liberty-surf ont plongé de 32 à à peine plus de 20 euros en quelques jours, après avoir été poussés à plus de 70 euros fin mars.


    Péchiney sous pression.

    Le fonds de pension américain Templeton est le principal actionnaire du groupe aluminier Péchiney. Il gronde. Cinq ans après sa privatisation, le cours de Péchiney n’a pas doublé alors que le CAC40 a fait trois fois mieux... Une OPA n’est plus à exclure, d’autant plus que les résultats sont bons, mais la stratégie n’est plus à la hauteur. C’est le Président, Jean-Pierre Rodier, qui est remis en question.


    Le défi donné à Brit air.

    En rachetant Brit air, Air France a trouvé une «perle» qui va devenir au fil des années qui viennent sa réponse à l’offensive de la SNCF sur ses lignes régionales (via le TGV Paris-Marseille ou Paris-Strasbourg). Brit air, 2,2 millions de passagers en 1999, va devenir l’apporteur de clients à Air France sur ses «bases» de Nice, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Nantes, Orly et Roissy en reliant avec de petits appareils toutes les villes moyennes et les nouveaux centres économiques entre eux, et au monde entier via les correspondances. Brit air doit passer à 4,5-5 millions de passagers en 2005.


    Bull c’est fini.

    Le patron de Bull (à la ville époux de la sémillante députée de Paris Françoise de Panafieu) est en train de préparer le démantèlement de son groupe, faute de l’avoir redressé. Selon nos informations, Bull, qui a englouti plus de 30 milliards de francs de fonds publics, sera séparée en trois. Le bradage de ses 30% dans Ingenico en fin d’année dernière a fait passer le groupe à coté d’une plus-value de près de 3,7 milliards de francs. Bingo !


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

TF1. SRD.  - AGF. SRD. - MANITOU. Second Marché.

(Par Nicolas MIGUET)