La lettre La Bourse
Investir en bourse
INFO
Et si vous consultiez la lettre La Bourse directement sur votre smartphone/tablette ?
L’application vous donne accès aux dernières éditions dans un format confortable, réservé aux abonnés.
Disponible sur
📱 App Store
et
▶ Google Play
pour une lecture simple, où que vous soyez.
SOMMAIRE
Rubrique : À mon avis
Télécoms en France : le scénario catastrophe se confirme.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : La valeur de la semaine
Lagardère : la chance, cela aide.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : Nos petites nouvelles importantes
- Plus value rapide.
Le groupe Bolloré a revendu (à 48,60 euros) ses 5,02% détenus dans Seita... à Seita. Le prix encaissé, supérieur à 800 millions de francs, aura finalement permis de réaliser une plus-value de 16% sur les derniers titres achetés, très largement supérieure sur ceux pris lors de la privatisation de Seita. La durée de conservation des 3% achetés récemment aura été de huit mois à peine, ce qui montre la qualité de la gestion de la trésorerie : 16% en huit mois, qui dit mieux? Bolloré a, de surcroît, eu ce qu’il voulait, à savoir : les mains libres sur Coralma, sa filiale africaine, à un prix très réduit, lui.Vincent Bolloré n’en finit pas de «faire du cash». Après la vente du papier à cigarette, celle de ses parts dans Seita et compte tenu du rachat de 40% de Coralma (tabacs en Afrique), le groupe avait arrondi sa «cagnotte» de 1,3 milliards de francs en net. Bolloré Investissement vient de lever pour 1,2 milliards de francs de fonds propres via l’émission de Titres Subordonnés à Durée Indéterminée (sorte de dette perpétuelle, assimilée à des fonds propres), via une filiale où il est majoritaire et la Société Générale minoritaire... un indice que la Société Générale pourrait basculer vers Bolloré en cas de raid du financier sur Pernod-Ricard. La Soc. Gén. pourrait racheter les 32% détenus dans Rue Impériale à un prix de l’ordre de 2600 à 2800 euros.
Le gouffre du GSM.
France Telecom n’en finit pas d’investir dans le téléphone mobile. Alors que la nouvelle génération d’UMTS se prépare, qui rendra obsolète le GSM, Itinéris va encore investir un peu plus de 5 milliards de francs en l’an 2000 dans l’installation de 2400 relais supplémentaires, pour assurer le service sur les lignes de TGV et surtout remplacer le matériel obsolète avant d’avoir été amorti.Avec la trève qui a stoppé (provisoirement?) la guerre entre les trois opérateurs, les parts de marché des opérateurs de mobiles n’en bougent pas moins. Itinéris (France Telecom), avec 11,7 millions d’abonnés au début de l’été, ne détient plus que 46,8% du marché total et pourrait tomber sous les 45% avant la fin de l’année (80% il y a trois ans), SFR compte 8,6 millions de clients (36,4% du marché) et Bouygues grignotte ses concurrents, avec 16,7% du marché et 4 millions d’abonnés.
Le CSA gratte Messier.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel est très en colère devant le projet de fusion Vivendi-Seagram-Canal+, qui ne permettra pas de respecter la règle française limitant à 20% du capital la part détenue par les actionnaires ne faisant pas partie de l’union européenne. «Ils me grattent, ils ont trouvé là où cela faisait mal, mais ils n’oseront pas retirer l’autorisation d’émettre» fanfarone Jean-Marie Messier en privé. Délit de lèse-Bourges!
La ministre millionnaire.
Catherine Tasca est dans ses petits souliers sur l’affaire Canal+. En tant que présidente de Canal Horizon, de 1993 jusqu’en 1997, elle a reçu plusieurs milliers d’options sur le capital de Canal+. Bizarrement, elle a vendu ses parts lorsqu’elle est devenue ministre... au plus haut historique, entre 300 et 360 euros pour chaque action qui ne vaut plus que 170 euros aujourd’hui. Tasca a réalisé un gain total proche de 10 millions de francs... milliardaire en centimes, mais aussi millionnaire en euros!
Piratage accéléré.
Les ventes de disques reculent en France. Après un recul de 2,5% en 1999, en prix (-4,9% en volume), la baisse est de -3 à -4% au premier semestre. La raison vient de la multiplication des graveurs de CD qui permettent une contrefaçon facile. Ce phénomène, mondial, gênera de plus en plus les éditeurs de musique. C’est le moment qu’a choisi Vivendi pourtant pour racheter Universal, déjà dans le rouge.
Cagnotte-bis.
Les experts du ministère de l’économie estiment que la hausse des recettes fiscales sera très largement supérieure à la nouvelle cagnotte annoncée par Fabius (30 milliards de francs) mais ne veulent rien dire tant que l’année n’est pas terminée. Des 185 milliards annoncés, le déficit sera ramené à 140-145 milliards sans magouilles de dernière minute.
Un succès pour Nissan.
Nissan a longtemps eu du mal en Europe, face à Toyota, qui offre des gammes perçues comme plus modernes et «sexy». La nouvelle Almera, complémentée par le petit monospace Tino, est en train de renverser la vapeur, avec un doublement des ventes sur le segment sur le vieux continent. C’est le dernier «Nissan» non conçu en partenariat avec Renault. Aux Etats-Unis, la Xterra se vend toujours aussi bien, mais c’est un 4x4. Au Japon, c’est la nouvelle grosse Maxima qui mange la concurrence. Nissan va céder ses 33,3% dans Calsonic Kanseï à l’américain Delphi, qui se renforce dans les radiateurs et le conditionnement d’air. La filiale de Renault vient tout juste de vendre à Johnson et Johnson ses 37,8% dans Ikeda Bussan Co, qui fabrique des sièges automobiles.
Scandale à la COB (bis).
Lors de ses perquisitions à la COB sur l’affaire des délits d’initiés, la juge Salmeron est tombée sur des documents fracassants : huit grandes banques françaises ont fait des transactions fictives sur le Matif afin de relancer un marché en perdition... mais la COB n’avait pas poursuivi.
Messier débauche chez les juges.
La crainte de la justice fait que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à recruter des juges ou des policiers spécialistes des affaires financières pour animer leur comité déontologie (sic) ou encore leur service juridique. Vivendi Environnement vient de recruter le premier président de la Cours d’appel d’Orléans.
Parkings à vendre.
La fusion entre GTM et Vinci (c’est cette dernière qui rachète GTM) crée le premier groupe mondial de BTP, avec 111 milliards de francs de chiffre d’affaires. Les autorités de la concurrence vont obliger le nouvel ensemble à vendre une partie de ses parkings de centre-ville, où il serait trop dominant. Cela aidera Vinci à payer la facture des titres GTM.
Messier la poisse.
Les échecs se multiplient pour Jean-Marie Messier, qui a été une nouvelle fois obligé de différer au 20 juillet et d’abaisser le prix demandé pour les actions de Vivendi Environnement. Le titre Vivendi ne cesse de glisser en Bourse, il est tombé de 115 à 85-86 euros depuis l’annonce de la fusion avec Seagram. Les c... se rebiffent contre Messier le «beau-parleur».
Air-France : toujours plus haut.
Confirmant les révélations de La Bourse de mardi dernier, le groupe Air-France vient d’annoncer que son trafic avait augmenté de 10,9% au premier trimestre de son exercice 2000/1, avec un coefficient d’occupation record de 79,4% (un gain de 3,7 points), ce qui augure bien d’un superbe résultat. La recette unitaire est en forte hausse. Pour le fret, le gain de trafic est de 8%.
Bonne affaire.
François Pinault a eu le nez creux en rachetant Surcouf. Le distributeur informatique a gagné 11,7 millions de francs pour l’exercice cloturé au 31 mars 2000, soit 65% de mieux que l’année précédente.
Kalisto laché par ses banquiers.
La vedette française des jeux électroniques a été lachée par ses banquiers, qui l’ont obligé à renoncer à une augmentation de capital de 400 à 600 millions e francs. Du coup, le groupe est fragilisé et le titre a plongé de presque 10% en une séance en Bourse.
Contrer Toyota.
Avec l’implantation d’une usine à Valenciennes qui produira des Yaris en France en 2001, Toyota «met le paquet» sur le marché français. L’an dernier, le japonais a dépensé 7704 francs de publicité par voiture vendue, ce qui a eu pour effet une hausse de 50,6% des ventes au premier semestre 2000 en France (contre +17,4% pour le marché). Avec 22 846 «immats» en six mois contre 14 998 (+26%) pour Nissan, Toyota mise sur une image «française». Renault compte redynamiser le réseau comme la gamme de Nissan (Almera, Tino...) pour ne pas laisser Toyota devenir «la quatrième marque française». Il n’est pas exclu que la future Micra soit montée aussi dans les usines Renault en France.
Moins de pub, plus de ventes.
Peugeot a réduit de 6% ses dépenses publicitaires l’an dernier... et augmenté de 20% ses ventes. Citroën a investi 4% de moins dans la réclame (2 426 francs par voiture vendue contre 1897 francs pour une Peugeot) et hissé ses immatriculations de 5% en 1999. C’est Renault qui est le plus efficace avec 1845 francs de dépense publicitaire par véhicule vendu en France.
La cerise sur la gamme.
Peugeot n’a pas besoin de publicité pour vendre ses 206... et esssaye surtout de produire suffisament pour faire face à une demande sans précédent. Le lion a produit 1 million de 206 en vingt mois, contre 29 mois pour atteindre ce chiffre pour la mythique 205. L’arrivée du coupé/cabriolet en concessions en octobre va créer une nouvelle couche de «fans», avec une production de 200/jour dès septembre, chiffre qui pourra être porté à 400 unités/jour en cas de succès. Peugeot se met en conditions pour fabriquer entre 850 et 900 000 «206» en 2001 et 1 million en 2002, avec l’usine iranienne.
Matra prend son temps.
Les superbes ventes de l’Espace ( 3335 immatricu-lations en France en juin, +187% sur juin 1999) font que Matra Automobiles a décidé de prendre son temps pour peaufiner son coupé Avantime. La version V6 (260 000 francs environ) sera vendue dès le mois de février 2001, des versions 2l turbo et 2,2l dCi compléteront cette gamme de coupés en juillet 2001.
Suez-Lyonnaise et le BTP.
L’apport par Suez-Lyonnaise de sa participation dans GTM à Vinci donnera au groupe français une part de 24% dans le nouveau numéro 1 mondial. Le groupe ne veut pas céder cette participation. Il profite de la restructuration pour former le premier groupe mondial de services énergétiques, avec 52,5 milliards de francs de chiffre d’affaires.
Ennuis chez Gallimard.
La BNP en a assez de rester «coïncée» avec 12,5% de l’éditeur Gallimard. Le PDG, Antoine Gallimard, pensait trouver une solution en transférant cette participation sur une filiale nouvelle, issue de la fusion avec Bibliopolis, afin de prendre le virage de l’édition électronique et de faire coter le nouvel ensemble. Le système a capoté... un gros gachis pour Gallimard qui a déjà duy mal à faire prospérer son alliance avec Bayard Presse dans le «livre jeune».
Les hôtels de Disneyland-Paris.
Avec un taux d’occupation qui va frôler les 85% en 2000, contre 82,6% en 1999 et 80,9% en 1998, Disneyland Paris s’offre un «record du monde» dans l’hôtellerie haut de gamme. EuroDisney va dépasser les 1,5 millions de nuitées en 1999/2000 pour l’exercice se terminant au 30 septembre.
Super minitel.
L’échec commercial de son téléphone-internet ne décourrage pas Alcatel. Associé à Thomson-Multimédia, il compte commercialiser deux nouveaux terminaux «tout en un» les WebTouch Plus et WebTouch Easy, avec une navigation ultra-simple. L’objectif est de commercialiser ce dernier autour de 790 francs TTC, grâce à des partenariats.
Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente
SIMCO. Règlement mensuel. - LEGRAND. Règlement mensuel.
(Par Nicolas MIGUET)