La lettre La Bourse
Investir en bourse

INFO Et si vous consultiez la lettre La Bourse directement sur votre smartphone/tablette ?
L’application vous donne accès aux dernières éditions dans un format confortable, réservé aux abonnés.
Disponible sur 📱 App Store et ▶ Google Play pour une lecture simple, où que vous soyez.

Édition  676  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Comment vendre la «nouvelle économie»? Mettez-y les plus vieux métiers du monde!

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

Bolloré investissement: plus simple.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • La bombinette Peugeot.

    Déjà plus de 6 000 pré-commandes pour le coupé-cabriolet 206 Peugeot, qui ne sortira officiellement qu’au Salon de l’Auto le 30 septembre prochain et qui sera vendue moins de 100 000 francs pour sa version 1,6 litre, 8 soupapes de 90cv. Peugeot va lancer dans la foulée une «super 206» sportive avec un moteur de 170 cv... une vraie bombe roulante qui va éclipser les Gti. Peugeot espère vendre 50 000 206 coupé-cabriolet par an mais dispose des capacités techniques pour en produire 100 à 150 000 par an si le succès l’exige.


    Le succès de l’Espace.

    Alors que le nouveau moteur gazole dCi 2,2 l (115 et 130 cv) ne sera disponible qu’en septembre, Matra vend très bien ses Espace. Mi-juin, l’Espace a même représenté 3,1% du marché total en France, avec juste une voiture vendue de moins sur la semaine que la petite Twingo. Beaucoup d’acheteurs de Scénic passent à l’Espace ultérieurement, quand les enfants grandissent.


    Le vrai classement.

    Depuis le début de l’année 2000, les voitures françaises font un malheur en Europe. VW est tombé à 10,8% du marché sur cinq mois, contre 10,7% à Renault, qui monte à 11,6% contre 10,8% si l’on tient compte des Véhicules Utilitaires légers! Peugeot est 6e avec 7,7% du marché, mais devance Fiat avec les VU. Citroën est, avec 5,1% (5,6% VU compris), loin devant Mercédès et ses 4,4%... pourtant, Mercédès brade ses Classe A auprès des loueurs.


    Auchan : méga-profits.

    Le groupe Auchan n’est pas coté... il donne peu de chiffres sur son activité. En 1999, sur 144,5 milliards de francs de chiffre d’affaires, le groupe nordiste a dégagé un profit de 2,087 milliards de francs nets, après 564 millions en 1998 et 794 millions en 1999. La fusion avec Docks de France et la pression sur les fournisseurs portent leurs fruits. Le groupe est peu endetté : 11 milliards de francs en net.


    La mise britannique d’Ikea.

    Le retrait de C&A ne change pas l’objectif du suédois Ikea : ouvrir une vingtaine de nouveaux magasins dans les dix prochaines années, baisser ses prix de 20% et doubler ses ventes. Aujourd’hui, le succès est tel que, le week-end, il faut faire la queue pour entrer sur les parkings des magasins puis dans les magasins Ikea.


    Florence nage dans l’argent.

    La (très mignonne) secrétaire d’Etat au budget, Florence Parly, ne sait plus où elle en est dans ses prévisions de recettes fiscales pour 2000. Le gouvernement admet officiellement 51 milliards de francs de «surplus» sur ce qui fut budgetté... mais la réalité est bien meilleure... les fausses baisses d’impôt rapportent plus que ce qu’elles ne coûtent et l’immobilier devient une vraie manne (travaux...), ce qui va porter à 90-100 milliards la «cagnotte». Quid du budget 2001?


    Ricard joue au billard.

    Le groupe Pernod-Ricard n’a pas les moyens d’acheter le secteur spiritueux de Seagram, mais certains membres de la famille estiment qu’il faudra faire une offre «pour deux raisons : mieux connaître les atouts et les défauts de Seagram, faire monter les enchères pour Allied-Domecq, qui va crouler sous les dettes et la restructuration et qu’on aura davantage de chances de ramasser pour moins cher dans deux ou trois ans, lorsque nous serons à 40 milliards de chiffre d’affaires et qu’ils seront encore englués»... si Pernod-Ricard n’est pas croqué.


    Publicis vise plus haut.

    La frénésie d’achats de Publicis (dernièrement, Saatchi et Saatchi) ne va pas s’arrêter. L’agence de Maurice Lévy veut poursuivre son internationalisation à marches forcées. La France ne compte plus que pour 18% dans le chiffre d’affaires du groupe, contre 38% pour les Etats-Unis, qui doivent passer à terme au delà de 45%.


    Bouygues telecom glouton.

    La filiale de Bouygues va augmenter de 15 milliards de francs son capital, 7 milliards de francs seront versés immédiatement et 8 milliards à première demande du Conseil d’administration d’ici à 12 mois. Le groupe Decaux râle, avec un chèque de 1,72 milliard à faire, Bouygues va sortir 8,06 milliards des 9,8 milliards pris au marché à 745 euros en mars. Bouygues telecom a décidé de resserer sa politique commerciale pour arriver enfin à l’équilibre sur le GSM, avec près de 4 millions d’abonnés. Les campagnes de publicité seront allégées.


    Le succès de la presse libre.

    Le «bouche à oreilles» est la meilleure des publicité, c’est vérifié une fois de plus avec le succès de Bourseplus.com, nouvel hebdomadaire financier, qui va frôler une diffusion de 20 000 exemplaires pour son numéro 11, mois de trois mois après son lancement (sans campagne de publicité) mi-avril dernier. A terme, avec le développement des abonnement, le journal vise entre 35 et 40 000 ventes. C’est le seul hebdomadaire financier qui soit 100% indépendant, tant des grands groupes au plan de son capital que de la publicité.


    Nestlé lance Aquarel.

    Le groupe Nestlé vient de décider le lancement d’une eau de source, Aquarel, avec sa marque «Nestlé» bien visible en bas de l’étiquette. A terme, le leader mondial des eaux minérales (Perrier, Vittel, San Pellegrino...) veut rationaliser son portefeuille de 69 marques dans le secteur et communiquer sur une marque unique dans le bas de gamme, afin de vendre 1,5 milliard de bouteilles en 2010 avec une bonne dizaine de lieux d’embouteillage en Europe. En France, Aquarel vise surtout Cristalli-ne, qui a su imposer une marque nationale à partir de sources locales... économisant sur les frais de transport.


    Bic pivote.

    Le bon vieux rasoir Bic avait pris un peu de retard face à la concurrence des rasoirs Gillette à trois lame et tête pivotante. Lancé en 1975, le rasoir jetable une pièce se vend tout de même à un rythme de 9 millions par jour dans le monde! Le français réplique avec son Softwin, un rasoir jetable à tête pivotante, deux lames et double bande lubrifiante, dont le manche est caoutchouté. A 27,90 F les dix, contre 19 F pour les bi-lames et 9,50 F pour le fameux Bic Orange à une lame, le groupe veut monter en gamme et gagner une partie des consommateurs qui veulent des produits plus sophistiqués.


    Le premier site marchand.

    Les nouvelles technologies profitent surtout aux grandes marques. La SNCF est devenu le premier site marchand en France. De 140 millions de francs de chiffre d’affaires internet en 1999, le groupe va passer à plus de 400 millions de francs cette année et vise les 3 milliards de francs dès 2003, non négligeable dans une entreprise qui fera 80 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2000.


    Le triomphe du rétro.

    Chrysler a lancé en avril aux Etats-Unis sa PT Cruiser, qui singe les vieilles voitures des années 40. Le succès dépasse les meilleurs espoirs du groupe. Les commandes actuelles ne seront livrées qu’en novembre 2000 et le rythme de production prévu dans l’usine mexicaine, soit 180 000 voitures/an, devrait être augmenté. Citroën va s’engouffrer dans la brèche avec sa C3 (nouvelle «deuche») en 2001 et sa C6 (haut de gamme) en 2006.


    Vivendi Environnement.

    La filiale de Vivendi qui sera introduite à la Bourse de Paris le 12 juillet prochain vers 40 euros est perclue de dettes : 111,5 milliards de francs. L’arrivée sur le marché devrait permettre de lever une trentaine de milliards de francs de capitaux propres et la conversion en titres Vivendi Environnement pour 6 à 7 milliards de francs d’obligations convertibles permettront de réduire ce chiffre à 75 milliards... mais les frais financiers colossaux limitent la rentabilité.


    Le Trésor entre deux feux.

    Le Trésor Public veut arrêter en fin d’année 2001 son activité bancaire, plus de 60 milliards de francs d’encours, qui sera cédée pour quelques milliards de francs à une banque française, par appel d’offre. Bizarrement, le trésor vient de renouveller jusqu’en 2005 sa convention avec la CNP pour distribuer des produits d’assurance dans ses guichets... pas logique.


    Le succès brésilien de Renault.

    Le pari de Renault, qui a inauguré son usine brésilienne au plus fort de la crise en 1998, est en train d’être gagné. Le marché automobile brésilien augmente de 24,5% depuis janvier (cinq premiers mois 2000) et Renault a plus que doublé ses ventes. Le français vendra plus de 70 000 voitures au Brésil en 2000 et peut espérer 120 à 160 000 assez vite.


    Sony gêne Infogrames.

    Le lancement programmé de la nouvelle console PlayStation 2 à la fin du mois d’octobre en Europe est un gros handicap pour les éditeurs de jeux vidéo, tels le leader français Infogrames. Les enfants diffèrent leurs achats et économisent pour s’offrir la PS2 à Noël. Pire, les piratages de jeux s’intensifient, les CD qui valent de 299 à 399 francs sont revendus 50 à 60 francs gravés à partir d’un graveur d’ordinateur... pour pouvoir se constituer la cagnotte nécessaire à l’achat de la fameuse PS2 de Sony.


    Sega fournisseur internet.

    Après le succès américain de la formule, Sony va proposer bientôt en Europe sa console Dreamcast gratuitement contre un abonnement de deux ans à internet (prix envisagé de 129 francs par mois en France). Cela risque de casser le fond de commerce des Liberty-surf et autre Wanadoo.


    Le flop de Vizzavi.

    Le lancement tonitruant du portail de Vivendi-Vodaphone, Vizzavi.fr est un flop. Même la publicité n’a pas été relue : «Vizzavi Actu (...) me permet (...) de recevoir des textos (sic) d’alerte». C’est Messier lui même qui devrait recevoir rapidement un «texto» d’alerte sur sa stratégie. Le nom est tellement imprononçable en radio qu’il n’y a pas un curieux sur cinq qui réussisse à bien se connecter... pour tomber sur un mauvais clone de wanadoo et autres aol.


    LVMH coincé dans Gucci.

    Le groupe de Bernard Arnault ne pourra pas sortir LVMH de Gucci autrement qu’en vendant ses titres sur le marché... et en faisant tomber le cours de bourse. PPR (Pinault) est désormais obligé de rester l’arme au pied avec ses 42% jusqu’en 2004, faute d’accord de la direction de Gucci pour une offre à 100dollars sur 100% du capital.


    Téléphones mobiles en retrait.

    voyaient les trois opérateurs, mais plus proche de 12 millions, soit légèrement en dessous du chiffre de 1999. Les clients boudent le WAP, commandé en masse par les opérateurs. Ils préfèrent attendre les nouvelles techniques ... et la concurrence d’un quatrième opérateur.


    Monaco sauvé par Jersey.

    Les îles anglo-normandes ne font pas partie du Royaume-Uni. Apanage de la reine au titre du duché de Normandie, elles bénéficient d’un système fiscal propre . C’est l’opposition du ministre britannique des finances qui refusait que Jersey soit sur la liste des pays du blanchiment d’argent sale qui a sauvé Monaco.


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

SEITA. Règlement mensuel. - USINOR. Règlement mensuel.

(Par Nicolas MIGUET)