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SOMMAIRE
Rubrique : À mon avis
Peut-on capitaliser durablement sur des plus-values par nature non récurrentes?
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : La valeur de la semaine
Nissan : la productivité maximisée.
(Par Nicolas MIGUET)
Rubrique : Nos petites nouvelles importantes
- Edf s’organise avec Vivendi.
Edf va apporter à Dalkia, filiale de Vivendi, ses activités dans le domaine concurrentiel de l’énergie, ce qui lui permettra de tourner la règle européenne, qui impose à Clemessy (3,3 milliards de francs de chiffre d’affaires, filiale à 45% d’Edf, aux cotés de la Cogema, 45% et de Siemens, 10%) de renoncer à ses clients consommant moins de 9 gigawatts-heures par an. Edf serait à égalité avec Vivendi dans un pôle de 30 milliards de francs de chiffre d’affaires. Suez-Lyonnaise négocie une fusion avec Veba, gros producteur allemand, pour former un géant européen avec sa filiale Tractebel.
Renault et la Corée.
Louis Schweitzer estime qu’en 2005, Samsung, sa nouvelle filiale coréenne, pourra produire 500 000 voitures par an, gagner de l’argent et exporter la moitié de sa production vers la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande. Dès 2002, Samsung sortira une petite voiture développée sur la même plate-forme que les Nissan-Renault Micra et Clio.
La folie boulimique de FT.
France Telecom use et abuse de sa position d’opérateur public qui lui permet d’emprunter sur les marchés avec le bénéfice de la signature de l’Etat, son actionnaire majoritaire. France Telecom veut s’offrir Equant pour 70 milliards de francs, afin de marier ses pertes à celles de Global One, ce qui constituerait un ensemble «pesant» 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires... et plusieurs centaines de millions de dollars de pertes... Vers le mur, en accélérant, c’est la devise de Michel Bon.
Roissy à 20mn de Paris!
En 2006, si le projet de la SNCF, Réseau Ferré de France et Aéroports de Paris abouti, une ligne express va mettre la Gare de l’Est à 20 minutes de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, ce qui pourrait aider fortement à désembouteiller l’autoroute A1. L’objectif est de séduire 6 millions de passagers par an, pour rentabiliser un investissement de 4 milliards de francs.
Immobilier : la fin de Pellerin.
L’homme de la Défense se croyait intouchable... sous Mitterrand. Ayant fait appel de sa condamnation pour construction sans permis sur la Côte d’Azur, Christian Pellerin vient de voir le sursis de sa première peine converti en un an de prison ferme. Les anciens amis de Pellerin lui porteront des oranges... En 1990, Business Bourse l’avait qualifié de «Donald Trump français»... bien vu!
Fabius perd 15 milliards.
Les entreprises vont enfin pouvoir récupérer la TVA sur leurs frais de représentation. Saisie par un tribunal administratif, la Cour de justice européene a estimé que la France devait se plier à la règle commune de l’Union. Les entreprises vont pouvoir récupérer 15 milliards de francs de TVA par an, plus le rappel (déclarations rectificatives) de trois années... voilà une utilisation très amusante de la «cagnotte»... le fisc en récupérera 36,6% à travers l’IS.
Airbus vise EasyJet.
Bradeur du ciel, la copagnie EasyJet possède 18 Boeing 737 et en a 32 en commande. Le groupe Airbus veut conquérir la clientèle de cette compagnie 100% internet, qui ne distribue pas de ticket à ses clients, mais des cartes d’embarquement plastifiées et recyclables... Airbus aurait proposé de reprendre les B737 pour lui vendre des A319-320-321.
La gloire de M. Leneuf.
Le procès des Leneuf contre 9 Telecom a finalement été profitable à la filiale française de Telecom Italia, qui vient de dépasser le million d’abonnés, suivant Télé2 (2 millions de clients) et le 7 de Cegetel (1,6 million). Selon les spécialistes du secteur, plus de 6 millions de français ont déjà souscrit à une offre concurrente, ce qui porte à plus de 30% la part de marché «longue distance»... France Telecom tombera sous les 60% avant la fin de 2000 et devrait se stabiliser sous les 40% en 2001, à condition de reculer ses prix de 20 à 25%.
Portable : fin de guerre.
Les opérateurs en téléphonie mobile n’en finissent pas de payer le prix de la guerre qu’ils se sont faite en novembre-décembre dernier, avec notamment la gratuité totale soir et week-end proposée par SFR. Concertation ou pas, il n’est pas question de recommencer pour les ventes d’avant-vacances. SFR se retrouve avec un réseau saturé entre 20h et 21h... sans un franc de recettes, avec 450 000 forfaits «vendus».
Hausse de l’essence.
Avec un pétrole revenu à 32 dollars le baril, le prix de l’essence sera au sommet lors des grandes migrations estivales... tout bon pour l’Etat qui encaisse encore plus de TVA. La solution? Acheter une voiture neuve à moteur diesel Hdi... qui abaisse de 2,5 à 3 litres la consommation pour 100 km... mais Peugeot est en rupture de stock.
Le pneu miracle.
La nouvelle tenue de route irréprochable de la Peugeot 607 doit beaucoup... au changement de pneumatiques. Les Michelin «vert», trop tendres, ont été remplacés par des Pirelli P6000, au grand dam de Michelin, actionnaire de Peugeot avec un peu plus de 7% du capital.
... en attendant le moteur idem.
Peugeot vend plus des deux tiers de ses 607 (déjà plus de 25 000 commandes!) en version diesel. Le solde se répartit quasi égalitairement entre le V6 de 210 cv et le moteur essence 2,2 litres 16 soupapes. Peugeot espère beaucoup du gros diesel qu’il commercialisera l’an prochain. V6, avec plus de 185 cv, il équipera aussi les Jaguar et les grosses Ford, qui va le construire à Daguenham.
Pernod vise le Chivas.
Dans le cadre du rachat de Seagram par Vivendi, une fusion, les activités spiritueux seront cédées. Jean-Marie Messier a eu de très longues conversations tant avec Patrick Ricard qu’avec Daniel Boutton, patron de la Société-Générale, banquier et actionnaire de Pernod Ricard. Il s’agirait d’aligner 45 milliards de francs de cash pour reprendre Martell, Chivas, la distribution de la vodka Absolut... en tout 33 milliards de francs de chiffre d’affaires, ce qui porterait à 60 milliards de francs l’activité du groupe français... mais le ferait plier sous le poids des frais financiers . Le pari, c’est de dégager 1,5 à 2 milliards de francs/an de marge en synergies, dur-dur !
J2M aime Johnny.
Chez Vivendi, on a été très surpris d’apprendre ce projet de fusion avec Seagram, qui allait certes créer un ensemble «TV-média-cinéma-musique» de plus de 70 milliards de francs de chiffre d’affaires, mais dont l’espérance de résultat à court terme consiste à compter les pertes (6 milliards de francs en 1999 pour l’ensemble). En interne, on s’est amusé à dire que si Jean-Marie Messier (alias J2M) achetait Seagram, c’est pour devenir le producteur de Johnny Halliday... Ah bon?
Usinor suit les français.
Au Brésil, Usinor veut doubler la mise. Un investissement de 400 millions de dollars va permettre de sortir dès 2003 plus de 800 000 tonnes de tôles galvanisées , avec possibilité de porter à 1,2 millions de tonnes la production. A Curitiba, cette usine est voisine du pôle Renault et fournira aussi Peugeot-Citroën, VW et Audi. Renault perce sur le marché brésilien : sa pénétration vient d’y dépasser les 5%, contre 2% il y a deux ans, Renault vise 10% assez vite, en 2003 ou 2004.
Le retour du textile.
DMC, et maintenant Deveaux... l’horizon s’éclaircit pour le secteur du textile. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 15,7% pour les quatre premiers mois de l’année, Deveaux retrouvera cette année ses chiffres records de 1998... avec un bénéfice net qui sera compris entre 85 et 90 millions de francs contre 50,3 millions en 1999, après 81,1 millions en 1998.
Allied-Domecq veut Seagram.
Donné pour être une cible de Pernod-Ricard, le groupe britannique Allied-Domecq a réuni un financement de 10 milliards de dollars (pas loin de 70 milliards de francs) pour présenter une offre sur les activités vins et spiritueux de Seagram... mais la famille Bronfman, fondatrice de Seagram, pourrait acheter à titre personnel cette activité qui a fait sa fortune... ce qui rendrait de nouveau Allied-Domecq fragile avec 8% du marché mondial seulement.
Lazard contraint à l’action.
Les groupes dormants se réveillent parfois avec des actionnaires tonitruants. C’est le cas chez Lazard, qui a vu Bolloré prendre 32% de Rue Impériale puis UBS Warburg s’offrir 7,1% d’Azeo. Ce dernier vise à terme Eurafrance et Immobilière Marseillaise, pour tenter de fusionner les trois entités et de séparer l’activité bancaire de l’activité investissement.
Bolloré commence à bouger.
Vincent Bolloré commence à changer de stratégie. Avancer masqué ne lui plait plus. Les entreprises issues de la galaxie Rivaud vont se rapprocher. Companie du Cambodge, Caoutchoucs de Padang et Mines de Kali Sainte-Thérèse vont fusionner avec la Société Financière des Terres Rouges. A l’automne, ce sera au tour de Financière de l’Artois et de Financière de Moncey de se rapprocher des Plantations des Terres-Rouges... qui fusionnera ensuite avec la Financière éponyme... a l’issu de ces grandes manoeuvres, Bolloré Investissement détiendra trois grands intérêts : Terres-Rouges, Saga et Bolloré Technologies... cette dernière ayant vocation à être absorbée par sa maison-mère.
Le pari des AGF.
Filiale du groupe allemand Allianz, les AGF veulent répondre à l’offre de produits d’assurances dans les réseaux bancaires... et lancent Banque AGF, qui vise à court terme 600 000 clients, sur 6 millions d’assurés. Le réseau des 3 000 agents généraux va pouvoir accrocher le pannonceau «banque», avec des tarifs très compétitifs... ce que les AGF n’auront pas de mal à faire, vu que les banques ont plus que doublé la facturation moyenne aux particuliers en trois ans, reste à solutionner le problème des retraits d’espèces dans des réseaux qui ne sont pas fait pour cela.
L’usine à gaz de Messier.
La fusion Canal+, Vivendi, Seagram crée des problèmes juridiques délicats. Le nouveau Vivendi-Universal va détenir 100% de «Vivendi Net», qui regroupera 52% de Cegetel et 50% du portail Vivazzi créé avec Vodaphone, 100% de Canal+, qui ne détiendra que 49% de Canal+ France, dont les autres 51% seront répartis entre les actuels minoritaires de Canal+, 100% d’Universal Music, 60% de Vivendi environnement et 100% d’Havas (L’Express, L’Expansion, La Vie Financière, Larousse, Plon...).
Multiplication des actions.
Sagem veut rendre son titre plus accessible : dès le 10 juillet, chaque actionnaire recevra un titre gratuit pour cinq ou fraction de cinq détenu, et le nombre des actions sera ensuite multiplié par trois par division du nominal. Théoriquement, cette opération complexe est destinée à rendre le titre plus liquide en divisant son cours par 3,6. Pourquoi faire simple lorsqu’on peut faire complexe?
Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente
REMY COINTREAU. R. mensuel. - VIVENDI et CANAL+. R.mensuel.
(Par Nicolas MIGUET)