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Édition  669  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Nouvelle économie :le dernier qui partira éteindra la lumière.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

BHV : les Galeries Lafayette se renforcent.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • Les vrais chiffres de la pub.
  • La réussite d’ING .

    L’offensive commerciale française de la banque ING commence fort : 25 millions d’encarts, spots TV... déjà plus de 25 000 demandes de documentation, près de 10 000 comptes ouverts (ING vise 40 000 comptes à fin 2000 et 3 milliards de francs d’épargne collectée). C’est plus rapide que pour le lancement de Banque Directe (Paribas).
  • Nissan : au tour des camions.

    Nissan diesel (22,5% Renault et 22,5% Nissan, détenue à 36,8% par Renault) va réduire de 20% ses coûts d’ici à 2003, avec un plan d’économies de 4 milliards de francs par an. Le recentrage sur les camions va permettre de ramener son endettement à un niveau très modeste avant cinq ans
  • Orangina retrouve le Maghreb.

    L’année 2000 sera celle du lancement d’Orangina au Maroc, avec l’aide de Castel, qui embouteillera les petites bouteilles rondes, nées à quelques kilomètres, à Oran. Fusionné avec Pampryl, Orangina est implanté dans 65 pays et ajoutera le Danemark à sa zone d’influence cette année. Pernod-Ricard vise un doublement des ventes en dix ans, Orangina écoule 10 milliards de bouteilles/an.
  • La Pologne plutôt que le Mexique.

    France telecom veut vendre ses 7% de temex, opérateur méxicain, pour prendre, à un prix quasi équivalent, 35% de TPSA, opérateur polonais (9 millions d’abonnés). Si FT rachète Orange, le financement se fera par augmentation de capital massive en Bourse.
  • Le dernier Séguéla.

    Le publicitaire préféré de François Mitterrand vient de sortir son dernier livre «le vertige des urnes» où il livre dix règles de base bien utiles à tous les futurs candidats. Avec l’âge, le bon sens revient, avec une grande dose d’humour, même si la modestie n’est pas (pas encore?) au rendez-vous (Flammarion).
  • Préférence nationale automobile.

    En avril, les constructeurs français ont vivement progressé, alors que les importateurs font du sur-place. L’attrait des nouveaux modèles (Scénic 2, 206, Picasso...) a fait gagner 5% du marché sur les quatre premiers mois de 2000 aux constructeurs français, qui exportent pourtant à tour de bras.
  • Zéro inflation.

    La hausse des prix se serait «accélérée» en Europe, passant de 1% à 1,5% en rythme annuel. En réalité, sauf en Irlande qui connait une surchauffe, il n’y a pas d’inflation en Europe, les (très petites) hausses enregistrées sont dûes au coût du dollar, de l’énergie et à la baisse de l’euro. Des secteurs entiers sont en déflation (téléphonie, automobile...).
  • Soutien de l’euro.

    Les banques centrales européennes disposent d’une marge de manoeuvre de 250 milliards de dollars dans leurs réserves, qu’elles peuvent vendre pour soutenir l’euro. Ce qui les arrête? Une vente massive de ces dollars entrainerait une gigantesque plus-value exteriorisée de 455 milliards de francs, ce qui apporterait 150 milliards (au taux moyen) d’impôts supplémentaires aux Etats, et 305 milliards de fonds propres en plus. Plus l’euro sera faible, plus le gain sera élevé.
  • Ford veut racheter son réseau.

    Ford France va acheter des participations de 33% dans plusieurs de ses concessions françaises et créer des succursales. Le groupe craint que la baisse de ses ventes ne conduise une partie de son réseau à passer à la concurrence.
  • Relance des biocarburants.

    La hausse du prix du pétrole permet de relancer la production d’Ethanol et d’ETBE, déjà passée de 58 000 tonnes en 1992 à 560 000 tonnes en 1999. L’objectif est de passer à 2 millions de tonnes, ce qui économiserait autant sur le pétrole et créerait des débouchés pour l’agriculture.
  • Marionnaud a le parfum.

    La distribution spécialisée connait parfois des réussites rapides. Avec 380 parfumeries, dont 300 acquises depuis sont introduction en bourse en juillet 1998. La chaîne de parfumeries détient 20% du marché français et vise 30% à terme, très au delà des parts de Séphora-Marie Jeanne Godart (LVMH). Il n’y a pas qu’internet pour réussir : le cours de Marionnaud a plus que triplé en moins de deux ans.
  • EuroDisney économise.

    Le départ de Gilles Pélisson vers Suez-Lyonnaise des eaux est l’occasion pour EuroDisney de faire l’économie d’un poste. Le nouveau patron n’est autre que Jay Rasulo, directeur général, qui grimpe d’un étage et ne sera pas remplacé, du moins pour l’instant, ce qui abaissera de 5 à 7 millions de francs les frais de personnels annuels. Le parc a connu un très beau mois d’avril, en croissance de plus de 11% sur avril 1999.
  • Banques et «petits ruisseaux».

    Les commissions payées par les particuliers sont passées en moyenne de 700 à 900 francs en un an, de 1998 à 1999. Visiblement, les grandes rivières de pertes sur les spéculations russes et asiatiques ont été compensées par des «petits ruisseaux» de taxations diverses pour les particuliers à qui on fait payer plus cher les mêmes services.
  • Fleury-Michon lance le distributeur de plats chauds .

    Comment réussir à faire croître ses ventes? Le vendéen Fleury-Michon vient de créer une machine stockant au frais des plats déjà cuits et vendus à la commande... réchauffés. Le système est rentable avec 20 commandes par jour, ce qui permet à Fleury-Michon d’espérer à terme l’installation de 4 000 machines, soit 500 millions de francs d’activité supplémentaire annuelle pour son secteur «produits frais», un gain de temps et d’investissement par rapport à la restauration traditionnelle en entreprise.
  • La revanche d’Yves Rocher.

    L’achat de Petit-Bateau à une filiale de la BNP avait mis le patron breton Yves Rocher en fureur : les comptes n’étaient pas conformes à ce qui lui fut présenté. Après être passé au dessus du milliard de francs de chiffre d’affaires en 1999, Petit Bateau a mis le cap sur une croissance très rentable : les boutiques spécialisées font un malheur et la marque devient à la mode chez les adolescentes.
  • L’Amérique de Nissan.

    Le groupe nippon, filiale de Renault à 36,8%, est dans une grande euphorie américaine. Après une très bonne année 1999, Nissan poursuit sa percée et accélère. De +30% au premier trimestre, les ventes sont passées à +36,7% en avril et le carnet de commande est plein pour la 4x4 XTerra, qui grignotte sur les chasses gardées de Chrysler, GM et Ford : les «sport utilities vehicles».
  • Astérix fait le plein.

    La saison 2000 démarre en fanfare pour le Parc Astérix, réouvert le 1er avril. Les longs week-end ont obligé la direction à fermer les portes du Parc dès 10h00... avec un nombre de visiteurs saturant complétement les activités. Le chiffre d’affaires a augmenté d’un tiers en avril 2000 sur avril 1999. Astérix espère entre 2,3 et 2,4 millions d’entrées sur l’année, contre 2 millions (record) l’an dernier.
  • Chiffres contestés pour Liberty Surf.

    Liberty Surf vient d’annoncer être passé au dessus du cap du million d’ «abonnés». La filiale de Kingfisher et de Bernard Arnault confesse que seulement 501 255 «abonnés» se sont connectés au moins une fois au cours des derniers trente jours. AOL et Wanadoo, comme Infonie et Club Internet, contestent ces chiffres et estiment, au vu du trafic en minutes, que Liberty Surf ne «pèse» que l’équivalent en trafic de 80 à 100 000 de «leurs» abonnés.
  • Peugeot prudent.

    La future 307 devait être présentée au Mondial de l’Automobile 2000, pour arriver dans les concessions en mars ou en avril 2001. Peugeot a décidé de n’en rien faire. Le groupe a du mal à faire face à la demande actuelle. La 307 pourrait être différée à l’automne 2001, avec un démarrage en production en juin 2001, une fois que l’usine brésilienne permettra de produire suffisament de 206 pour libérer des capacités à Poissy. La 407 pourrait alors être décallée au printemps 2002.
  • Nouveaux aciers.

    Exploit d’Usinor : les tôles qui serviront au nouveau Renault Espace (commercialisé en 2002) permettront par leur finesse et leur qualité inédite de ne pas augmenter le poids total du monospace. Avec une longueur portée à 4,70 mètres, l’Espace 4 n’aura pas de «version longue». Basé sur une plate-forme de Laguna et des moteurs communs au haut de gamme Renault, il sera vendu 10 à 15% moins cher que l’actuelle génération, ce qui rend réaliste l’objectif de 500/jour (350 actuellement).
  • Réduction de dette.

    Aux Etats-Unis, les excédents budgétaires servent à réduire la dette publique. Pour l’exercice fiscal qui se terminera le 30 septembre prochain, le chiffre de 216 milliards de dollars est attendu, ce qui porte à 355 milliards de dollars la diminution nette entre 1998 et 2000. Ce n’est pas chez nous que cela arriverait.
  • Le bon coup de Valéo.

    Le démantellement de Labinal fait le bonheur de Valéo, qui ne débourse que 2,85 milliards de francs pour prendre le contrôle de Sylea et des autres actifs automobile de Labinal, qui arrive dans le giron de Snecma (moteurs d’avions). Cela fait 9,5 milliards de francs d’activité supplémentaire pour Valéo, qui se trouve prêt à conclure le même accord pour reprendre la partie automobile de Sommer-Allibert.


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

CREDIT FONCIER. Règl. mensuel. - MOULINEX. Règlement mensuel.

(Par Nicolas MIGUET)