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Édition  667  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Après les illusions nommées Microsoft et Cie, il reste les réalités de l’Automobile & co.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

Accor : la bataille du CNIT est engagée.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • Après GM, Ford vend son équipementier.

    Le groupe Ford suit son concurrent General Motors et met en bourse 100% de sa filiale Visteon, son principal fournisseur, qui va chercher en dehors de Ford la possibilité de croître auprès d’autres constructeurs. Désormais, seul Peugeot-Citroën (avec Faurecia) a encore une filiale dans ce secteur.


    Le «millésime», c’est finit.

    Le millésime automobile est terminé. Le 1er juillet, il n’y aura pas de «millésime 2001». Les constructeurs préfèrent adapter leurs modèles et les prix au fil des mois et de la concurrence.


    Le retour du café français.

    Seul entreprise française parmi les multinationales de l’alimentaire, Legal se lance dans une grande campagne publicitaire (20 millions de francs de budget, sur 500 millions de chiffre d’affaires) pour promouvoir son «café des chefs» élaboré avec les conseils de Joël Robuchon, qui avait déjà aidé Fleury-Michon.


    Petite cagnotte.

    Le fisc britannique devrait encaisser un peu plus de 230 milliards de francs en vendant aux enchères les fréquences de téléphonie mobile de troisième génération (UMTS). Bercy veut profiter (un peu) de la manne en taxant l’utilisation des fréquences, ce qui ne rapporterait que quelques dizaines de milliards de francs sur quinze ans (durée des licences). Les licences de TV devraient être mises aux enchères en cas de changement de majorité.


    Pressions sur Bouygues.

    Le patron de Deutsche Telekom, Ron Summer, avait fait une proposition de rachat (125 milliards de francs «cash») de Bouygues Telekom, qui a été dédaigneusement rejettée par Martin Bouygues... qui a proposé à DT de participer au tour de table de sa license UMTS. DT a rejetté cette possibilité et prévient Bouygues que plus le temps passe, moins il payera cher Bouygues Telekom.


    Les déboires de Cap Gemini.

    Le premier trimestre 2000 a été mauvais pour Cap Gemini, qui pâti de la fin des contrats «bogue» et «passage à l’euro». La filiale de la CGIP aura du mal à dégager un bénéfice de 10-11% (en exploitation) sur son chiffre d’affaires 2000, la marge serait actuellement à peine supérieure à 8%.


    La chûte de NRJ.

    Le parrainage du parti communiste n’apporte pas beaucoup d’auditeurs pour la radio NRJ, qui a vu son audience tomber de 12,2 à 11,2% pour la première enquête Médiamétrie de 2000, la radio aura du mal à rester au dessus de 10% avec la remontée d’Europe1, de France Info et des stations locales indépendantes (en régie chez Europe1).


    Banlieues : la mode 406.

    Le succès du film Taxi 2 (déjà 8 millions d’entrées!) a des conséquences commerciales heureuses pour Peugeot, qui voit sa 406 devenir le «modèle in» dans le c�ur des banlieusards, qui négligent les «béhèmes» pour acquérir une 406, la faire repeindre en blanc et lui adjoindre des accessoires de tuning, «comme dans le film». En neuf, la part de commandes en blanc a plus que doublé.


    Quand la TVA recule.

    La baisse de 20,6% à 19,6% du taux de la TVA sur les voitures a permis une explosion des immatriculations au cours de la première semaine d’avril 2000 : un doublement sur la dernière semaine de mars.


    Smart en décollage.

    La petite Smart commence à percer : +161% en février (sur février 1999); +148,4% en mars 2000, ses ventes européennes devraient lui permettre à terme assez rapide de prendre 1% du marché global, une belle réussite pour un très petit créneau.


    Bourse achetée à crédit.

    Les américains n’épargnent que 0,9% de leur revenu disponible, six fois moins que les français. Pour investir en bourse, ils empruntent. A la fin du mois de février, les particuliers devaient 265 milliards de dollars à leurs agents de change... 1830 milliards de francs! Cette position spéculative a triplé depuis 1995. C’est là que se trouve le risque majeur sur les marchés.


    Fausses soldes allemandes.

    Le prix de l’action T Online a beau avoir été fixé au bas de la fourchette prévue (27 euros), son cours d’équilibre à 37,5 euros valorise l’opérateur internet allemand à plus de 200 milliards de francs, soit davantage que la valeur cumulée de Volkswagen et BMW, alors que T Online n’a réalisé que 2,6 milliards de francs de chiffre d’affaires en 1999. En valorisant le prix de l’abonné à 8500 euros (56 000 francs), T Online vaut 60% de plus par abonné que le n°1 mondial AOL, dont l’allemand Berstelsmann vient de se défaire d’une participation.


    Vodaphone récupère des sous.

    La bagarre entre Thyssen et l’alliance Bosch-Siemens pour récupérer les actifs industriels de Mannesmann (qui vient de fusionner avec Vodaphone) aura permis à Vodaphone de récupérer près de 64 milliards de francs au lieu des 46 à 49 milliards initialement espérés. Reste à vendre le britannique Orange.


    La dévalluation de l’euro profite aux entreprises.

    Effet positif de 3,1% pour Faurecia, de 8,3% pour Essilor... la baisse de l’euro renforce allègrement toutes les entreprises exportatrices qui publient leurs chiffres d’affaires trimestriels, même Eurotunnel en bénéficie, avec la hausse de la livre sterling.


    Clients ruinés.

    Le coup de torchon sur la Bourse a fait des milliers de victimes. Parmi les 150 à 200 000 comptes titres ouverts au cours des cinq derniers mois, plus de 5 000 ont été fermés lundi, par ruine des clients, qui n’avaient pas les moyens de reconstituer les marges appelées sur des titres achetés au prix fort.


    Renault perce en Afrique du Nord.

    La marque au losange a augmenté de 60% ses ventes au Maghreb en 1999, frôlant les 20 000 voitures immatriculées, soit 306 de plus que Peugeot. Renault vise entre 25 et 28 000 ventes sur ce marché en 2000. Le groupe perce également en Afrique du Sud, où il va passer de 2 à 3% du marché, soit 6000 voitures vendues en 2000. En revanche, Renault vient de renoncer à commercialiser l’Avantime produite par Matra aux Etats-Unis, l’investissement nécessaire était fixé à 600 millions de francs. Une somme!


    Made in Brasil.

    Géant de la distribution au Brésil (13% du marché), Carrefour a logiquement choisi ce pays pour faire produire 200 à 300 000 tonnes de soja garanti sans OGM (organismes génétiquement modifiés) qui seront utilisés pour nourrir les animaux français vendus par Carrefour. Au contraire de la France, Carrefour réalise 98% de son chiffre d’affaires local avec des productions brésiliennes. On espérerait un taux de 98% de «made in Europe» pour les Carrefour de chez nous.


    Cinéma en hausse.

    Le triomphe de Taxi2 (déjà 8 millions d’entrées) ne fait qu’accélérer un phénomène bien en place : la hausse du nombre d’entrées dans les salles de cinéma a été de 10% au premier trimestre de 2000. Pour les quatre premiers mois de 2000, il est même possible de retrouver le record des quatre premiers mois de 1998, avec Titanic, Les Visiteurs2 et le début de carrière du Dîner de Cons. Le Goût des Autres, autre succès français, file vers les 4 millions d’entrées, après deux mois de succès.


    Air France renonce à Air Liberté.

    Air France n’achètera pas Air-Liberté, ses 300 millions de francs de pertes... et le risque de devoir céder des créneaux de décollage à Orly en prime... C’est Swissair (AOM, Air Littoral) qui devrait «hériter» de la «patate chaude».


    Mobile-folie : le calme.

    La mode des mobiles se calme. Pour la première fois en mars, le taux d’augmentation d’un mois sur le mois correspondant de l’année passée s’est réduit. Le marché est-il saturé? Le pari de Bouygues de passer à plus de 5 millions d’abonnés en fin d’année 2000 ne sera gagné que s’il y a conquête de clients aujourd’hui chez SFR ou Itinéris... une grande bagarre sur les prix se déclenchera pour l’été, laminant les marges.


    Le pari de Jacques Berrebi.

    Cinquième groupe français de publicité, géant du marketing téléphonique où il s’est mondialisé (55% du chiffre d’affaires hors de France), SR Téléperformance a levé 1 milliard de francs en Bourse pour profiter de l’euphorie sur les affaires du secteur en mars... juste avant que le cours recule de plus de 35%. Le pari de son PDG, Jacques Berrebi, est de justifier d’ici à 12-18 mois le prix d’émission par une nouvelle forte progression de son groupe, lui permettant d’être parmi les dix premières agences de télémarketing. En France, SR Téléperformance vise la troisième place dans 3-4 ans.


    Les profits du porno.

    Le groupe AB avait perdu 235,4 millions de francs en 1998 et vient de déclarer un profit net de 38,2 millions de francs en 1999, visant 50 à 80 millions en 2000 sur 900 millions de francs (environ) de chiffre d’affaires. AB a perdu le marché des émissions pour jeunes... et s’est recentré sur la diffusion de «paquets» de chaînes par satellite ou cable, avec comme «produit d’appel» la chaîne porno XXL, visiblement, cela rapporte gros.


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

REXEL. Règlement mensuel. - RENAULT. Règlement mensuel.

(Par Nicolas MIGUET)