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Édition  666  -

SOMMAIRE


Rubrique : À mon avis

Attention, nous ne sommes qu’aux premières étapes des «montagnes russes».

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : La valeur de la semaine

Lagardère : double «bingo» sur le cash.

(Par Nicolas MIGUET)


Rubrique : Nos petites nouvelles importantes

  • Le stock de la Sécu.

    Rien qu’à Paris, plus de 1,2 millions de demandes de remboursement sont en retard de traitement. La Sécu parisienne a organisé deux systèmes pour son courrier : ouverture en urgence pour les cotisations, déposées en banque le matin même avant 10h00, et système lent pour les dépenses... une manière de se faire de la trésorerie.


    Record chez Citroën...

    La semaine du 29 mars au 4 avril, Citroën a réussi à placer deux modèles sur le podium des ventes d’automobiles en France, ce qui ne s’était pas vu depuis les années 60. La gamme Xsara (dont la Picasso) est à 8,8% du marché, la Saxo est à 6,8%, la Xantia, à 3,3%, ne démérite pas non plus. A suivre.


    ... qui double la mise en Chine.

    Avec 43 700 ventes en Chine en 1999 (modèles dérivés de la ZX) et un bon espoir de porter ce chiffre à 58 000 en 2000, Citroën accélère sur le marché chinois où il va monter la Picasso dès la fin de cette année. Citroën espère en vendre jusqu’à 10 000 par an et va dériver une limousine en rallongeant la plate-forme de sa ZX locale, avant de sortir en 2003 le successeur de l’actuelle Xsara. Citroën y gagne de l’argent.


    Les secrets de Faurecia.

    La hausse spectaculaire du chiffre d’affaires de Faurecia (+22,6% par rapport au premier trimestre de 1999 à données et structures comparables) a plusieurs explications : la hausse de la livre et du dollar ont apporté 3,1%, la très bonne conjoncture automobile l’essentiel, mais surtout, la grosse demande de quantités de pièces par les constructeurs a permis de refacturer tout ou partie de l’outillage. Faurecia pourrait passer de la 5e à la 4e place parmi les équipementiers européens cette année.


    Carrefour lorgne anglais.

    Attaqué sur ses fiefs asiatiques par les projets de Tesco, numéro 1 britannique, Carrefour entend ne pas rester inactif. Selon nos informations, le géant français est en train d’étudier l’acquisition des 140 grandes surfaces mises en vente par Somerfield, ainsi que des 350 plus petites unités de sa chaîne Kwik Save, spécialisée dans les bas prix, comme ED.


    Bosch veut garder son avantage.

    Spécialiste des pompes à injection pour les moteurs diesel à injection directe, Bosch ne peut fournir à la demande explosive de ses clients, qui se tournent vers Siemens, notamment. L’équipementier allemand va investir plus de 500 millions de francs en Tchéquie pour garder son avantage, il doublera encore la mise l’an prochain, où le site de Jihlava passera à plus de 2000 personnes.


    Le «grand» suisse.

    Entreprise familiale, le groupe suisse Ringier n’est pas très connu en France, malgré ses 4 milliards de francs de chiffre d’affaires, avec 160 millions de francs (français) de bénéfices. Editeur et imprimeur, Ringier est un «géant» en Suisse (L’Illustré y touche 30% des foyers, soit l’équivalent d’un Paris-Match à 3,5 millions d’exemplaires vendus) et dans les pays d’Europe centrale et de l’Est, où il a beaucoup investi lorsque personne n’y croyait.


    Les bus chinois de Renault.

    RVI a fusionné ses activités bus avec celles d’Iveco (Fiat) dans Irisbus, détenu à 50-50 par les deux groupes. Avec 8 781 ventes l’an passé, le groupe a gagné 340 millions de francs, ce qui lui donne les moyens d’investir. Il a choisi la Chine où il espère vendre 4500 bus par an.


    La vieille recette de La Poste.

    La Poste a gagné 1,8 milliard de francs l’an dernier sur 100 milliards de francs d’activité. Elle ne publie pas de chiffres détaillés, mais nous sommes en mesure de révéler que la philatélie, relancée vigoureusement en 1997 et 1998, aurait apporté pas loin de 500 millions de francs de bénéfices. Ce n’est pas terminé. La Poste va publier le 17 avril un très beau «bloc» de dix timbres à 3,00F sur le thème «le siècle au fil du timbre». Après «le sport» puis «société» (en septembre 2000), quatre autre blocs à 30 francs seront émis en 2001 et 2002. Les timbres non utilisés et collectionnés sont tout bénéfice.


    Hachette décline ses titres.

    Avec le succès du Guide du Routard, Hachette dérive un magazine «Bon Voyage», qui vise à écorner le quasi-monopole de fait du groupe Prisma Presse (Géo, National Geographic) sur le secteur. Pour rajeunir le lectorat de ses publications féminines, Hachette lance Isa, petite soeur de Elle, mensuel qui vise Biba et Cosmopolitan.


    La Bourse vise large.

    L’horaire de cloture des cotations de la Bourse de Paris sera élargi en septembre de 17h30 à 20h00 puis à 22h00 ou 23h00 en 2001. Cela pose de gros problèmes aux banquiers traditionnels, dont les guichets ferment à 17h00 ou 18h00.


    Nouveau pauvre.

    La mode est à la transparence. Serge Dassault vient de faire un grand pied de nez à Sellière en confessant au «Parisien» qu’en tant que Président d’honneur du groupe qu’il a développé, il n’aurait qu’un «salaire mensuel de 5000 francs, moins que le Smic». En plus, il a de l’humour. Serge Dassault va consacrer son temps libre à essayer de conquérir Le Figaro, un vieux dada chez lui.


    Cinema : le bon coup d’UGC.

    La filiale de Vivendi, UGC, n’en revient pas du triomphal succès de sa formule d’abonnement à 98 francs par mois pour tout le cinema que l’on veut... «c’est une idée que l’on a puisée à Canal+», lache un dirigeant d’UGC. Canal+ offre 30 films chaque mois pour moins de 200 francs, mais ne vend pas de glaces... UGC se rattrape sur les confiseries et les ventes annexes (restaurants dans ses multiplexes).


    La percée de www.bourse.fr

    Sans bruit, internet apporte de véritables révolutions dans les hiérarchies médiatiques. Le site www.bourse.fr, avec plus de 110 000 visites en mars 2000 (2,15 millions de pages vues) et plus de 160 000 en avril si l’on extrapole les chiffres de la première partie du mois, approche RTL (237 312 visites) et «pèse» près de 30% de la fréquentation de celui de France2. Malgré plus de 100 000 ventes, Marianne n’a eu que 35 127 visites en mars. www.bourse.fr vise les 10 millions de pages vues/mois pour la fin 2000.


    Fin de rente.

    SFR comme Intinéris sont, avec 10,5 et 8 millions de clients, passés au statut d’opérateurs majeurs, donc tenus de négocier des prix de gros avec les opérateurs concurrents. Du coup, le 9 dès maintenant et Télé2 (le 4) dès le 28 avril, cassent les prix des appels vers les portables, à 1,15 F TTC (dont 0,6 F reversés aux opérateurs de portables) la minute contre 2,4 F TTC en moyenne. Cela fera chûter de plus de moitié es recettes «entrantes» pour Itinéris et SFR... encore une mauvaise nouvelle!


    La solitude de TF1.

    TF1 est très seul depuis l’alliance entre le groupe RTL et l’anglais Pearson dans la télévision, surtout qu’une alliance est en négociation entre Murdoch et Vivendi. Patrick Le Lay voit sa stratégie dans TPS mise en défaut : il n’a que 25% du capital, contre 25% à son nouveau partenaire, un géant très riche. Sans compter que l’audience de France2 remonte, en fin d’après midi et le dimanche, ce qui inquiète TF1.


    L’ambitieux Arnault.

    Le patron de LVMH, Bernard Arnault, veut doubler la taille de son groupe en cinq ans et construire, via Europ@web, le plus gros groupe européen dans l’internet. Seul problème : il est coincé avec 24% de Gucci payés très cher, il commence à voir les plaintes s’accumuler avec le recul boursier de Liberty Surf (AOL conteste les chiffres donnés lors de l’introduction en Bourse) et n’arrive pas à vendre à bon prix les parts qui lui restent dans Diageo (ex-Guinness), vente qui lui permettrait de se désendetter. Le patron de LVMH, Bernard Arnault, va lancer Zebank, une banque «virtuelle» à prix cassés sur internet... mais se retrouve en procès sur le nom, déjà déposé par une agence.


    Péchiney veut rebondir.

    Avec l’échec de son projet de fusion à trois, Péchiney a perdu du terrain en bourse. Le groupe bénéficie pourtant d’une conjoncture très porteuse, avec la hausse des cours de l’aluminium et une compétitivité jamais atteinte du fait du dollar élevé. Jean-Pierre Rodier, son PDG, veut passer à l’offensive et prendrait bien le contrôle d’Algroup (ex-Alusuisse).


    Messier dans les «affaires».

    Un cadre italien de Vivendi est soupçonné très fort par deux juges d’avoir organisé un pacte de corruption pour obtenir le marché de l’épuration de l’eau à Milan... 12 millions de pots de vins auraient été versés «large» des ex-communistes aux post-fascistes. L’histoire fait scandale en Italie où la principale filiale de Vivendi est Canal+ à travers Télépiu Italia.


    Quand Wall-Street craque.

    La forte chûte de la Bourse américaine vendredi (près de 6%) a amené la création d’une cellule de criseà Bercy. En plein week-end, Lionel Jospin a eu deux longues conversations téléphoniques avec Laurent Fabius et son cabinet pour essayer d’en mesurer les conséquences sur l’économie française. Plusieurs grosses affaires artificiellement soufflées dans la folie internet risquent de tomber. La chûte des actions françaises qui avaient effectué de grosses augmentation de capital au prix fort, comme Bouygues à 745 euros (moins de 600 lundi matin) va laisser des traces mises au débit du gouvernement Jospin, estiment les conseillers en image du gouvernement.


    Mobile : la facture fiscale.

    La dénonciation (par Le Quotidien de Paris notamment) du cadeau fait aux copains des coquins fait réfléchir Bercy, qui ne renonce pas au choix «sur dossier» des opérateurs de troisième génération de téléphone mobile, mais va exiger des redevances annuelles en forte hausse sur ce qui avait été envisagé, avec une indexation sur le résultat dégagé.


    Bolloré grignotte.

    Le breton Vincent Bolloré est tétu. Il vient de passer à 30% du capital de Rue Impériale, via une filiale de Bolloré Investissement. Dans un an, même en n’achetant pas un titre de plus, il détiendra une minorité de blocage à l’assemblée, ce qui génera le groupe Lazard.


Rubrique : Opportunités d'achat ou de vente

PARC ASTERIX. Second marché. - ACCOR. Règlement mensuel.

(Par Nicolas MIGUET)