La crise de la dette a bel et bien commencé.
L'écart de rémunération entre les obligations publiques françaises à dix ans (les OAT) et leurs équivalentes allemandes (les Bunds) est passé de 0,6 point de pourcentage au début de l'année 2026 à presque 1,4 point en ce début octobre.
Un fonds japonais de première importance a annoncé se désengager totalement de la dette française pour concentrer ses investissements sur les dettes teutonne et nippone.
L'arrêt de la production du Mercedes Citan entraîne une baisse de 15 % de l'activité de l'usine Renault de Maubeuge.
Pourtant, il n'y a pas lieu de s'alarmer : la montée en cadence de la Renault 4 E-Tech devrait compenser ces volumes, tandis que le Kangoo thermique demeure le premier produit du site.
Tavares : de la poudre de perlimpinpin pour épater la galerie.
Carlos Tavares, ancien DG de Stellantis, avait une méthode bien rodée : comprimer les coûts et défendre les prix.
Une recette qui a longtemps permis d'afficher des marges spectaculaires, mais qui a fini par provoquer de fortes tensions avec les fournisseurs et les concessionnaires et éloigner une partie de la clientèle.
Stellantis revient de loin. Le titre, en baisse d'environ 34% depuis le 1er janvier 2026, a légèrement repris depuis notre achat à 6 euros.
Le 1er trimestre marque un progrès : le groupe redevient bénéficiaire, avec 377 M d'€ contre une perte de 387 millions un an plus tôt.
Stellantis reste l'un des grands dossiers contrariants de la cote européenne.
Le groupe né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler dispose d'un portefeuille de marques exceptionnel - Peugeot, Citroën, Jeep, Ram, Fiat, Alfa Romeo - mais il paie les excès d'une stratégie trop longtemps centrée sur les marges au détriment des volumes et du lien commercial avec les clients.
Pendant la guerre, les affaires continuent.
Pendant que les marchés surveillent le détroit d'Ormuz, les industriels poursuivent leurs grandes manoeuvres.
Forvia vient ainsi de franchir une étape décisive dans son désendettement. L'équipementier automobile a trouvé un acquéreur pour sa division "intérieurs"...
Les marchés encaissent relativement bien le choc
Malgré les tensions géopolitiques, le CAC 40 tient ses supports et Wall Street fait preuve de résilience.
Faut-il y voir la preuve d'un marché solide, ou une phase de correction technique après un rallye trop rapide ? Entre niveaux graphiques déterminants, disparités sectorielles et envolée du Brent, quels signaux faut-il réellement interpréter ?
Le titre Renault recule nettement sur un an comme sur dix ans, alors même que plusieurs modèles rencontrent un vrai succès commercial et que la génération de cash reste solide.
Entre pression sur les marges, poids de Nissan et offensive produit en Europe comme à l'international, que faut-il vraiment retenir des derniers chiffres ? La valorisation actuelle intègre-t-elle déjà les risques, ou laisse-t-elle un potentiel de rebond ?
La réponse – achat, vente ou conserver – se trouve dans l'analyse détaillée qui suit.
Après une chute sévère du titre et un virage stratégique coûteux, Stellantis est-il en train de toucher un point bas…
Entre ajustements industriels, erreurs passées et repositionnement du groupe, l'article pose les éléments pour décider : vendre, conserver ou se repositionner.
Michelin entre dans une phase où les signaux deviennent plus contrastés. Si la trésorerie et la diversification soutiennent le récit, certains choix stratégiques redéfinissent le profil du groupe.
Autant d'éléments qui amènent à reposer la question essentielle : quelle place donner aujourd'hui à l'action Michelin dans un portefeuille ?



