⟵ Retour
La biotech spécialisée dans le traitement des maladies dégénératives héréditaires de la rétine lève 2,5 millions d’euros.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Florence Allouche, présidente de SparingVision : « Nous avons des pistes pour trouver d’autres actions thérapeutiques sur d’autres maladies liées à la dégénérescence rétinienne. »
SparingVision est une société de biotechnologies spécialisée dans la recherche et le développement de thérapies innovantes pour le traitement des dégénérescences rétiniennes. SparingVision développe SPVN06, un candidat médicament non-gène dépendant pour traiter la rétinite pigmentaire, la plus fréquente des dégénérescences rétiniennes héréditaires. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour traiter toutes les formes de cette maladie génétique rare de la rétine, qui conduit à la cécité et qui touche environ 40 000 personnes en France et près de 2 millions dans le monde. L’entreprise annonce avoir obtenu un financement non dilutif de 2,5 millions d’euros en tant que lauréate du concours européen EIC Accelerator (SME instrument phase 2).
Ce financement permettra à SparingVision d’accélérer son développement clinique et réglementaire. La société est actuellement en production des lots cliniques pour commencer les premiers essais cliniques en Europe et aux États-Unis en 2020. Bpifrance, Foundation Fighting Blindness (US) et la Fondation Voir & Entendre ont investi 15,5 millions d’euros dans la société lors du premier tour de table. SparingVision est lauréate et Grand Prix i- Lab. 2017, le Concours national d’Aide à la Création d’Entreprises Innovantes et fait partie de la première sélection de sociétés du Hub Heath Tech lancé par Bpifrance en décembre 2017.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous travaillez depuis longtemps dans le domaine de la santé, puisque vous étiez notamment aux Hôpitaux de Paris. Quelles raisons vous ont amenée à vous lancer dans cette aventure entrepreneuriale et à vous spécialiser sur la question des dégénérescences rétiniennes ?
Florence Allouche : D’abord, pendant 16 ans au sein de l’Assistance Publique, j’ai créé ce concept qui venait des États-Unis : les offices de transfert de technologies. L’idée était d’identifier les innovations qui sortaient des 39 hôpitaux de l’Assistance Publique et de pouvoir évaluer à chaque fois si ces innovations pouvaient faire l’objet d’une licence vers un groupe industriel pharmaceutique ou à travers la création d’une entreprise innovante. En arrivant, nous avons mené une politique intensive pour détecter les innovations et les protéger, et ensuite développer toute une stratégie de licences, de partenariats industriels et de création de start-up innovantes. Nous avons créé 75 entreprises innovantes, avec des très beaux succès, puisque certaines sont cotées et la majeure partie sont toujours en vie.
C’est une grosse équipe, avec beaucoup de revenus de licences et, au bout d’un certain temps, à force de voir partir des projets que j’aimais beaucoup et qui étaient extrêmement innovants, j’ai eu envie aussi d’avoir une aventure entrepreneuriale. J’ai rencontré le professeur José-Alain Sahel et l’équipe de l’Institut de la Vision, qui avaient déjà leur preuve de concept, puisque les travaux de recherche ont abouti à une solution thérapeutique. Ainsi, j’ai rejoint l’équipe pour créer la société et lever immédiatement des fonds. J’avais des contacts depuis plusieurs années avec des leveurs de fonds puisque, pour toutes les sociétés que nous avions créées à l’Assistance Publique, nous avions différents contacts. Quand on crée une entreprise, il faut s’armer des meilleurs outils et nous avons tout ce qu’il faut en France pour bien commencer.
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.