Et la gauche devint la putain de l’islam.
LITTÉRATURE
Pierre Cassen a été un leader du Syndicat du Livre CGT, qui a terrifié de nombreux patrons de presse pendant des décennies. Dans un ouvrage intitulé « Et la gauche devint la putain de l’islam », il raconte son parcours politique et son évolution idéologique, avec la création du site Riposte Laïque. Il accuse des personnalités emblématiques de gauche d’avoir contribué à l’islamisation de notre pays, par leur militantisme actif en faveur de l’immigration, et il tire à boulets rouges sur ses anciens camarades : « J’ai fréquenté de près Gérard Filoche, de l’aile gauche du Parti socialiste, j’ai fréquenté Caroline Fourest à un moment - en tout bien tout honneur ! - j’ai aussi bien connu Jean-Luc Mélenchon... J’ai eu quelques espoirs et quelques illusions sur eux, je suis donc bien placé pour expliquer leur trahison. Je me suis cherché dans les années 2000 et je trouvais pertinente la démarche de ce que l’on appelait à l’époque la gauche socialiste, c’est-à-dire Dray, Mélenchon, Lienemann. J’ai longtemps cru en Mélenchon, parce que je voyais en lui une espèce de Jaurès bis, un farouche défenseur de la République une et indivisible, et un vrai laïque. En 2003, quand je m’implique réellement dans le combat contre l’islamisation de la France, suite aux sifflets contre Nicolas Sarkozy au Bourget, je contacte Jean-Luc Mélenchon en lui disant : « Jean-Luc, on ne peut pas accepter que des membres d’une religion refusent les lois de la République ». Mélenchon noie le poisson en me répondant : « Quand tu mèneras des batailles contre les écoles Diwan, on pourra en reparler ! » Je découvre qu’il y a deux Jean-Luc Mélenchon : pour le bouffeur de curés, il n’y a pas de limites, mais il y a aussi celui qui se comporte en complice passif de l’islam et qui, en permanence, traite d’extrême droite, de racistes, de fascistes ou de nazis, tous ceux qui tentent de s’opposer à l’islamisation de notre pays. C’est une complicité sciemment calculée, visant à favoriser une islamisation de plus en plus nombreuse ». Selon Pierre Cassen, « Mélenchon n’aime pas la France. Il a son histoire, c’est un garçon qui est né au Maroc, il est arrivé en France à l’âge de dix ans après le divorce de ses parents. Je ne suis pas psy, mais il est dans la fascination d’une prétendue société multiculturelle qu’il dit avoir découverte au Maroc. Surtout, il n’aime pas la France qu’il découvre. Il parle d’alcooliques dégénérés, de paysans incultes et il soutient qu’au Maroc les gens sont cent fois plus intelligents qu’en France… Au nom d’une conception internationaliste, c’est quelqu’un qui n’aime pas la France, même si, pour donner le change, il va chanter la Marseillaise de temps en temps. C’est quelqu’un qui n’aime pas notre histoire et qui hait le catholicisme ».
Pierre Cassen raconte que c’est à l’âge de 65 ans qu’il a pris conscience que le problème majeur de notre pays n’était pas l’opposition entre les riches et les pauvres, mais l’islamisation croissante : « Il y a deux dates qui m’ont vraiment marqué : c’est d’abord, en 1989, l’affaire des jeunes filles voilées à Creil et, en 2003, lorsque Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, se fait siffler pendant 10 minutes au Bourget à un congrès de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France), simplement pour avoir déclaré que les jeunes filles musulmanes devaient retirer leur voile des photos d’identité. Je suis un ancien syndicaliste et je ne renie absolument pas ce formidable Syndicat du Livre CGT que j’ai côtoyé. Mais à quoi bon mener des combats sociaux dans notre pays, comme la semaine de 35 heures, la retraite à 60 ans ou l’augmentation des salaires, si, à côté de cela, vous habitez dans un quartier où l’on ne parle plus français, si vous ne vivez plus en sécurité, avec votre cave régulièrement vandalisée, si vous êtes obligé de changer de trottoir, ou si vos enfants se retrouvent minoritaires à l’école comme les seuls blancs européens ? À quoi bon le social, si l’on n’est plus en France ? Ce livre est un réquisitoire contre ceux que je considère être les fossoyeurs de la France ». Il revient sur sa vision de la laïcité : « Je suis profondément laïque et je suis content de vivre dans un pays où il y a une séparation entre le religieux et le politique. Nous sommes dans l’esprit de Victor Hugo : je veux l’Église chez elle et l’État chez lui. Je n’ai pas envie d’un président de la République qui jure sur la Bible, comme aux États-Unis, je n’ai pas envie que nous ayons des tribunaux avec des crucifix, mais, en 1989, j’observe cette première capitulation de l’État, avec à sa tête des socialistes qui sont pour la plupart des bouffeurs de curés. Finalement, on découvre que la laïcité est un cache-sexe d’une haine du catholicisme. En gros, on accepte de l’islam cent fois plus de ce que l’on accepte du catholicisme. Pour moi, cela ne va pas, il ne doit pas y avoir de religions dans la sphère publique ». Alors, la polémique sur les crèches de Noël dans les municipalités relève-t-elle de la laïcité ou de la culture ? « Il y a vingt ans, je vous aurais probablement tenu le discours que les crèches, qui sont un symbole catholique, n’ont rien à faire dans les mairies. Mais vingt ans plus tard, je pense qu’il y a une dimension supérieure à la crèche : c’est une dimension civilisationnelle et culturelle. Je connais plein de personnes qui sont athées, dont des bouffeurs de curés, et qui installent leur crèche au nom de la tradition. Je considère aujourd’hui que les maires qui mettent leur crèche dans leur mairie participent à la défense de notre civilisation et de notre histoire. Il est cocasse de voir que les associations dites antiracistes poursuivent les maires devant les tribunaux, alors qu’elles ne bougent pas une oreille quand Anne Hidalgo, maire de Paris, célèbre tous les ans le ramadan à la mairie de Paris avec notre argent... Donc, halte à l’hypocrisie ! » ajoute Pierre Cassen.
Lors de cette rencontre avec Pierre Cassen, il était intéressant de savoir s’il a aussi évolué sur le plan économique par rapport à ses premiers engagements, notamment sur la place des riches au sein de notre société : « La question des Gilets jaunes m’a forcément interpellé. La revendication première des Gilets jaunes, c’est moins d’impôts et moins de taxes. Il est évident que je n’avais jamais réfléchi au monde de la petite entreprise et, pour moi, les impôts et les taxes, c’était quelque chose de nécessaire pour une République qui avait besoin de services publics. Quand les gens disaient qu’il fallait moins d’impôts et moins de taxes, je voyais dans cette requête une promotion du libéralisme, mais aujourd’hui ce n’est plus du tout la même chose. On est dans une économie ouverte, il n’y a plus de politique protectionniste, et vous avez le prix de l’immigration qui est absolument exorbitant, subi par toutes les petites entreprises, avec une fonction publique surabondante. Donc, il est clair que les impôts que nous payons ne servent plus au bien commun, mais à un ensemble de clientélisme. Plus nous payons d’impôts, moins l’école marche, moins l’hôpital marche, moins nos routes sont entretenues et plus nos services publics déconnent ! À partir de là, il faut en tirer les conclusions. Quand vous voyez la politique de Trump aux États-Unis, on a le droit de se dire que cela marche et, quand on n’est plus capable de protéger notre économie, en faisant subir des taxes exorbitantes à nos entreprises, on crée le chômage de masse. Il y a des situations nouvelles et il faut en prendre acte. Mais ce n’est pas pour autant que je suis pour la privatisation de secteurs que je reconnais devoir continuer à échapper à la logique du profit ».
Le livre permet aussi de mieux connaître cette personnalité : « J’évoque mon engagement à gauche : à un moment au sein du Parti communiste, quand j’étais jeune et totalement inculte... Chez les gauchistes, ensuite. Puis au Syndicat du Livre. Ce qu’il était, les combats que nous y avons menés. Je dis que c’était un syndicalisme identitaire. Avec toutes les valeurs que j’ai portées, je considère que le combat social n’est plus le combat prioritaire, mais cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas continuer à le mener… » En conclusion, il semble dire que si la gauche avait maintenu un discours plus patriotique, elle aurait conservé un important socle électoral : « C’est certain. Dans mes témoignages sur les Ouvriers du Livre, je constate qu’ils avaient l’amour du pays. Il y a un amour de la France chez les personnes de la base à gauche. Cet amour de la France a totalement disparu chez les leaders de la gauche, qui aiment la France du grand remplacement... Je considère que la base des gens de gauche est proche idéologiquement des 11 millions de Français qui ont voté Front national et qu’il faut donc un rassemblement des Français autour de nos valeurs, dans l’esprit de 1940. Je suis les Gilets jaunes avec intérêt mais, pendant que les Français sont en train de se battre entre eux, la progression des islamistes continue dans les banlieues ».
« Et la gauche devint la putain de l’islam » de Pierre Cassen est publié aux Éditions Riposte Laïque.
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