Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

Et pourquoi pas un Dow Jones à 30.000 points ?

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

Dans l’analyse précédente, j’évoquais la notion de bipolarité des marchés. A l’échelle de la séance ou plus largement du court terme, le marché est forcément de par son fonctionnement même, soit haussier soit baissier. Mais sur un horizon plus large comme le moyen terme, c’est-à-dire plusieurs mois au moins, l’alternance de tendances secondaires haussières et baissières est le fonctionnement normal d’un marché. Quand j’utilise le vocabulaire « bipolarité », j’entends par là cette persistance anormale du marché à poursuivre exagérément une tendance ou l’autre sans raisons fondamentales réelles. Vous l’aurez sans doute remarqué, les changements de tendance se font de plus en plus profonds et violents. En ce sens que, ce n’est seulement qu’après une très forte exagération d’une tendance que l’inversion se produit.

Cette nouvelle tendance comportementale de fond se traduit ainsi par la formation des montagnes russes que l’on voit apparaître de plus en plus fréquemment, beaucoup plus que par le passé. Mais, j’ai ma petite idée la-dessus. Comme les grands gérants de fonds et les gros intervenants n’arrivent plus à faire de l’argent avec du coupon ou du dividende en raison de taux proches de zéro, ils ont trouvé autre chose ! Des produits comme les trackers répondent parfaitement à cette demande. Ils ont été fabriqués pour leur permettre d’acheter aussi bien la hausse que la baisse à venir des marchés sans « se casser la tête ». Vue l’importance grandissante de ces produits en termes de capitaux investis, plus les indices montent, plus les émetteurs des trackers doivent acheter des titres « vifs » ( les actions représentatives des indices ) pour se synchroniser avec l’indice.

Bien entendu symétriquement, l’inverse se produit aussi dans le sens de la baisse. On a déjà là un facteur aggravant de cette bipolarité. D’autres produits dérivés comme le « Vix » ( l’indice de la peur ) ou les options d’achat et de vente ( respectivement calls et puts ) permettent même dans une utilisation précise d’acheter ou de vendre la stagnation ou la volatilité du marché ! Cet indice de volatilité qui est analysé un peu plus loin dans ce numéro, est de plus en plus utilisé par les banksters pour se fabriquer artificiellement du dividende... à hauts risques ! Au plus fort des phases baissières de février et décembre 2018, cet indice avait formé respectivement des pics à 50 et 35 points contre une évolution normale en 2017 située entre 9,5 et 13 points. Certains banksters ont ainsi pu faire du 30 à 40 % au cours de cette période en vendant des contrats sur le « Vix » aux fonds d’investissements qui avaient choisi de « couvrir » leurs positions acheteuses sur les marchés des actions lorsque ces derniers tanguèrent en février et en décembre.

Or, pour vendre cher du « Vix », il faut qu’il y ait énormément de volatilité sur les actions. Donc, si elle n’existe plus, pourquoi ne pas la créer ex-nihilo ! Voilà pourquoi entre autres, les très gros intervenants ont tout intérêt à entretenir la formation de ces montagnes russes. Pour ne pas perdre le fil de l’analyse actuelle des marchés, il est impératif de tenir compte de cette donnée qui n’existe nulle part dans les livres boursiers. Ainsi, la hausse actuelle s’inscrit totalement dans cette logique « informelle » qui fait qu’on va sûrement pousser la tendance le plus haut possible. Seule une donnée fondamentale très forte et imprévue totalement pourrait faire lâcher prise à ces intervenants surpuissants. Voilà pourquoi, en dehors de toutes considérations fondamentales et techniques, je pense de plus en plus que la hausse actuelle pourrait encore aller beaucoup plus haut que les niveaux actuels !

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.