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Gros plan sur un maire qui se bat pour sa commune, sans se plaindre...
LA VIE DES COMMUNES ET COLLECTIVITÉS LOCALES
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jacques Grau, maire d’Assas (Hérault) : « Les services de l’État sont parfois un peu hautains et un peu distants. »
Assas est un village de 1500 habitants, situé dans le département de l’Hérault. Son maire, Jacques Grau, a récemment exposé son inquiétude après l’annonce du départ des deux médecins généralistes de la commune. Toutefois, des candidats se sont déjà manifestés et il est sur le point de signer avec un premier médecin. Pour lui, il n’était pas question de laisser ses administrés sans médecin. Ce sujet est aussi l’occasion d’aborder avec lui son engagement en faveur du développement durable, puisqu’il son village a été l’un des premiers de l’Hérault à ne plus utiliser de produits phytosanitaires.
L’Hebdo-Bourseplus : La presse locale fait part de votre inquiétude à la suite du départ des deux médecins généralistes d’Assas. Où en êtes-vous dans votre recherche ?
Jacques Grau : Ce n’est pas grave et nous ne sommes pas dans une zone déficitaire en soins. Ces deux femmes déménagent dans une commune voisine pour des raisons personnelles. J’ai déjà trouvé un médecin, je n’ai pas encore signé, mais c’est en bonne voie. Je ne pouvais pas laisser mon village, surtout les personnes âgées, sans un docteur, et je me suis démené pour en trouver un. C’est presque fait.
Partagez-vous l’inquiétude des maires ruraux ?
Non, mais il est certain que le rôle du maire est de plus en plus compliqué ! Ce qui m’énerve, c’est que les services de l’État, comme la préfecture, se déchargent de plus en plus sur les mairies, en demandant de plus en plus de choses aux maires. Je fais partie d’une commune qui n’est pas très loin de Montpellier, je suis issu du secteur privé, nous avons une certaine vision de la gestion et, quand je découvre certains courriers de la préfecture pour mettre en place des choses, je me demande comment ils font, parce que cela devient assez démentiel. Ceci dit, on ne peut pas dire que j’aie le blues…
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