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Nos banques filent du mauvais coton
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
La logique de retour des marchés dans leurs zones respectives d’échanges de l’année 2018 est confirmée. On peut croire ou non à la pertinence de cette logique, mais les faits sont là et bien là et c’est exactement ce que j’anticipais en tenant compte des éléments techniques et des comportements prévisibles des intervenants boursiers dominants. Il faut bien comprendre par là que ce n’est pas du tout dans l’intérêt des banksters de voir les marchés baisser trop fortement ou aller trop loin dans la baisse. Car cela risquerait de casser ce merveilleux mécanisme dont ils ont les manettes et qui leur procure tant de richesses faciles. Les banques centrales sont peu à peu passées sous leurs emprises et tout particulièrement en Europe où les banques commerciales sont tellement endettées qu’elles menacent d’écroulement tout le système. C’est ce chantage à la faillite systémique qui leur donne indirectement tant de pouvoir sur les institutions centrales et même les États qui leurs octroient des avantages exorbitants ( coûts usuraires des agios, emprunts gratuits auprès de la BCE, monopoles divers, ...). Ce n’est pas par hasard qu’aux États-Unis, Ben Bernanke alors Président de la Réserve Américaine, a eu le courage de liquider l’ancien Bankster Lehman Brothers en 2008 pour ne pas entrer dans une situation de soutien abusive. Cela a permis à la Fed de rester totalement et réellement indépendante et de pratiquer une politique monétaire parfaitement adaptée à l’économie américaine.
Aujourd’hui, dans la suite logique de ce que j’écris depuis des années dans mes analyses, on constate enfin la forte chute vertigineuse et toujours « inexpliquée » des cours de la Société Générale et avec une moindre gravité, ceux de la BNP-Paris et du crédit Agricole. Pis, les valeurs bancaires continuent de baisser alors que le marché s’est redressé de manière spectaculaire depuis fin décembre ! Il y a là assurément quelque chose qui ne tourne pas rond dans le scénario haussier actuel. A mon humble avis, nos grandes banques doivent vraiment filer du mauvais coton en ce moment, ce qui tôt ou tard va concerner directement l’État Français qui est leur garant en dernier ressort. Or, quand on connaît la taille de ces banques qui dépassent en cumulé le PIB de tout le pays, il y a vraiment du soucis à se faire. Voilà pourquoi, je ne pense pas un seul instant que le marché puisse se maintenir à des niveaux élevés car tôt ou tard la problématique de recapitaliser les banques va se poser et cela exigera énormément de liquidités et de ventes d’actifs sur les marchés. Par conséquent, plus les indices seront hauts, plus la tâche en serait simplifiée, voilà comment expliquer en partie la fameuse « logique » actuelle des marchés. Sur le plan strictement technique, l’indice Cac 40 a réussi à repasser au-dessus de la très forte barrière des 5.050 points et semble effectivement se réinstaller dans son ancien corridor de 2018, soit dans ce très large range entre 5.050 et 5.550 points, voire 5.650 points. Pour le moment, cela semble bien réussir et les investisseurs reviennent et recommencent à acheter très chèrement les « GAFAM » par exemple. Serait-ce déjà le moment de recommencer à vendre ?
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