Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

L’effort de retour au corridor 5.050-5.650 se précise

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

La phase de reprise amorcée sur l’ensemble des marchés financiers à partir de fin décembre se poursuit toujours. Toutefois, on observe un ralentissement de plus en plus net depuis quelques séances. A Wall Street, le Dow Jones semble commencer à manquer de carburant à l’approche de sa MM200 située actuellement autour de 25.000 points. A Paris, ce sont les 5.050 points qui représentent désormais un enjeu technique majeur. Alors que les indices US s’installent confortablement au centre de leurs anciens canaux respectifs (quasi) horizontaux de 2018, l’indice Cac 40 n’a pas encore franchi la porte de son ancien corridor de 2018, délimité par les bornes 5.050 et 5.650 points. Néanmoins, les choses continuent d’aller dans le bon sens et il ne devrait donc pas tarder à frapper à cette porte. Pendant ce temps-là, la MM200 actuellement autour de 5.100 points continue de converger également vers ce point pivot de 5.050 points. Une manière simple de considérer la situation technique actuelle consiste à se poser la question sur la réelle capacité de la Bourse de Paris à revenir durablement dans ce corridor.

Une autre façon de voir la même chose serait de se poser la question sur les raisons réelles qui l’ont fait sortir de cette zone par le bas au début du mois de décembre. Est-ce les craintes dues au conflit sino-américain et autres événements géopolitiques stressants pour les marchés ? Ou bien est-ce les menaces de baisse de liquidités dans le circuit bancaire et donc financier alors que les banques centrales ne peuvent plus l’alimenter avec des rachats d’actifs de type « QE » ? Je dirais probablement les deux mon général ! Alors que la phase de « normalisation » des marchés boursiers semble se rapprocher de son objectif technique optimal supposé, une autre question resurgit naturellement. Les marchés pourrait-ils se maintenir durablement aux niveaux qui étaient les siens en 2018 ? Avec du soutien, probablement oui mais sans, sûrement pas ! Autant savoir où on met les pieds quand on investit en Bourse. Acheter à prix cassés oui, surpayer non.

Au final du final, dans l’hypothèse où elles soutiendraient encore les marchés, les banques centrales continueraient dans ce cas à avaler les risques inhérents habituellement dévolus aux marchés, dont une part croissante de produits potentiellement toxiques. Outre-Atlantique, la Réserve Fédérale qui a beaucoup revendu depuis deux ans pourrait le faire en cas de besoin, mais en Europe, la BCE n’est même pas encore sortie de ses « QE » commencés en 2008 ! Cela a un coût représenté par l’endettement colossale de cette institution qui a crû de manière exponentielle depuis la crise des « sub-primes » et par conséquent, celui des États dont elle dépend. Tant que les marchés obligataires prêteront, cela fonctionne. Mais à la moindre crise politique ou financière, ils prêteraient beaucoup moins avec comme conséquences, des déséquilibres majeurs que l’on peut aisément imaginer. Le choix paraît alors assez polaire : soutenir les marchés en continuant à s’endetter ou bien les laisser corriger en évitant tout atterrissage brutal.

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