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Le Dow Jones tente une nouvelle échappée !
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
Un petit vent d’euphorie s’est emparé des marchés américains après les résultats des élections de mi-mandat ( « midtermes » ) aux Etats-Unis. Le scénario du rééquilibrage des forces politiques espéré par les marchés est bien celui que les électeurs ont choisi. Cela offre une visibilité dans ce domaine aux investisseurs jusqu’en 2020. Du coup, les acheteurs restés sur la touche au cours de la baisse récente des actions sont de retour et recommencent à reprendre du papier. Seulement, comme on peut le voir, de ce côté-ci de l’Océan Atlantique la furia acheteuse est loin d’avoir jeté son dévolu sur les actions du vieux continent. Même si les indices se sont nettement repris par rapport au creux du 26 octobre qui a vu le Cac 40 toucher un point bas à 4.896,80 points et le Dax réaliser un creux à 11.051 points, on reste loin, très loin des pics du 25 mai pour le Cac 40 à 5.657,44 points et du Dax à 13.596 points le 23 janvier. La faute à cette divergence baissière persistante dictée par une très large préférence des grands investisseurs institutionnels pour les très grosses multinationales américaines. On n’est plus du tout dans le schéma classique dans lequel tous les marchés montrent de concert, y compris avec quelques décalages de calendrier. Même à l’intérieur d’un même marché comme la Bourse de Paris, les disparités sont énormes comme vous pouvez en avoir un aperçu dans les pages suivantes de ce numéro dans mes analyses sur un échantillon de douze valeurs du SBF 120.
On commence à voir de plus en plus de titres qui ont déjà perdu plus de la moitié de leurs capitalisations boursières sur seulement quelques mois. Ce qui signifie que de plus en plus d’investisseurs locaux se sont appauvris, via leurs portefeuilles d’actions et qu’ils vont donc avoir du mal à soutenir le marché avec leurs futurs achats. Cela d’autant plus que les placements obligataires ne rapportent pratiquement plus rien en coupons, sans parler des frais des intermédiaires qui mangent le peu que cela pourrait encore rapporter. Forts de ce constat, les banksters et les assureurs-vie commencent à changer leurs fusils d’épaule et réorientent leurs stratégies commerciales vers les investissements immobiliers ! Ils estiment avoir épuisé le potentiel d’investissement en Bourse de leurs clients finaux et s’efforcent de les rediriger vers l’immobilier sachant que les produits obligataires sont de plus en plus invendables. D’autres proposent de l’obligataire américain qui rapporte actuellement du 3,20 %, ce qui est son niveau le plus haut depuis avril 2011 ! Même les actions américaines sont aujourd’hui concurrencées par ce marché qui aspire de plus en plus de capitaux étrangers alors que le Trésor US continue d’en émettre abondamment ( « QE » inversé ! ). Sur le plan technique, le rebond en cours sur le Cac 40 bute actuellement sur sa zone de résistance à court terme qui s’est formée autour de 5.150 points. Au-dessus, les niveaux de résistance suivants se trouvent successivement vers 5.200 points où passe désormais la MM50 dont le pente est fortement baissière puis 5.250 points correspondant à la ligne de résistance du nouveau canal de tendance baissier.
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