Le président de la CCI Paris-Ile-de-France fait le point sur le marché immobilier et sur la situation économique de la région Ile-de-France.

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Didier Kling, président de la CCI de Paris-Ile-de-France : « Si l’on discute avec les petits patrons, notamment dans le commerce et la distribution, c’est vrai qu’ils dépriment. »

Didier Kling est président du Cabinet Didier Kling & Associés, un cabinet d’expertise comptable qu’il a créé en 1979. Il est également commissaire aux comptes depuis 1978, expert auprès de la Cour d’appel de Paris depuis 1983, expert agréé par la Cour de cassation depuis 1999 et président de la Chambre nationale des conseils et experts financiers (CNCEF) depuis 2004. Il est par ailleurs le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France depuis 2016. Il répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous manifestez quelques inquiétudes sur le secteur de l’immobilier. Quels sont vos sujets de préoccupation ?

Didier Kling : L’immobilier est un secteur majeur : quand l’immobilier va, tout va bien. Et inversement. L’immobilier avait très bien démarré l’année dernière, avec des chiffres en forte croissance. Mais tous les indicateurs indiquent qu’il y a un plafonnement, une stabilisation, et même un recul des demandes de permis de construire. On voit bien que l’immobilier est moins en forme aujourd’hui qu’il y a un an. Pourtant, quand on se promène en Ile-de-France, on voit des grues partout, des chantiers partout, et l’on sait qu’il y a de très grands programmes, comme le chantier du Grand Paris qui représente 35 milliards d’euros. Si l’on ajoute à ces infrastructures tous les logements, tous les bureaux et toutes les constructions qui sont prévues, on atteint un budget total de 100 milliards d’ici à 2030... Donc, tout cela est de nature à soutenir puissamment l’activité. Pourtant, cela ne marche pas aujourd’hui.

Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, un certain nombre d’entreprises ont du mal à trouver les ouvriers dont elles ont besoin et il y a un goulot d’étranglement. Par exemple, sur un métier aussi simple que les poseurs de câbles, la formation n’est pas très longue, on peut former les gens simplement, mais c’est un métier qui n’est pas très attractif et on ne trouve pas de candidats. Toutefois, cela n’explique pas la baisse des demandes de permis de construire. Les spécialistes nous expliquent que, comme toujours, un an avant les élections municipales, les permis de construire chutent parce que les maires et les conseillers municipaux ne veulent pas que leur ville soit un chantier en période d’élections municipales. Il paraît que c’est assez régulier... Donc, un an auparavant, tout est gelé et l’on ne construit plus... Enfin, indépendamment de la surchauffe, il y a de la part des entreprises une petite inquiétude en termes de visibilité. Il y a un besoin important en matière de logement, mais les gens s’interrogent car les taux d’intérêt sont en train de remonter. Ce sont des facteurs conjoncturels qui sont désagréables et qui participent à ce climat un peu morose.


Les professionnels espèrent un choc de l’offre à travers la loi Elan et la suppression progressive de la taxe d’habitation. Mais est-ce réellement suffisant, car la lisibilité de ces mesures n’est actuellement pas évidente dans notre vie quotidienne ?

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.