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La chasse immobilière, un secteur en développement...
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Lara Bel, directrice d’Homelike Home Bordeaux : « Il y a de plus en plus de gens qui viennent à Bordeaux pour changer de vie. »
Cette semaine, à travers cet entretien, nous abordons deux sujets : la chasse immobilière et le marché immobilier bordelais. Après douze années de chasse immobilière parisienne en tant qu’associée, Lara Bel lance l’agence bordelaise d’Homelike Home. Objectif : aider les néo- bordelais à dénicher le bien idéal dans un marché de plus en plus tendu. Ingénieur de formation, Lara Bel rejoint en 2005 Homelike Home, l’une des premières agences de chasse immobilière de France née deux ans auparavant. Cette reconversion professionnelle intervient après trois années passées aux États-Unis où le service est répandu… Elle souligne : « Bordeaux n’en finit plus de se développer, d’embellir, et d’attirer cadres, entrepreneurs et investisseurs français et étrangers. J’accompagne leurs projets immobiliers jusqu’au Bassin d’Arcachon et au Cap Ferret : résidence principale, secondaire, investissement locatif clé en main, locaux professionnels… Notre service rencontre déjà un vif succès ! »
Désormais à 2 heures de Paris par la LGV, bénéficiant d’une architecture et d’un environnement exceptionnels, et d’une économie en plein essor, la capitale gironde rafle en effet toutes les médailles : trophée « European Best Destination » en 2015, ville la plus tendance du monde pour le Lonely Planet en 2016, meilleure destination en 2017 pour le Los Angeles Times, « France’s greatest city » pour le Telegraph, ville la moins stressante de France (étude Zipjet)… En 2018, pour la deuxième année consécutive, Bordeaux arrive en tête des villes d’accueil potentielles préférées des cadres franciliens (58 %) selon une enquête Cadremploi. Évidemment, cet engouement a un impact fort sur les prix immobiliers, mais la situation commence à se calmer : « D’ici à quinze ans, Bordeaux devrait générer 10 à 20 % de surperformance par rapport à la moyenne des prix des 10 plus grandes villes de France. On ne peut donc pas parler de bulle, mais d’un atterrissage en douceur, qui apparaît nettement quand on analyse plus finement l’évolution de l’activité immobilière bordelaise récente : l’indice de tension immobilière (ratio demande / offre), après avoir grimpé de 48 % entre septembre 2016 et juin 2017, a reculé de 18 % entre mai et décembre 2017 et, pour la première fois depuis 18 mois, les prix ont évolué de 0 % entre janvier et février 2018 ».
L’Hebdo-Bourseplus : La chasse d’appartements est souvent associée au bien exceptionnel que l’on recherche pour un milliardaire chinois ou russe… Est-ce cela, ou le principe se démocratise-t-il ?
Lara Bel : Cela se démocratise beaucoup. C’est vrai que les gens ont toujours cette image, alors que depuis que nous avons démarré, nous avons toujours eu des petites recherches, pour deux ou trois pièces, mais nous n’avons jamais eu de milliardaires russes ! On a effectivement des recherches de biens un peu exceptionnels mais, lorsque le client travaille énormément, ce qui est le cas des jeunes cadres parisiens, nous le faisons. Il y a aussi les primo-accédants qui ont peur de faire une mauvaise affaire pour leur premier achat. Il y a tellement de choses sur le marché, ils ne savent pas analyser les diagnostics, ils ont peur et ils font appel à nous.
Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui n’a pas forcément les mêmes goûts ? C’est un peu comme pour conseiller un restaurant, l’adresse ne sera pas la même selon le niveau social ou culturel de la personne…