Immigration. Le naufrage français.

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

C’est le livre choc de la rentrée qui vient d’être édité par le site Riposte Laïque. En général, les ouvrages qui traitent de la question de l’immigration photographient la situation dans les très grandes agglomérations ou les banlieues difficiles. Or, cette fois-ci, Marcus Graven, contributeur à Riposte Laïque, nous emmène dans ces villes moyennes que l’on pensait être restées à l’abri du phénomène migratoire. Il raconte que cet été il a dû accompagner sa nièce, accidentée, dans plusieurs grandes villes où elle devait passer des concours importants pour son avenir. Ses conclusions sont sans appel : il ne reconnaît plus la France qu’il avait aimée dans les années 80 ou 90, avant de partir en Nouvelle-Calédonie : « Je n’avais pas trop voyagé en France depuis longtemps et le changement saute aux yeux ! On nous dit que nos yeux ne voient pas ce qu’ils voient et j’ai pu constater que, dans chaque ville, je me suis retrouvé au milieu d’une population différente de celle que j’avais connue. Dans ma ville de naissance - je venais d’un milieu modeste - j’ai découvert une autre population : celle dont je faisais partie est en train de disparaître complètement et il y a une autre population qui prend sa place. Je pourrais parler du grand remplacement, comme le fait Renaud Camus, mais il est vrai que lorsque l’on voyage un peu, on ne voit plus que cela. C’est un autre pays que j’ai vu. Par exemple, à Nantes, en arrivant sur la place du Commerce, près du château d’Anne de Bretagne, je me suis sincèrement demandé où j’étais. J’ai pris le tram et je me suis demandé si ce n’était pas tout Dakar ou Bamako qui était venu à Nantes ! » C’est comme cela qu’est née l’idée de ce livre percutant qui nous propose un tour de France de ces villes moyennes, de Brest à Nantes, en passant par Rennes, Grenoble, Clermont-Ferrand, Roanne et Lille.

Partout, Marcus Graven a pu observer les effets pervers de la tiers-mondialisation et son état des lieux est consternant : « À Brest, à neuf heures du matin, les dealers s’installent en plein centre-ville. À Rennes, clochards et punks à chiens pataugent dans la pisse et le dégueulis. À Grenoble, le quartier de la Villeneuve est totalement islamisé. A Roanne, les musulmans ont remplacé les travailleurs espagnols et italiens. À Clermont-Ferrand, les Turcs ont fait le tour du quartier en klaxonnant plusieurs heures… À Lille, 42 des migrants africains de l’Aquarius sont devenus des Ch’tis. À Nantes, 300 clandestins sont installés dans le centre-ville, un nouveau Calais ! » Tous ceux qui connaissent ces endroits partageront ce même sinistre constat, c’est factuel. Ainsi, à Nantes, la situation est devenue si tendue que des jeunes femmes ne peuvent même plus se promener seules le soir...

Pour Marcus Graven, l’affrontement civilisationnel est inéluctable. Pourtant, de nombreux Français s’évertuent à vouloir faire preuve de tolérance à l’égard des migrants. L’auteur s’insurge : « La tolérance, c’est un camouflage, c’est une façon de ne pas voir ! Sous le nom de tolérance, il y a ce refus d’ouvrir les yeux et c’est une sorte de lâcheté qui consiste à ne pas s’opposer et à laisser faire. Mais il ne faut pas oublier que, quand on ne laisse pas faire, on court aussi de gros risques. Certains préfèrent baisser les yeux, ne pas voir, jusqu’à ce qu’il y ait un impact très fort sur soi ou sa famille ». Toutefois, résister et se se battre n’est pas toujours facile, y compris pour l’équipe de Riposte Laïque : « Au quotidien, on prend de gros risques, on se retrouve très facilement devant les tribunaux, il ne faut pas se leurrer, et puis, on a aussi des risques physiques puisque les menaces de mort sont assez courantes. » Marcus Graven nous confie qu’il avait noté des faits similaires, mais à un niveau moins élevé, il y a presque vingt ans, avant de partir hors de métropole : « J’écris mon journal depuis plus d’une trentaine d’années et je suis en train de relire mes textes des années 2000. Je venais en France assez souvent et c’est exactement la même chose qu’aujourd’hui : simplement, tout s’est aggravé ! Auparavant, on sentait que tout cela fermentait, mais à présent, on atteint un stade de fermentation assez avancé. Et il n’y a aucune raison pour que cela s’arrête. »

Il déplore que les Français soient tétanisés et ne réagissent pas. Certains essaient de survivre en évitant les coins chauds, or le pire est à redouter : « Il arrivera un moment où l’on ne verra plus rien, tout semblera normal. On sera remplacé.... Les choses vont se faire petit à petit. Il n’y aura même plus de naufrage, mais ce sera une autre population et une autre France. Maintenant, si les Français acceptent cela, nous n’aurons plus rien à dire, sauf à rester dans notre coin. Il y a toujours ce refus de voir. Les gens sont dans le déni. Ils me disent que c’est comme ça, que l’on n’y peut rien, tant que ce n’est pas dans leur rue, ce n’est pas très grave... Voilà ce que j’entends ! On écarte le problème le plus possible mais, un jour, il sera trop tard ! » Car le temps constitue aussi un facteur essentiel dans le processus de ce combat civilisationnel : « De nombreux pays européens commencent à refuser cette immigration. Les populations européennes changent petit à petit vis-à-vis de la question de l’immigration, mais c’est très lent et l’on peut s’interroger sur qui va gagner entre cette lenteur du changement et la réalité des faits. » Un livre écrit par ailleurs avec beaucoup d’humour, dans l’esprit du site Riposte Laïque, qui traite d’un sujet grave, celui de ces villes moyennes de France en voie de tiers-mondialisation.

« Immigration. Le naufrage français » de Marcus Graven est publié par Riposte Laïque.

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