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Facebook ébranle la confiance du Nasdaq
ANALYSE GRAPHIQUE
✍️ Par Mustapha GHAILANE
L’effet marquant de la semaine écoulée est sans aucun doute la dégringolade du titre Facebook sur le marché du Nasdaq, suite à la publication de résultats trimestriels qui ont fortement désarçonné la communauté des accros aux « GAFAM ». Le titre a perdu 36,00 dollars en une seule séance de Bourse soit l’équivalent de 105 milliards de dollars partis en fumée entre la clôture de la veille et l’ouverture de la Bourse du 26 juillet. A cela, il faut ajouter quelques dizaines de milliards de dollars sur les chutes de Twitter et de Netflix ainsi que d’autres valeurs de moins grande importance. Les titres les plus fragiles de ce marché aux capitalisations démentielles commencent à plier sérieusement et provoquer des dégâts conséquents sur les portefeuilles des investisseurs qui se sont trop engagés dans ce type de dossiers. Les effets cumulés sur l’indice Nasdaq Composite lui-même sont loin d’être négligeables, même si certains vendeurs ont vite fait de replacer les produits de leurs ventes sur d’autres valeurs du même secteur.
Ceci rappelle curieusement la période 2000-2001 lorsque les investisseurs se ruaient sur tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la « techno ». Le cas AOL et bien d’autres s’étaient terminés par des déconfitures mémorables jusqu’à la disparition totale dans certains cas. Non, Facebook n’est pas une valeur technologique, c’est juste un utilisateur assez basique d’une technologie déjà vieille de vingt ans ! Comme tous les réseaux sociaux, ils se sont juste adaptés brillamment aux tendances des usagers du net par une standardisation à destination du large public.
A présent que la conquête des novices a déjà fait le tour de la planète, les marges de croissance diminuent fortement alors que la concurrence s’exacerbe entre réseaux américains à l’instar de Twitter, Google+ et Instagram, pour ne citer que les plus connus. Bientôt, les réseaux sociaux chinois, russes et brésiliens vont entrer dans la danse comme jadis l’électronique avec le Japon et l’industrie manufacturière avec les dragons asiatiques puis la Chine. Seules des titres comme Intel, Microsoft, Apple ou Google ont réellement des avances technologiques majeures qui les maintiennent loin de la concurrence, parce qu’ils ont su investir dans le big data de manière décisive.
Mais, malgré cela, leurs capitalisations boursières ne semblent pas intégrer de futurs ralentissements dans leurs croissances. Sur le plan technique, l’indice Nasdaq Composite a cassé un premier support important ( voir plus loin l’analyse spécifique sur cet indice ). Sur les autres marchés, dits traditionnels, il n’y a quasiment pas eu d’impact après la dégringolade de Facebook. Ainsi, sur le Cac 40, le mouvement de reprise s’est poursuivi sans heurts pour déborder la zone de résistance intermédiaire importante de 5.450 points. Actuellement à 5.520 points, il commence à entrer dans la zone de résistance majeure à long terme, située entre 5.550 points et 5.650 points. Reste-il encore assez d’essence dans le moteur de la Bourse de paris pour franchir ce cap, malgré l’alerte du Nasdaq ? C’est peu probable.
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