Gros plan sur le premier portail collaboratif de développement, d’accompagnement et de financement dédié aux entrepreneurs.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
Céline Viala, fondatrice de DreamTakeoff : « Nous sommes une entreprise sociale et solidaire qui vise à promouvoir et à démocratiser l’innovation et l’entrepreneuriat. »
C’est une Française, Céline Viala, qui est à l’origine du premier portail collaboratif de développement, d’accompagnement et de financement dédié aux entrepreneurs. DreamTakeoff est une solution démocratique, participative et modulaire qui vise à aider l’entrepreneur à créer et à développer son entreprise. C’est le premier e-incubateur® de projets entrepreneuriaux et le premier e-accélérateur® de performance des TPE/PME avec des solutions participatives. Il s’agit d’un concept innovant et unique au niveau mondial issu du domaine de l’ESS (Économie Sociale et Solidaire). L’idée de base est que dès lors que l’idée d’un porteur de projet est reconnue par la communauté (DreamInnov), celui-ci puisse obtenir des ressources (DreamFunding) pour financer des experts (DreamExperts) et développer son projet, ceci où qu’il se situe, quels que soient ses disponibilités, ses moyens et son réseau. Cette approche est unique au monde, comme nous l’explique Céline Viala, fondatrice de DreamTakeoff.
L’Hebdo-Bourseplus : Êtes-vous partie du postulat qu’il est de plus en plus complexe de créer une entreprise, car on est sollicité de toutes parts mais on ne sait jamais à qui s’adresser, comme dans un labyrinthe et, face à tous ces rails, DreamTakeoff se positionne comme une sorte de gare de triage ?
Céline Viala : Il y a beaucoup d’acteurs autour de l’entrepreneuriat, des acteurs publics et des acteurs privés, et la problématique des experts, même dans les acteurs publics, c’est qu’ils n’ont qu’un petit nombre d’experts avec lesquels ils travaillent, avec des tarifs fixes, et il n’y a pas forcément d’adéquation entre le budget du porteur et le montant de la prestation de l’expert. Il faut plutôt laisser la libre décision au porteur, notamment à travers les solutions de crowdsourcing, de choisir lui-même l’expert qui lui convient et pas un expert poussé par l’incubateur privé ou physique, ou des CCI qui ont leurs experts qui les poussent… Pour l’instant, le projet est encore récent, nous faisons des partenariats avec des régions qui vont souder leur écosystème entrepreneurial sur la plate-forme pour utiliser nos outils, mais nous aimerions plutôt être un hub qui va ensuite reventiler vers les pôles de compétitivité, selon le secteur de l’entreprise, ou au niveau d’autres acteurs. Par exemple, la BGE (Boutique de gestion des entreprises) répond bien aux problématiques des créateurs. Nous avons aussi comme mission de faire des partenariats et de fédérer plusieurs incubateurs et accélérateurs selon la localisation géographique, le secteur ou les besoins de l’entreprise.
Comment vous différenciez-vous ?
Nous sommes innovants pour plusieurs raisons. D’une part, une solution comme celle-ci n’existe nulle part au monde. Nous avons fait un benchmark et en tant que chercheurs à la base, nous avons réalisé une revue de la littérature dans les bases de données scientifiques internationales, et un tel concept n’existe pas. Il existe bien des solutions de co-création, de co-développement et de co-financement participatif, mais pas intégrées sur une seule et même plate-forme. Il existe des incubateurs et des accélérateurs en ligne, mais ceux-ci ne sont pas participatifs. Il s’agit essentiellement de sites vitrines qui recueillent les besoins des entrepreneurs pour leur vendre des prestations. Preuve de cette unicité, nous avons déposé la marque e-incubator® et e-accelerator® au niveau international. Nous possédons les quatre formes de crowdfunding (crowdgiving, crowdfunding, crowdlending et crowdequity) en plus des solutions de crowdsourcing en amont au niveau de la cocréation, et en aval au niveau du codéveloppement et des ventes. Nous sommes le partenaire de plusieurs collectivités locales au niveau national, en plus d’être celles à l’origine des écoles de commerce et d’ingénieurs et des universités. Notre essence est sociétale et nous sommes agréés « ESS ». Nous avons comme objectif de devenir un « hub pour l’entrepreneuriat » et de fédérer les différents acteurs du domaine.
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