Le réseau Century 21 et Airbnb proposent de faciliter la sous-location.

LA VIE DE L’IMMOBILIER

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Laurent Vimont, président de Century 21 : « Le bailleur va maintenant trouver un intérêt à ce que le sous-locataire sous-loue le logement. »

Le réseau d’agences immobilières Century 21 et la plate-forme de mise en relation Airbnb ont conçu un avenant au bail qui prévoit un partage des revenus entre locataires et propriétaires d’un logement sous-loué. En effet, en France, la sous-location cachée est illégale et un locataire n’est pas autorisé à mettre le logement qu’il occupe à la disposition d’un tiers en contrepartie d’un loyer, sans l’accord préalable du bailleur. Mais les choses changent, puisque le réseau d’agences immobilières Century 21 et la plate-forme d’hébergement Airbnb annoncent un accord, qu’ils qualifient d’« historique », visant à « simplifier et faciliter la sous-location de logements à des voyageurs jusqu’à 120 jours par an ».

Concrètement, ce « Bail Century21 Airbnb-compatible » - qui prendra la forme d’un avenant au bail locatif existant - prévoit un partage des revenus générés par la sous-location du bien à des voyageurs : soit 70 % des gains pour le locataire, 23 % pour le propriétaire et 7 % pour l’agence immobilière. Dès lors que le propriétaire aura validé son accord, l’agence immobilière se chargera de la mise en ligne de l’annonce sur le site Airbnb et de toutes les démarches administratives nécessaires. Il incombera ensuite « au locataire d’enrichir l’annonce, de renseigner sur le site ses disponibilités, de fixer son prix et d’accueillir les voyageurs », précisent les deux partenaires. Laurent Vimont, président de Century 21, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Le marché immobilier semble de plus en plus morcelé avec, d’un côté, beaucoup de demandes et peu d’offres dans les villes attractives et, à l’inverse, de nombreux biens à vendre et peu de clients à la campagne… Quelle est votre opinion ?

Laurent Vimont : C’est un marché en peau de léopard dans lequel, effectivement, il y a plusieurs vitesses. Vous avez dans les grandes agglomérations beaucoup plus de gens qui veulent acheter que de gens qui veulent vendre, vous avez autour de ces grandes agglomérations un marché un peu plus équilibré et puis, dans les zones rurales ou un peu plus reculées, des difficultés à vendre puisqu’il y a beaucoup moins d’acquéreurs qu’il n’y a de vendeurs et les prix ont tendance globalement à baisser. Mais il faut retenir que nous sommes sur un marché extrêmement dynamique et nous devrions réaliser en 2018 autant de ventes qu’en 2017 : soit entre 950 000 et 970 000 transactions. Donc, c’est un marché en bonne santé.


Sommes-nous arrivés au bout de cette hausse des prix dans les zones tendues puisque, si les taux devaient remonter, certains estiment que les vendeurs vont devoir faire des efforts ?

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