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Gros plan sur la première plate-forme collaborative en assurances
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Thierry Delcupe, fondateur de Wizzas : « Nous souhaitons revenir aux fondements de l’assurance. »
Wizzas se positionne comme la première plate-forme collaborative dans le domaine de l’assurance. En effet, les consommateurs considèrent l’assurance comme un produit complexe et beaucoup d’entre eux pensent souvent qu’ils sont assurés plusieurs fois pour les mêmes choses ou pour ce dont ils n’ont pas besoin. Wizzas leur propose une co-conception avec les assureurs de produits et services d’assurance, à partir de leurs besoins exacts. La jeune pousse a été primée au Grand Prix de l’innovation de la Ville de Paris dans la catégorie « Expérience Client Réinventée ». Wizzas s’adresse également à tous ceux qui sont généralement mal ou insuffisamment couverts par les produits d’assurance traditionnels : particuliers, associations, professionnels, entrepreneurs... Ils ont tous des besoins spécifiques ou sont réunis autour de la même passion, activité, objet ou nouveaux usages.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous mettez en place la première plate-forme collaborative en assurance, à travers de l’achat groupé. Or, par définition, l’assurance n’est-elle pas déjà de l’achat groupé à travers le partage de risque ?
Thierry Delcupe : À l’origine de l’assurance, pour les Vénitiens, celle-ci consistait à répondre à leurs propres besoins et à trouver des réponses qui leur conviennent. À partir de là est partie l’assurance mais, après, beaucoup de choses ont évolué et nous souhaitons revenir aux fondements de l’assurance. Notre but est d’analyser les besoins des consommateurs, ce qui n’est plus fait aujourd’hui, puisque les produits d’assurance sont devenus des produits sur étagères, créés pour des masses, et le risque est que ces masses ne s’y retrouvent pas. C’est ce que nous constatons aujourd’hui. Quand vous posez la question aux consommateurs, ils disent toujours qu’ils s’aperçoivent à l’usage - c’est-à-dire quand ils en ont besoin - que le produit n’est pas en adéquation avec leurs besoins et qu’ils se retrouvent obligés de devenir leur propre assureur dans un certain nombre de cas. En revenant à l’origine de ce qu’est l’assurance, on part du besoin du consommateur et nous fédérons, autour du besoin de cette personne, d’autres personnes qui ont les mêmes besoins pour revenir vers les assureurs et vérifier ce qui est le plus proche du besoin exprimé.
Vous évoquez les origines de l’assurance : lorsqu’il a fallu assurer Christophe Colomb et ses navires, c’était déjà une assurance spécifique qui était négociée de la main à la main…
Absolument et nous voulons revenir à ce principe. Aujourd’hui, pour répondre à des notions de mutualisation qui sont indispensables pour les assureurs, il y a eu très vite des situations consistant à distribuer des produits qui ne correspondaient pas totalement aux attentes : un client avait besoin d’un produit bleu, mais on lui proposait systématiquement un produit rouge... Et, pour brouiller les pistes, chaque commercial dispose d’argumentaires... Le client a l’impression d’être couvert comme il le souhaite, mais il découvre la réalité tardivement.
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