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L’opposition souhaite ouvrir le débat sur les conditions d’acquisition de la nationalité française.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Pierre-Henri Dumont, député LR du Pas-de-Calais : « Nous sommes une génération de jeunes députés profondément attachés à la nationalité française, aux valeurs de la République et aux valeurs de la France. »
Pierre-Henri Dumont s’est imposé en quelques mois comme l’icône du renouvellement au sein des Républicains à l’Assemblée nationale. À 30 ans, le député du Pas-de-Calais a su se faire remarquer par ses nombreuses interventions, son sens de la repartie dans l’hémicycle et son dynamisme. Quelques semaines après un nouvel attentat à Paris, lorsque l’on a appris que le jeune terroriste était né en Tchétchénie, réfugié en France, et qu’il avait acquis la nationalité française parce qu’il était mineur lorsque sa mère a été naturalisée, Pierre-Henri Dumont a proposé au gouvernement d’engager une réflexion sur l’acquisition de la nationalité française. C’est un sujet sensible pour le parlementaire, qui est confronté en permanence à ce problème dans sa circonscription. Il estime qu’un candidat à la nationalité doit exprimer son attachement à notre pays et manifester un profond respect à l’égard des valeurs fondatrices de la République. Pierre-Henri Dumont répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : En prenant l’exemple de ce terroriste né en Tchétchénie qui a commis un attentat à Paris, vous souhaitez ouvrir un débat sur la nationalité. Faut-il remettre en cause le droit du sol ?
Pierre-Henri Dumont : Je ne souhaite pas remettre en cause le droit du sol par rapport au droit du sang, mais je constate que le terroriste en question est quelqu’un qui est né à l’étranger, en l’occurrence en Russie, et qu’il n’a effectué aucune démarche pour obtenir la nationalité française, alors que tous les étrangers majeurs qui veulent devenir Français doivent faire tout un tas de démarches. C’est extrêmement compliqué et, parfois, les décisions vont à l’encontre de ce que l’on aurait pu penser. Il y a deux poids deux mesures entre le droit de la nationalité pour les mineurs étrangers et celui pour les majeurs étrangers. J’ai demandé au gouvernement qu’au moment de leur majorité, il y ait au moins un acte entrepris par les jeunes majeurs afin qu’ils manifestent leur volonté d’appartenir à la communauté nationale.
Ce jeune homme est né en Tchétchénie d’une mère française : donc, il est Français par le droit du sang…
Alors, il est né étranger et, quand il est arrivé en France, sa mère a été naturalisée ensuite. Il est devenu Français parce que sa mère s’est réfugiée en France et, lorsque sa mère s’est séparée de son père, elle a fait une demande de naturalisation. Dans le droit des étrangers, la loi précise que tout mineur dont le parent a la charge effective de l’enfant, lorsqu’il devient Français, devient Français automatiquement. Je souhaite donc que le jeune étranger mineur, au moment où il devient majeur, fasse une démarche proactive pour valider définitivement sa nationalité française. C’est d’ailleurs ce que doit faire chaque étranger majeur qui veut devenir Français.
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