30 jours pour se caser.

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Cette semaine nous abordons un sujet plus léger puisque nous sommes à l’approche de l’été… Alex Wagner, fondateur de l’Institut du coaching amoureux propose un guide pratique intitulé « 30 jours pour se caser, ou moins si vous lisez vite », destiné aux hommes qui hésitent à entrer en contact avec des femmes et qui souhaitent séduire avec bienveillance, écoute mutuelle et respect. Actuellement, une personne sur deux est célibataire, alors que l’un des facteurs d’explication de l’accroissement du célibat et du besoin de coaching est que les codes amoureux ont évolué. Par manque de confiance en eux, ou à défaut d’avoir les bonnes références, les hommes sont perdus et ne savent pas comment agir. Les déceptions les découragent et certains attendent même que les femmes les choisissent. Mais celles qui assument leur désir et agissent en conséquence ne sont encore pas suffisamment nombreuses et elles sont souvent stigmatisées par la persistance de clichés machistes… Alex Wagner a publié un code de bonne conduite à destination des hommes afin de poser les fondements d’une séduction respectueuse, à l’opposé du harcèlement de rue. Love coach certifié formé à la PNL (certification en programmation neurolinguistique), il a fondé il y a cinq ans Morning Kiss, l’Institut du coaching amoureux au sein duquel il accompagne, avec ses équipes de coachs, des hommes et des femmes qui souhaitent faire évoluer leur situation amoureuse.

En effet, souligne Alex Wagner, « aujourd’hui, à l’ère du numérique, on a l’impression, avec les sites de rencontre et les applications qui se multiplient, que trouver l’amour est à trois clics de souris, alors qu’il est de plus en plus difficile de trouver des rencontres et de les concrétiser en relation. J’ai d’abord conçu pour moi-même ce savoir-faire et ce savoir-être parce que, en remontant quinze ans en arrière, j’étais en galère personnelle par rapport aux femmes. Je n’avais peut-être pas eu les bons modèles masculins dans mon enfance et peut-être pas les bonnes expériences formatrices, donc je n’ai pas eu le bon mode d’emploi. Mais j’ai découvert que tout cela se travaillait et que c’est simplement une facette du développement personnel. Il s’agit de dépasser des croyances limitantes et des blocages pour devenir soi-même ».

En effet, il y a beaucoup d’hommes qui ne savent pas comment aborder une femme qu’ils croisent dans un lieu public et les mots ne sortent pas : « Effectivement, c’est facile à dire en quelques phrases... La complication, c’est que l’on ne sait pas comment s’y prendre ou ce que l’on doit dire, on a surtout peur du rejet et du refus. Draguer, cela demande un certain courage, c’est du développement personnel. Cela veut dire avoir l’humilité de tester des choses nouvelles, avoir le courage de sortir de sa zone de confort et de confronter et surmonter ses peurs ».

Il aborde la question des sites de rencontres en soulignant que ce n’est pas la panacée : « On est sur un terrain très concurrentiel, encore plus concurrentiel pour les hommes qui cherchent à rencontrer des femmes et il y a des difficultés pour les deux sexes car l’information est très incomplète. On est devant une fiche, avec une, deux ou trois photos, du texte, et l’on n’a pas toute la richesse de communication statique non verbale et paraverbale que l’on peut avoir lors d’une rencontre dans la vie réelle. Il est très facile de monter très haut dans son imaginaire quand on connaît seulement 5 % d’une personne via un site de rencontre et l’on remplit les 95 % restants par une sorte de fantasme projeté. Cela peut durer des jours ou des semaines et, dans certains cas, même des mois, alors que tout cela peut partir en fumée en cinq secondes quand on se retrouve autour d’un verre... » D’ailleurs, il faut que la rencontre puisse avoir lieu très rapidement : « Il faut déjà avoir un échange téléphonique très vite, parce que la voix va communiquer beaucoup de choses par son timbre, sa tonalité, son rythme ou sa chaleur. Ensuite, si cela colle au téléphone, autant prendre un verre rapidement pour voir si le feeling est vraiment là ».

Ensuite, Alex Wagner dispense de nombreux conseils comme, lors du premier dîner, le fait de s’installer côte à côte et non face-à-face : « Ce n’est pas une obligation et cela peut ne pas être possible selon les établissements. Mais c’est mieux d’être côte à côte, parce que cela apporte une certaine proximité physique : on est dans une dynamique de complicité et non dans une dynamique d’opposition qui rappellerait celle d’un entretien d’embauche. Un premier rendez-vous doit être un moment fun et léger, ce n’est pas un interrogatoire de recrutement ! Quand on est assis côte à côte, on peut plus facilement commencer à instaurer un toucher, petit à petit et, si l’intérêt est réciproque, on peut avoir des sujets de conversation partagés à commenter, par exemple lorsque des gens passent devant… Beaucoup de femmes aiment bien qu’un homme prenne des initiatives et, dès le premier rendez-vous amoureux, il va proposer à la femme de se mettre à côté de lui, plutôt qu’en face-à-face ». Il faut aussi permettre à la femme de deviner ce que l’on va faire, sans trop le montrer : « Il faut d’abord adopter une certaine estime de soi, un état d’esprit consistant à avoir la conviction que l’on apporte de la valeur et quelque chose à partager et il faut être bienveillant. Cette confiance en soi va nous permettre d’oser, de prendre des initiatives et d’aller de l’avant. Sans initiative, on va vers de l’amitié pure, ce n’est pas ce qui est recherché... »

Il consacre également un chapitre à la séduction et à la manipulation. La conquête passe-t-elle toujours par une certaine forme de manipulation ? Pour Alex Wagner, « cela dépend ce que l’on entend par manipulation. Oui, cela passe par certains leviers de persuasion et d’influence, mais est-ce de la manipulation ? Cela dépend de l’intention que l’on a derrière. Dès lors que l’intention est de faire faire à quelqu’un quelque chose que cette personne pourrait regretter le lendemain, on est dans la manipulation et c’est à proscrire absolument d’un point de vue éthique. En revanche, si l’intention s’inscrit dans un schéma gagnant-gagnant, en cherchant à apporter quelque chose et à être dans un partage, c’est différent. L’écrivain britannique Benjamin Russel a dit que la séduction ne consiste pas à chercher à faire faire à quelqu’un quelque chose qu’il pourrait regretter, mais plutôt quelque chose qu’il veut secrètement déjà faire... »

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.