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Les emprunteurs reviennent sur le marché immobilier
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Frank Levy, directeur général du groupe Ace Crédit : « Il est presque quasiment impossible, pour un célibataire d’une quarantaine d’années qui gagne bien sa vie, d’acheter un bien à Paris. »
Dans sa dernière étude, Ace Crédit indique :« La période est très bonne en termes de taux d’intérêt pour les futurs acquéreurs. Les taux se maintiennent à des niveaux très bas. Nous pouvons par exemple obtenir, pour un bon dossier, un taux de 1,25 % pour un emprunt sur 20 ans. Les taux sont maintenus à ces niveaux par un mécanisme de concurrence entre les établissements bancaires. Le crédit immobilier est traditionnellement considéré par les banques comme un produit d’appel pour attirer de nouveaux clients. Elles font donc beaucoup d’efforts pour être très attractives lorsqu’un futur propriétaire se présente à la recherche de son crédit ». Créé en 1995, Ace Crédit est l’un des premiers acteurs historiques du marché du courtage en prêt immobilier, avec 81 agences réparties sur le territoire, dont 12 en Île-de-France. Frank Levy, directeur général du groupe Ace Crédit, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Comment analysez-vous cette période pour le marché du crédit immobilier ?
Franck Levy : Il y a eu une accalmie au cours du premier trimestre 2018, une réaction après la phase de rachat de crédits qui a été importante mais, depuis le mois d’avril, la demande est plus importante. Je ne sais pas pourquoi le marché a été assez atone au cours du premier trimestre, mais nous avons pas mal de demandes depuis le début du mois d’avril. Les taux sont restés très bas et la baisse se poursuit pour certaines banques. Nous avons des taux autour de 0,75 % pour 10 ans sur les bons dossiers ou 0,89 % sur 12 ans. Les gens le savent et le marché reprend. Peut-être est-ce aussi lié à la météo, qui redevient plus clémente. Les conditions d’octroi des banques sont assez ouvertes et nous ne constatons pas de difficultés majeures pour l’obtention d’un crédit. Compte tenu des volumes gigantesques qui ont perduré au cours de ces dernières années, les banques ont toujours des objectifs forts pour 2018 et la concurrence fait que les taux restent bas. Par ailleurs, les primo-accédants ne sont pas exclus du marché du crédit, même si c’est difficile en région parisienne, en raison des prix élevés. Personne n’est devin, mais les prévisions sont plutôt positives et il y a peu de chances de voir les taux repartir à la hausse.
Dans votre dernière étude, vous incitez ceux qui vont émettre une demande de crédit à soigner leur image bancaire. Cela signifie-t-il qu’il y a encore des dossiers qui posent un problème ?
Nous avons fait cela pour conseiller ceux qui sont dans leur première acquisition. Les banques n’ont pas de problème particulier pour prêter aux primo-accédants, même à 100 %, voire 108 % pour certaines banques. Encore faut-il, au moins pour la forme, avoir des relevés de compte cohérents. Il faut montrer qu’en passant du statut de locataire à celui de propriétaire, avec un léger saut de charges, cela ne posera pas de problème à la banque.
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