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Comprendre les débats autour du CETA et des traités de libre-échange.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Vincent Bru, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques : « La présentation que l’on a faite du CETA, en disant que cela allait tuer l’agriculture française, ne correspond pas forcément à la réalité. »
Vincent Bru est député des Pyrénées-Atlantiques et il siège au sein du groupe du Mouvement démocrate et apparentés. Il a notamment été maire de Cambo-les-Bains et conseiller départemental. Il est également maître de conférence à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour où il enseigne le droit public et administratif. Pour les lecteurs de L’Hebdo-Bourseplus, il revient sur les débats autour du CETA et des différents traités de libre-échange.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous êtes plutôt libéral et centriste : comment expliquez-vous que l’idée du libre-échange soit aussi mal perçue dans l’opinion publique ?
Vincent Bru : En effet, il y a actuellement une levée de boucliers sur les accords que passe l’Union européenne dans un cadre bilatéral avec le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), bientôt l’Australie et la Nouvelle-Zélande, ou le Mercosur qui est en pleine discussion… Les mentalités ont changé. Jusqu’à présent, les accords étaient faits par les États d’une manière tout à fait confidentielle et ces accords étaient multilatéraux la plupart du temps, négociés dans le cadre de l’Office mondial du commerce, avec un consensus de la part des négociateurs. Aujourd’hui, les opinions publiques exigent d’être associées de la même façon que les parlements souhaitent davantage être associés du début jusqu’à la fin.
Au début, c’est au moment de la formulation des mandats qui chargent les autorités de l’Union européenne de négocier des accords de libre-échange. Pendant toute la durée de la négociation, même si tout ne doit pas être mis sur la table ouvertement, il y a une pression de l’opinion pour être au courant et réagir éventuellement. Il y a aussi cette volonté des parlements d’être plus largement associés à ces processus. Par ailleurs, il y a des questions environnementales, sanitaires et phytosanitaires, mais aussi des questions de labels et de traçabilité qui font que nos concitoyens sont de plus en plus regardants sur ces accords commerciaux.
Que pensez-vous de la volonté du parlement d’être associé à ces accords, comme le CETA actuellement ?
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