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Tavares peut-il (veut-il?) faire de PSA le numéro un mondial ?
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 4 mai 2018 (numéro 940) : “Les résultats décryptés, suite”. Bonne lecture !!!
Mardi matin, en arrivant à l’assemblée générale de PSA Groupe (nouveau nom de Peugeot SA), dans un site très reculé de Rueil-Malmaison, où, ironie de l’histoire, il n’y a pas de parking prévu pour se garer, lorsque l’on vient à l’assemblée générale (sic), pas plus que de café à l’arrivée, ni de cocktail au départ (économies forcenées obligent !), première surprise, par mesquinerie peut-être, on ne donnait pas de documentation papier aux actionnaires, il faut faire écolo… même si c’est illégal ! Bien sûr, j’ai commencé par pester, par réclamer la remise physique du document de référence, afin que je puisse, vu que j’étais en avance, le feuilleter et voir ce qui était écrit à l’intérieur, tout comme les documents avec le texte des résolutions, qui furent envoyées parcimonieusement aux actionnaires qui en avaient fait la demande préalablement.
J’en ai profité pour râler (c’est ma spécialité), auprès du responsable des relations avec les actionnaires, contre la véritable mauvaise volonté de ses collaborateurs, qui ne répondent pas aux actionnaires individuels fidèles, et notamment qui n’ont pas répondu de façon simple aux questions sur les BSA, sur le prix de revient du BSA, en envoyant, ce qui ne leur aurait pas coûté grand-chose, une attestation officielle sur le cours de Bourse de l’action avant le détachement du BSA et le cours de Bourse de l’action en première cotation après le détachement, ce qui permet, de déduire par soustraction le prix de revient de BSA qui ont été prétendument crédités avec prix de revient zéro sur les comptes-titres desdits actionnaires.
La dernière roue du carrosse.
De la même manière que l’on s’essuie sur le client comme sur un tapis-brosse, cf. mon bloc-notes de la semaine dernière et la livraison de la DS 7 Crossback, chez PSA, l’actionnaire individuel, c’est la dernière roue du carrosse, visiblement, même si, comme pour l’écologie, on fait des efforts pour faire croire qu’on y tient. J’avais, alors que la mobilisation n’avait pas été considérable, pour quasiment deux fois plus de pouvoirs d’actionnaires qu’il n’y avait de personnes présentes dans la salle, mais la représentativité, à un certain niveau, chez les fonctionnaires de la direction de la communication financière, on a tendance à l’oublier, on ne sait pas qui est représentatif de quoi, on ne parle pas aux individuels, on parle encore moins à leur représentant. Sur ces entrefaites, surgit Carlos Tavares, qui n’est pas arrivé une minute avant l’ouverture de l’assemblée, mais presque un quart d’heure avant, ce qui était une surprise. Il vient me saluer, et me dit « il faut que l’on se voie ». Je lui ai répondu : « cela tombe bien, il y a deux ans déjà de cela, je vous ai fait demander une longue interview, afin de préciser la stratégie de l’entreprise auprès des actionnaires individuels, je n’ai même pas eu une réponse, qu’elle soit positive ou négative… ».
Selon Tavares, L’Hebdo BoursePlus sort trop de scoops...