Les bureaux virtuels, comment bien s’y préparer ?

AVIS D’EXPERT

✍️ Par Julien Cohen, Solution Architect Specialist chez SCC France.

Nombreuses sont les entreprises qui se tournent vers des infrastructures de bureau virtuel depuis le Cloud. Ces solutions innovantes ont pour ambition d’apporter une réponse concrète à leurs problématiques de protection des données sensibles tout en leur permettant de faire des économies. Cap sur les nouveaux usages, pratiques et modes de travail. L’avenir s’annonce lumineux pour les environnements de travail digitaux qui favorisent notamment le nomadisme. Ainsi, le poste de travail traditionnel s’apprête à vivre un grand bouleversement. Si aujourd’hui le poste de travail traditionnel en entreprise est très majoritairement un client lourd traditionnel, son futur s’annonce radicalement différent. Il devrait se virtualiser.

En effet, le client lourd est l’outil informatique par excellence des salariés. Si tablettes et smartphones sont venus frapper à la porte de l’entreprise, encore aujourd’hui, ils constituent largement le poste de travail le plus utilisé en entreprise. D’après une étude menée par ZDNet, 80 % des professionnels interrogés utilisaient un client lourd traditionnel en 2014. Néanmoins, les cartes semblent avoir été redistribuées depuis, puisque seulement 23 % des répondants considèrent le client lourd comme composant central du parc de demain. Deux tendances majeures se déclinent quant au futur de ces postes de travail classiques : d’abord sa dimension mobile, ainsi qu’un usage accru de la virtualisation.


Les Environnements numériques de travail : disponibles n’importe où, à n’importe quel moment ?

Les environnements numériques de travail sont, en effet, disponibles partout en temps réel. À l’avenir, les employés ne perdront plus leur temps à se déplacer tous les jours jusqu’à un bureau physique. Il suffira d’un écran : un ordinateur, un smartphone, une tablette, etc. Les données et les applications qui auparavant étaient stockées localement résident maintenant dans un data center distant. Ainsi, les entreprises suffisamment matures pour faire évoluer leurs postes de travail et leur infrastructure de serveurs, doivent renforcer la consolidation de leurs parcs avec une part plus importante de serveurs virtuels.

Néanmoins, certaines DSI demeurent prudentes : la mise en œuvre ne risque-t-elle pas d’être longue et complexe ? Quelle sera la fiabilité du data center ? Il règne également une certaine méfiance au sujet des coûts de stockage et de licence comme un frein à la décision. Mais ces inquiétudes sont infondées, du moins lorsqu’il s’agit de bureaux virtuels dans le Cloud. En effet, le fournisseur est responsable de la mise en œuvre, du fonctionnement du data center et de la sécurité. La DSI, quant à elle, soumet une requête pour le nombre de postes désirés, et les services sont facturés selon l’usage effectif. Les employés peuvent accéder à leur bureau partout et tout le temps, par un navigateur Web, avec un niveau d’authentification qui dépend de la criticité de l’opération.


Des économies pour les entreprises ?

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