Une jeune pousse française reconnue mondialement pour son expertise dans la reconnaissance vocale et l’intelligence artificielle.

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

William Simonin, fondateur de Vivoka : « Nous avons construit l’intelligence artificielle directement pour la langue française. »

On parle beaucoup de la reconnaissance vocale, mais aussi de l’intelligence artificielle. Or, on ne se doute pas à quel point il est extrêmement complexe pour une intelligence artificielle de reconnaître une langue, surtout la langue française. C’est lors du Salon CES 2018 à Las Vegas que Vivoka, une jeune pousse lorraine, lauréate de plusieurs concours d’innovation, a présenté sa technologie baptisée Lola. Cette nouvelle intelligence artificielle basée sur un système de reconnaissance vocale révolutionne l’interaction homme-machine. Aujourd’hui, ce logiciel 100 % made in France, vise à concurrencer Siri, Alexa, Google Assistant ou encore Cortana et entend devenir la référence de la reconnaissance vocale en France.

Il y a encore quelques années, le meilleur logiciel de reconnaissance vocale se trompait quasiment un mot sur deux. Aujourd’hui, avec les intelligences artificielles comme Lola, la capacité de compréhension de la parole est proche de celle d’un être humain. Vivoka vient de réaliser une levée de fonds d’un million d’euros. Avec cette somme, l’entreprise souhaite développer sa solution d’intelligence artificielle à reconnaissance vocale 100 % made in France. Cette technologie est intégrée dans Zac, un hologramme sous la forme d’un petit raton laveur qui peut contrôler tous les équipements de la maison. Annoncé pour le troisième trimestre 2018, ce produit sera disponible via certains promoteurs immobiliers et bailleurs sociaux. Le succès de Vivoka et de ses produits est confirmé par plusieurs partenariats stratégiques noués avec des entreprises telles que Philips, Netatmo ou Danfoss. William Simonin, fondateur et PDG de Vivoka, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Comment intervenez-vous dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la reconnaissance vocale ?

William Simonin : Nous travaillons depuis plus de trois ans sur le sujet de la reconnaissance vocale et de l’intelligence artificielle. À l’origine, nous avons travaillé sur cette technologie pour répondre à des problématiques dans le domaine de la domotique, puisque nous avons créé une box qui s’appelle Zac et qui a la particularité de comprendre ce que dit l’utilisateur. Le son est transformé en texte et l’intelligence artificielle est aussi capable d’analyser les intentions et, ensuite, on arrive à contrôler tous les objets connectés de la maison, peu importe la marque, on peut aussi donner à Zac la capacité de répondre vocalement à l’utilisateur.

Cette intelligence artificielle a vraiment pour objectif de lever les barrières de l’interface homme-machine pour rendre la box la plus intuitive possible et elle permet d’améliorer le confort, de faire des économies d’énergie, d’augmenter la sécurité et de nous positionner dans différents domaines, notamment le maintien à domicile. Concrètement, lorsqu’une personne arrive chez elle, elle peut parler à Zac comme s’il s’agissait d’un majordome, avec des phrases comme : « Peux-tu allumer la lumière ? Peux-tu fermer les rideaux ? Peux-tu augmenter le chauffage ? » Zac est également capable de comprendre des scénarios plus complexes avec des scénarios configurables à la voix : « Merci de me réveiller tous les matins à huit heures en ouvrant les volets… »

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