Numérologie

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

Didier Durandy est consultant dans le domaine des ressources humaines et il a déjà publié plusieurs ouvrages sur ce thème. Son cinquième livre vient de sortir et il est consacré à la numérologie. La théorie des sept clés nous invite à nous questionner sur l’utilisation que nous faisons de chacune d’entre elles, afin de mieux nous connaître pour bien prendre notre vie en main. Nous pourrons ainsi donner du sens à nos actions et nous réaliser en optimisant l’utilisation de nos talents et de nos qualités. La spécificité de cet ouvrage réside dans l’utilisation résolument dynamique et stratégique de la numérologie comme outil innovant de développement personnel. Il a été rédigé avec Lydie Castells, ancienne chef d’entreprise, qui a élaboré une méthode fondée sur la numérologie (arbre de vie et triangle fondamental) pour aider ses clients à comprendre leur vraie nature et à passer du mode spectateur au mode acteur.

Didier Durandy souligne d’abord qu’il ne faut pas confondre la numérologie et l’astrologie : « L’astrologie se concentre sur la date de naissance. Je suis du 30 décembre et je suis Capricorne. C’est un signe sur 12, soit 600 millions de personnes sur plus de 7 milliards d’habitants. Si vous prenez le 30 décembre, vous descendez de 600 millions à 20 millions : donc, il y a 20 millions de personnes qui sont nées le même jour que moi. Mais cela ne donne toujours pas grand-chose. L’astrologie est intéressante, parce qu’elle s’appuie sur les mouvements des astres, mais elle n’est pas personnelle. La numérologie s’intéresse aux vibrations de vos chiffres, mais aussi à votre nom. Si l’on prend 20 millions de personnes nées le 30 décembre et si l’on ajoute mon nom, on passe à 1 sur plus de 7 milliards. Il n’y a qu’une personne née le 30 décembre qui s’appelle Didier-Jacques Durandy ! » Mais qu’est-ce que cela changerait si le prénom était différent ? Didier Durandy explique : « J’ai entendu des milliers de fois mon prénom depuis que je suis né, ce sont des vibrations qui vous atteignent. Cela ne sonne pas pareil musicalement. Les Hébreux n’avaient pas de chiffres dans la kabbale, ils associaient les 22 lettres de leur alphabet à des sons, donc il y a déjà des recherches qui datent depuis très longtemps. L’étude du chiffre date d’à peu près 10 000 ans. Pythagore a dit que le monde est nombre. C’est le premier à avoir fait une recherche scientifique sur les nombres et c’était six siècles avant Jésus Christ. Progressivement, nous avons avancé vers le calcul des nombres. Il y a bien quelqu’un qui a calculé le temps des marées, la lune revient régulièrement, tout comme les saisons… Il y a bien quelque chose de mathématique dans la création de l’univers ».

La numérologie passionne et certaines personnes, y compris dans les milieux influents, prennent souvent leurs décisions en fonction de la numérologie : « Effectivement, nous sommes liés à l’année, au mois et au jour de notre naissance. Il y a un lien entre cela et le jour que l’on vit. J’ai écrit le livre avec Lydie Castells. C’est une numérologue chevronnée et elle a déterminé par le calcul que nous étions dans les mêmes années, donc nous sommes très compatibles. C’est vrai, on peut tout calculer, il y a des mois qui sont plus durs, il y a des années où les choses se passent mieux que d’autres… D’un autre côté, là où je ne suis pas d’accord, c’est sur la dépendance. On n’a jamais pu prouver qu’en étant dépendant, on vivait une vie plus épanouie. L’essence du livre part d’une étude Ipsos qui a fait ressortir que 47 % des Français avaient l’impression d’être passés à côté de leur vie. C’est le lien avec les ouvrages que j’ai écrits avant, notamment sur l’audace. On n’est pas très audacieux et on finit par vivre des vies qui ne nous conviennent pas ».

Finalement, c’est aussi un moyen de se prendre en main : « Cela rejoint mon livre sur l’audace de réussir, car si vous ne faites pas attention à vos besoins essentiels, votre corps vous envoie un message et c’est sérieux : j’en ai plein le dos, j’ai mal à la tête, j’ai mal au ventre… Si vous ne l’écoutez toujours pas, la vraie maladie arrive et ce n’est pas drôle. J’ai l’impression que je peux apporter quelque chose au lecteur qui se dit qu’il est trop loin de ce à quoi il aspire. J’en arrive au sens, car on ne peut pas se demander quel est le sens de ce que l’on fait ou de sa vie. Les animaux sont les seuls à ne pas se poser la question du sens. Je vois des anciens collègues de ma banque, comme un directeur de trois agences : le gars a l’air d’avoir 95 ans, il est épuisé, il en a assez… »

Mais, pour comprendre ces signaux, il faut déjà avoir une part de spiritualité en son for intérieur : « On a besoin de croire qu’il y a autre chose et c’est pour cela que les nombres ont pris autant d’importance sous la forme symbolique. On a besoin de s’accrocher à quelque chose et, si vous prenez la Bible, le nombre de calculs est incroyable. Saint-Augustin a dit qu’il n’aurait jamais pu lire intelligemment la Bible s’il ne s’était pas intéressé aux nombres... Il y a un excès contre la spiritualité à travers cette grande dépendance à la précision. La numérologie nous permet de mieux comprendre notre besoin de spiritualité. Une personne dont le besoin essentiel est de s’intéresser aux autres et de faire preuve de plus de spiritualité, si elle ne le fait pas, tombe malade... Je connais quelqu’un qui est tombé malade parce qu’il ne veut pas s’intéresser aux autres. Si l’on peut contribuer à une amélioration sur ce point, on aura servi à quelque chose… Il y a un autre aspect que l’on aborde dans cet ouvrage, c’est ce que l’on appelle les blocages à dépasser, qui sont en fait les mémoires familiales. Le cerveau est encombré de mémoires familiales et, si l’on arrive à les comprendre et à s’en libérer, à ce moment-là notre livre est utile. La numérologie ne résout pas tout, mais elle permet de réfléchir en proposant des pistes. »

La mémoire familiale, cela dépasse le simple cadre de l’influence reçue pendant son éducation : « C’est même avant la naissance ! Elle s’exprime par des comportements avant la naissance et elle peut ensuite s’orienter vers des dons. Le don ajouté à la compétence que l’on acquiert à l’école et dans l’entreprise, cela crée des talents. Mais, à la base, vous avez des mémoires familiales. Si vous êtes encombré par des mémoires familiales, vous n’arriverez pas à concrétiser vos dons ».

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