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Une étude nationale sur le poids des charges de copropriété.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Édouard-Jean Clouet, cofondateur de MeilleurCopro : « Aujourd’hui, les honoraires des syndics sont assez bien maîtrisés en règle générale, par rapport au temps que peut passer un syndic sur un immeuble. »
MeilleureCopro est une jeune pousse qui a pour objectif d’accompagner les copropriétaires et les syndics dans une démarche de réduction des charges. L’entreprise a déjà 1500 clients et elle a reçu la Bourse French Tech de la BPI. MeilleureCopro vient de réaliser une étude d’envergure sur les charges de 180 000 copropriétés (soit 20 % des copropriétés en France), sur tout le territoire français, grâce à l’analyse statistique de 7,5 millions d’annonces immobilières. Il apparaît que les charges de copropriété sont, en valeur absolue, presque deux fois plus chères à Paris qu’en province, et que Bordeaux est la ville où les charges (ramenées au prix du loyer) sont les moins élevées. Ce baromètre a également examiné la conformité à la loi ALUR des annonces de ventes immobilières : ainsi, seules 4 % des annonces de vente de biens neufs et 48 % des annonces de biens anciens informent le futur acheteur du montant des charges, alors que c’est pourtant obligatoire. En ce qui concerne le niveau des charges, l’étude indique que les charges de copropriété sont deux fois plus chères à Paris qu’en province.
En valeur absolue, les Parisiens paient des charges de copropriété 42 % plus élevées que les provinciaux : si les premiers déboursent 1992 euros en moyenne et par an, les seconds s’acquittent de 1400 euros. Toutefois, en analysant la proportion des charges par rapport aux loyers, Bordeaux et, paradoxalement, Paris sont les villes où les charges sont les plus basses, représentant environ un loyer et demi. À Strasbourg et Nice, le rapport est plus fort : les charges annuelles y représentent plus de deux loyers. Autre enseignement : depuis la loi ALUR, votée le 27 mars 2014, les annonces immobilières de biens en vente doivent mentionner les charges de copropriété affectées à ces biens, ainsi que le nombre de lots de la copropriété. Or, seul un tiers des annonces de biens anciens respectent la loi ALUR et le neuf se situe presque totalement hors-la-loi. Édouard-Jean Clouet, cofondateur de MeilleurCopro, analyse cette étude pour les lecteurs de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : D’abord, quels sont les objectifs de MeilleurCopro ?
Édouard-Jean Clouet : Nous aidons les syndics et les conseils syndicaux à maîtriser les charges de copropriété et nous nous rémunérons uniquement au succès. Nous avons une offre à destination des particuliers et une autre à destination des professionnels. Pour les professionnels, ce sont les conseils syndicaux qui nous mandatent pour un audit des charges de copropriété et nous analysons l’ensemble des coûts de l’immeuble. Nous faisons des appels d’offres sur les contrats en place et nous proposons un plan d’action pragmatique afin de réduire les charges. Ce plan d’action est implémenté main dans la main avec le syndic de la copropriété. Nous nous rémunérons en prenant un pourcentage sur les économies.
Vous venez d’effectuer une étude sur 180 000 copropriétés en France et vous estimez que les charges sont encore élevées dans certaines villes…
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