Le porte-parole des Républicains sur la loi Confiance estime que l’État doit mieux servir les administrés

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Arnaud Viala, député LR de l’Aveyron : « On aurait pu vraiment marquer une volonté plus avérée de mieux satisfaire l’usager. »

Arnaud Viala, député LR de l’Aveyron, est également l’orateur du groupe LR de la loi pour un État au service d’une société de confiance. Il considère qu’il aurait fallu ouvrir un débat préalable sur le périmètre du texte, comme sur ses ambitions, car les Français aspirent à une administration plus conseillère, moins froide, moins rigide et moins stricte. Il revient sur ce sujet pour les lecteurs de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous estimez que la loi pour un État au service d’une société de confiance est très insuffisante et que l’on aurait pu aller beaucoup plus loin. Mais n’est-ce pas déjà un bon début, puisque c’est la première fois qu’un gouvernement fait un effort pour lutter contre la technostructure ?

Arnaud Viala : Ma réponse est à deux niveaux. Il y a celle du député à titre personnel et il y a aussi celle de l’orateur du groupe des Républicains sur ce texte. Personnellement, j’étais parti du postulat que je souhaitais voter ce texte. Je souscris à votre question : il y a eu beaucoup d’annonces faites par le passé et jamais aucun acte concret... Après, le travail parlementaire a fait que l’on a décelé des faiblesses qui m’ont conduit à m’abstenir. Mais je ne reviens pas sur mon idée de départ, qui est de considérer que c’est une bonne chose de s’attaquer à ce sujet.


En quoi jugez-vous ce texte insuffisant ?

Ma difficulté, avec ce texte, c’est que son titre et la façon dont il a été présenté suscitent énormément d’espoirs. Quand on parle d’une société de confiance, avec l’introduction du droit à l’erreur, on est vraiment au cœur d’une préoccupation des Français, qui considèrent que l’administration est rigide, froide, distante et répressive… En plus, on ne peut jamais corriger le tir quand on a fait une erreur dans une déclaration. En réalité, quand on analyse le texte, il y a un seul article qui porte sur le droit à l’erreur. Il est relativement restreint dans son champ d’application, puisqu’il prévoit un certain nombre d’allégements des pénalités de retard lorsqu’il y a une erreur qui relève manifestement de la bonne foi. Ces allégements sont à mes yeux insuffisants, mais le problème n’est pas seulement là.

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