Le Défi des 100 jours pour libérer son rapport à l’argent et vivre son abondance.
LITTÉRATURE
En quelques années, Lilou Macé est devenue une star du web avec sa Télé de Lilou, qui traite de différents sujets liés au bien-être, à la féminité, au corps ou à la conscience et qui totalise plus de 55 millions de vues. Elle a par ailleurs publié plusieurs ouvrages dont « Le Défi des 100 jours » pour mieux appréhender son rapport à l’argent : « C’est le cinquième cahier d’exercices que je lance où, pendant 100 jours, on va s’investir sur un thème. Ce sujet est venu parce que j’ai interviewé un ancien banquier suisse, Christian Junod, que je trouve extraordinaire et très sympathique. Pour une fois que j’avais une conversation sympathique avec un banquier, je ne l’ai pas loupé ! Alors, j’ai trouvé opportun de passer du temps avec lui pour permettre à tout le monde de libérer sa relation à l’argent. J’ai eu des phases compliquées, car au moment où je voulais me lancer, j’avais envie de mettre des vidéos gratuites sur Internet mais j’étais dans une problématique de levée de fonds. Je me suis retrouvée chez ma mère, à Orvault, près de Nantes, où je suis partie habiter six mois, pour faire un retour en arrière sur ma vie. Je n’avais plus trop le choix sur le plan économique, mais cela m’a permis de recréer une vie à partir d’autres valeurs et, surtout, de comprendre que la vie n’était pas contre moi et qu’il y avait quelque chose à apprendre de cet épisode de vie. Je devais déjà reconnaître que ma vie était abondante, avec plein de choses qui fonctionnaient, alors que j’avais tendance à voir uniquement ce qui n’allait pas, en n’étant jamais satisfaite de ce que j’avais autour de moi. Donc, cela a été un changement de paradigme et de façon de voir les choses. Cela m’a permis de voir l’abondance et d’attirer beaucoup plus facilement les idées, les moyens financiers et même la créativité. Un élan beaucoup plus naturel est venu après. Le but du défi des 100 jours pour libérer sa relation à l’argent, c’est la même chose, c’est d’aller au-delà des fausses croyances sur l’argent ».
Lilou Macé ajoute que nous n’avons pas tous les mêmes objectifs avec l’argent : « Ce ne sont pas les mêmes choses qui nous font du bien et qui nous font vibrer. En ce qui me concerne, c’est l’aventure, les voyages, les rencontres… Il y a aussi cette volonté de contribution et de diffuser. J’ai beaucoup d’énergie pour cela et je suis faite pour cela. C’est comme si nous avions chacun notre profil. Après, il y a des personnes qui ont envie de quelque chose de moins rythmé, avec un confort de vie, du temps pour leurs enfants, du temps pour aller au marché… Chacun va choisir. Mais, au final, il est dommage de vivre la vie de quelqu’un d’autre et de ne pas se sentir libéré par rapport à l’argent. Certains ont toujours cette conversation sur l’argent, d’autres sentent que les sous sont durs à sortir et l’on a cette fausse croyance que l’on doit travailler dur pour gagner de l’argent. L’idée, c’est de se libérer, de se sentir bien dans sa vie, de choisir sa vie et, petit à petit, de créer une vie qui nous corresponde. Évidemment, ce n’est pas la même vie pour tout le monde. Ni le besoin financier, d’ailleurs... »
On ne doit pas travailler dur pour gagner de l’argent, mais on doit travailler beaucoup… Face à cette affirmation, Lilou Macé revient sur sa vie : « J’ai été élevée par des parents qui étaient dans la restauration. Ils avaient des restaurants à Nantes et aux États-Unis, donc ils travaillaient beaucoup. Moi aussi, je travaille beaucoup et je m’aperçois que ce n’est pas forcément un rapport d’heures de travail qui permet d’atteindre des objectifs et surtout un bien-être intérieur. Ce dont on parle, c’est une transformation intérieure. Ce n’est plus d’aller chercher des objectifs, de l’argent ou des clients. La transformation se fait petit à petit et de façon interne : c’est-à-dire que l’on donne de la valeur à ce que l’on fait, avec beaucoup plus d’attention et de présence. Je suis une ancienne très grande dépensière. J’avais toujours besoin de la dernière voiture ou d’un beau vêtement... Effectivement, nous sommes aspirés par ces publicités et l’on pense que si l’on consomme plus, on sera plus heureux. C’est un modèle qui vient clairement des États-Unis, alors que le bonheur n’est pas là ».
Dans son livre, elle nous incite à avoir un nouveau regard face à la nourriture, l’eau, le travail, l’argent et même à la mort… C’est en réfléchissant à tout cela, à cette voie qui nous emmène jusqu’à la fin, que l’on peut prendre conscience d’un rapport différent : « Lorsque l’on a un rapport sain à la mort et lorsque l’on se rend compte que nous sommes là pour un certain temps, alors que l’on ne sait même pas quand nous allons partir et s’il il y a peut-être même quelque chose d’autre après la mort, c’est beaucoup plus vivant ! On a envie de vivre chaque instant. On le sait lorsqu’il nous arrive une tuile et que l’on est malade. On se rend compte du bonheur d’être en pleine forme, mais c’est vrai, en contemplant la mort, la sexualité, ou même l’argent, qui sont d’habitude des sujets tabous, et en osant en parler, cela nous libère et on ne porte plus ce poids. Du coup, on fait des choix qui sont plus justes pour nous, pas forcément ceux du voisin, et l’on vibre mieux et plus intensément ».
Lilou Macé est franco-américaine alors nous lui avons demandé si ce rapport tabou vis-à-vis de l’argent n’est pas propre à notre culture française : « Je suis née en Californie, il y a un esprit très entrepreneur et c’est complètement différent. Dans le rapport à l’échec, un Américain voit un échec comme une possibilité d’apprendre, en considérant qu’il y a d’autres choses derrière. Un Américain va essayer de planter plein de graines : il sait très bien qu’elles ne vont pas toutes germer, mais il essaie, il tente, il met son énergie... Et il va moins se flageller parce que le projet n’a pas fonctionné. J’ai plein d’idées et elles ne peuvent pas toutes germer. Ensuite, je vais voir, en fonction de ce qui se passe derrière et de la réception des gens… Je commence le projet avant d’être validée par les autres et, quand j’ai mis de l’énergie dans le projet, je vais avoir de nouvelles idées. On ne peut jamais ressentir réellement un projet avant d’avoir les deux pieds dedans. Souvent, on attend un signe extérieur pour savoir si c’est la bonne chose. Or, malheureusement, en France il y a un esprit critique et très rationnel qui fait que l’on oublie cette partie qui apporte plus d’imaginaire, d’extraordinaire et d’irréel. C’est ce qui s’est passé avec La Télé de Lilou, le défi des 100 jours et j’ai aussi écrit une dizaine de livres. Je n’aurais jamais imaginé cela il y a quelque temps ! »
Enfin, dans son rapport à l’argent, elle nous apprend à nous détacher de cette dépendance et surtout à ne pas en souffrir psychologiquement : ce n’est pas parce que le voisin a une plus belle voiture et une plus belle piscine que, pour autant, on doit être malheureux… Pour Lilou Macé, « c’est surtout une façon d’observer, d’avoir des prises de conscience, de se rendre compte de ce qui est en train de se tramer en arrière-plan. Peut-être que les personnes que nous aurons envie de fréquenter seront différentes. Peut-être va-t-on décider d’aller davantage au marché, d’acheter local, d’acheter auprès des producteurs... C’est une autre façon de consommer. Notre bulletin de vote est aussi dans notre manière de consommer. On pense faire des économies en achetant moins cher, mais est-ce bien d’acheter quelque chose qui a été fabriqué en Chine ? Cette dynamique est intéressante et il faut avoir une honnêteté, une authenticité et une ouverture quand on est dans ce processus. On a tendance à se la raconter aussi… Notre manière de consommer va avoir un impact sur le marché, donc sur ce qui va continuer d’être vendu ou regardé à la télévision, puisque nous avons un énorme pouvoir en tant que consommateurs. Il y a quelque chose de plus profond derrière ».
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