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La majorité des élus de Loire-Atlantique en colère à la suite de l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Christophe Priou, sénateur LR de Loire-Atlantique : « Dans la négociation du Grand Ouest, la LGV pour Rennes était une contrepartie à l’aéroport Notre-Dame des-Landes. »
Après l’annonce de l’abandon du projet d’aéroport, on a pu observer que la quasi-totalité des élus de Loire-Atlantique sont déçus de la décision d’Édouard Philippe. Nous avons demandé à Christophe Priou, député LR de Loire-Atlantique, de nous livrer son point de vue pour mieux comprendre les motivations des acteurs locaux sur ce dossier.
L’Hebdo-Bourseplus : On constate que la majorité des élus de Loire-Atlantique, dont la totalité des maires des moyennes et grandes villes, sont très mécontents de la décision d’abandonner Notre-Dame-des-Landes… Quelle est votre réaction ?
Christophe Priou : C’est un sentiment de déception et d’amertume, alors que nous avions bien expliqué les choses à Édouard Philippe. Le président de la République a toujours pris une certaine distance, il avait presque l’art du contre-pied, donc nous pensions qu’il ferait preuve de volontarisme politique et économique, parce qu’au-delà de Notre-Dame-des-Landes, l’abandon de ce projet veut dire que pour le quinquennat à venir, il n’y aura plus aucun projet d’infrastructure puisqu’il suffira d’une extrême minorité violente qui soit contre pour bloquer tout projet en France. Cela dépasse le Grand Ouest et cela rejaillit au niveau national.
Comment analysez-vous cette décision ?
La manière qui a été choisie par le gouvernement laissait présager une porte de sortie, puisque le candidat Emmanuel Macron avait dit que le référendum qui avait eu lieu serait respecté et je rappelle qu’une majorité de la population s’est exprimée pour le oui. Ensuite, il y a eu cette mission qui a contourné les avis des élus de toutes tendances, les élus communaux, départementaux, régionaux ou parlementaires. Elle a également éludé les décisions de justice, ce qui n’est pas rien, donc on a à la fois contourné la démocratie participative représentative et la justice. J’ai dit à Édouard Philippe que cette mission n’aurait pas résisté à la justice. J’ai pris l’exemple d’un plan local d’urbanisme : si le commissaire-enquêteur qui est nommé est juge et partie, donc s’il est propriétaire foncier ou agent immobilier, il est déjugé et ce serait une décision de nullité. J’ai trouvé que dans les médiateurs, deux sur trois étaient contre le projet, ce qui était leur droit, mais pas en tant que médiateurs. Il y a même un médiateur qui faisait partie des associations de Nicolas Hulot et qui a dû être membre des Verts !
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