Le parlementaire et membre du bureau exécutif de La République en Marche ! commente l’actualité politique

EN DIRECT AVEC...

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Guillaume Kasbarian, député LREM d’Eure-et-Loir : « Il ne faut pas voir l’exigence comme un poids, mais comme un challenge, puisque cela nous oblige à avoir un comportement irréprochable pour aller au bout des choses. »

Guillaume Kasbarian, député LREM d’Eure-et-Loir, vient d’être nommé au bureau exécutif de La République en Marche ! qui est en quelque sorte le parlement du mouvement, notamment en charge de sa ligne directrice. À 30 ans, Guillaume Kasbarian est souvent présenté comme l’une des valeurs montantes du parti d’Emmanuel Macron. Il répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : On a le sentiment que la relation entre Emmanuel Macron et les Français a connu différentes phases. D’abord, ils ont voté pour lui parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix, puis il y a eu une phase d’observation, une phase de méfiance aussi et, ensuite, une phase de sympathie actuellement… Est-ce cela qui peut expliquer la remontée de la cote d’Emmanuel Macron dans les sondages ?

Guillaume Kasbarian : Le séquencement émotionnel que vous décrivez peut être vu d’une façon différente. Vous dites que les Français n’ont pas eu le choix au moment de l’élection présidentielle. Je pense que c’est le contraire, puisque j’ai fait la campagne en Eure-et-Loir et j’ai vu des gens qui avaient une vraie adhésion à ce que nous proposions. Évidemment, comme dans toute élection, vous avez toujours des gens qui votent par conviction, par rejet ou pour toute autre raison… Cependant, j’ai une vision différente. J’ai le sentiment qu’il y a eu une grosse vague d’adhésion lors de la présidentielle, une phase de confiance, une phase d’attente aussi, avec des questions et de l’espoir. Je ne suis pas sûr qu’il y ait une unicité dans le comportement des Français qui fasse que l’on observe un mouvement global qui passerait de la défiance à la confiance, ou de la confiance à la défiance. Pour moi, c’est plus complexe. Les chemins sont beaucoup plus individualisés et il est finalement difficile de dégager un mouvement global. À titre personnel, je ne scrute pas les sondages tous les jours, mais j’éprouve toujours beaucoup de défiance à l’égard des politiques qui s’interrogent tous les jours sur leur popularité, car cela ne les incite pas à prendre des bonnes décisions.

Donc, je ne scrute pas les sondages chaque jour pour analyser la popularité de La République en Marche ! Ce n’est pas mon sujet. Nous avons été élus pour appliquer un programme et un projet, nous voulons l’enrichir dans un esprit progressiste, c’est-à-dire libérer plus, protéger plus, réconcilier plus… Donc, j’agis plus par devoir que par sentiment de devoir répondre à un sondage ou à une cote de popularité. Je ne peux pas parler à la place du président de la République, donc je ne me permettrais pas de savoir comment il réagirait aux différents mouvements de l’opinion publique, mais je pense que nous sommes nombreux à avoir le désir de ne pas nous focaliser sur la courbe de popularité au quotidien et d’être plutôt sur un pari de respect des engagements sur le long terme. Nous avons dit ce que nous allions faire pendant la campagne et nous faisons ce que nous avons dit. C’est bien le fait de tenir cette ligne qui est, à mon avis, la bonne chose à faire, puisque c’est plus efficace pour le quotidien des Français. En plus, c’est un gage de popularité sur le long terme, puisque les gens seront capables de reconnaître à des hommes politiques la capacité de tenir leurs engagements et de respecter ce qu’ils ont promis, plus que de s’ajuster à des mouvements d’opinion au quotidien.


Philippe Bilger dit qu’Emmanuel Macron n’est pas simplement un chef d’État, mais surtout un homme d’État… Justement, est-ce parce que c’est un homme d’État que nous devons nous montrer très exigeants à votre égard pour réformer ?

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.