Chemins d’éternité
LITTÉRATURE
C’est un sujet bien particulier que nous abordons cette semaine avec Pascale Lafargue, médium et parapsychologue, qui travaille depuis des années sur les phénomènes paranormaux, la réincarnation, la compréhension de la vie après la mort et de l’entre-deux vies, ainsi que sur les contacts avec des personnes décédées. Ses travaux continuent d’intriguer car les informations qu’elle indique recevoir des défunts font l’objet d’une vérification systématique sur le plan historique et administratif. Avec son équipe, elle organise des voyages d’études pour contrôler les révélations faites sur les vies antérieures de ses clients et ainsi retracer la vie de personnages historiques. Ses conclusions sont troublantes et validées par les familles concernées. C’est ce qui lui a permis de se faire connaître en Europe. Pascale Lafargue raconte ses contacts avec les morts dans un livre vraiment bouleversant. Elle revient sur l’origine de sa démarche : « J’ai commencé à étudier la parapsychologie il y a une trentaine d’années auprès d’un scientifique et j’ai été testée pendant cinq ans sur mes facultés psy. On m’a confié des expériences et j’exprimais tout ce que je voyais à travers la technique de la psychométrie, le fait de tenir un objet entre ses mains et, par son contact, pouvoir raconter son histoire. Je n’ai aucun support, c’est vraiment l’intuition et la sensibilité qui vont me permettre d’évacuer énormément d’informations. J’ai travaillé avec de nombreux scientifiques et, tout au long de ma carrière, je me suis entourée de gens dans le domaine de la recherche. Sur tout ce que je peux révéler et dire, une enquête est faite systématiquement. J’ai énormément travaillé pendant des années sur ce sujet de la mort. J’ai déjà publié d’autres ouvrages sur la réincarnation et sur les contacts avec les défunts, mais mon dernier livre est le fruit de recherches très abouties. Je remonte avant la mort, c’est-à-dire sur l’état d’esprit de la personne avant de mourir, les conditions de sa mort et l’itinéraire de son âme au moment où elle va rendre son dernier souffle, jusqu’au moment de son retour et de sa réincarnation. J’ai donc expérimenté étape par étape le cheminement de l’âme. »
Pendant très longtemps, les scientifiques ont été hostiles à toute idée de travailler sur ces questions mais la situation évolue : « A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, beaucoup de scientifiques se sont intéressés à ces phénomènes de vie après la mort. D’ailleurs, il y a l’Institut Métapsychique de Paris, ou des laboratoires en Angleterre, qui mènent des recherches dans ce domaine. Des scientifiques ont été jusqu’à reproduire la main d’un défunt à travers un moulage. Il y a des photographies connues, avec notamment celle de Gérard de Nerval et Théophile Gautier et, sur cette photo de groupe, on observe une personne qui n’était pas présente physiquement lors de la photo, mais qui apparaît au développement. Maintenant, il y a des médecins qui s’intéressent à ce phénomène. Le but n’est pas de convaincre, mais de communiquer sur ces expériences. Des scientifiques ont même créé une cabine, avec un système de vapeur d’eau, pour trouver une méthode de communication avec les défunts ». Elle évoque donc le cheminement de l’âme avant la mort. Une personne âgée peut mourir sereinement et son âme y être préparée, mais il y a aussi la mort brutale, lors d’un accident de voiture, par exemple, et l’âme n’est évidemment pas prête : « Quand on veut communiquer avec un défunt, l’aspect psychologique de la vie de la personne avant de mourir est très important. Vous évoquez une mort brutale : si cette mort brutale intervient alors que la personne était psychologiquement en conflit, en colère, ou en train de réaliser la chose qui allait la libérer, cela n’aura pas du tout le même impact de l’autre côté. Il y a les morts brutales, il y a les morts préméditées, il y a les morts prémonitoires, il y a la mort lente… Nous ne mourons pas tous de la même manière, comme nous ne vivons pas tous de la même manière ». Par exemple, « quand je travaille sur un dossier, j’essaie d’abord de comprendre s’il y avait de la culpabilité au moment de la mort. J’entends souvent dire, lorsqu’une personne est morte dans des conditions graves, que son âme est libérée de l’autre côté. Absolument pas ! Quand on connaît l’entre-deux-vies, je peux vous dire que ce n’est pas le cas. J’ai eu des contacts avec des défunts et ils savent parfaitement l’exprimer. Ils nous donnent suffisamment d’informations qui nous permettent d’identifier la personne. La culpabilité au moment de la mort, par rapport à quelque chose dont on n’est pas forcément fier, lorsque l’on est dans le compromis, cela se véhicule effectivement de l’autre côté ».
Alors, qu’est-ce qui l’amène à affirmer qu’il y a un entre-deux-vies, ce qui signifie qu’ensuite on repartirait vers un autre corps : « On reprend un autre costume pour revenir sur Terre. J’ai fait suffisamment de recherches qui sont troublantes et qui sont sans appel. On ne peut pas baser une théorie sur deux ou trois expériences, surtout dans le domaine de l’entre-deux-vies, il faut avoir beaucoup travaillé. Il y a quelques années, j’ai ressenti des présences, j’ai vu des visages et j’ai décidé d’étudier pour comprendre ce qui se passait. À partir de là, j’ai fait tester par des scientifiques mes capacités de médium et j’ai commencé à communiquer avec des défunts. Où sont-ils ? Que font-ils ? Comment appréhendent-ils cet espace ? C’est un espace que l’on ne connaît pas, que l’on ne voit pas, que l’on n’entend pas, mais que l’on peut percevoir : ce sont des ondes et des vibrations. Dans l’Égypte ancienne, la Rome antique ou la Grèce antique, les gens ne connaissaient pas tous nos moyens de communication et, pourtant, il y avait d’excellents télépathes. En Amérique du Nord, j’ai rencontré des chefs indiens qui communiquent dans leur tente avec les anciens. Dans tous les livres religieux, les saints ont reçu des messages par télépathie, ils ont vu des apparitions… Donc, on n’a rien inventé. Ils n’avaient pas la technologie à l’époque, mais les êtres étaient plus ouverts à une certaine forme de sensibilité et ils avaient des croyances fortes. Ce contact, c’était d’abord du respect ».
Elle évoque dans son livre la réincarnation, mais aussi le royaume des morts, avec des gens qui ont disparu il y a plusieurs siècles et qui ne se sont toujours pas réincarnés : « C’est la grande différence qu’il faut faire. Quand on communique avec un défunt, on peut le faire par télépathie avec une simple photo. Il m’arrive aussi de me dédoubler et d’aller dans l’entre-deux-vies pour voir ce qui se passe de l’autre côté. De la même manière, lorsqu’un dessin se matérialise, c’est le défunt qui se présente à moi. Si le défunt était réincarné, il ne pourrait plus se matérialiser, mais il aura laissé une empreinte dans l’entre-deux-vies. C’est comme une mémoire : vous pouvez communiquer avec cette mémoire, mais quelqu’un d’exercé sait qu’il communique avec une mémoire qui est restée dans l’entre-deux-vies. Prenez l’exemple du studio dans lequel nous nous trouvons : si je reviens dans deux jours, à la même place, je vais dire que je vois un homme qui était assis à ce fauteuil, même si vous n’y êtes plus, parce que vous aurez laissé votre énergie dans ce lieu. C’est une mémoire olfactive, visuelle ou énergétique ».
Enfin, plusieurs questions se posent. Existe-t-il des facteurs génétiques, culturels ou géographiques dans la réincarnation ? Doit-on considérer que l’humanité est une et que des milliards d’âmes reviennent progressivement sur Terre en faisant abstraction de tout aspect génétique, culturel ou géographique ? À l’inverse, y aurait-il une lignée ? Par exemple, quelqu’un qui souffre des atrocités de la Révolution pourrait en induire que l’un de ses ancêtres a été tué en Vendée. Il y aurait alors un facteur génétique. Mais si l’on estime que l’âme part dans le ciel et se confond dans l’espace, cette douleur associée aux guerres de Vendée pourrait affecter un enfant indien à Bombay ou un petit marocain à Marrakech…. Pascale Lafargue explique que « tout est absolument possible, mais j’ai pu constater que le karmique et le généalogique sont liés de façon incroyable. J’ai travaillé sur une vie antérieure qui se déroule au XIe siècle, à l’époque de Guillaume le Conquérant. Cette personne était le fruit d’une liaison illégitime et elle devenait la demi-sœur de Guillaume le Conquérant. Nous avons effectué des recherches en France, mais nous n’avons rien trouvé. Je suis tenace et nous avons réussi à trouver la réponse en Angleterre. J’avais un prénom et cette femme a été identifiée parce que j’avais donné suffisamment d’informations sur sa vie. Un peu plus tard, le mari de cette femme a fait la généalogie de sa famille : eh bien, figurez-vous que son mari était un descendant de Guillaume le Conquérant ! Cette même femme était aussi la réincarnation de Juliette Drouet, la muse de Victor Hugo qui était marié à Adèle Foucher. La mère de Victor Hugo était Sophie Trébuchet : or, figurez-vous que le mari de cette femme, qui était descendant de Guillaume le Conquérant, était aussi un descendant des Trébuchet ! Donc, parfois le karmique et le généalogique se retrouvent. De la même manière, vous pouvez vous réincarner sur le lieu où vous avez vécu. D’ailleurs, certaines personnes qui arrivent dans un endroit pour la première fois de leur vie ont le sentiment de le connaître. Un travail peut amener à la conclusion que vous êtes déjà allé sur ce lieu, mais un autre travail peut amener à la conclusion que ce que vous avez vécu sur ce lieu est très similaire à quelque chose que vous avez vécu d’une façon karmique dans une autre vie. Ce lieu a donc été un appel de mémoire ».
Vous l’avez compris, c’est un livre incroyable, si vous n’y croyez pas vous penserez que c’est du charlatanisme, mais si vous croyez à tout cela vous serez bouleversés.
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