Le nouveau secrétaire LREM de la commission des Lois revient sur son parcours
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Jean Terlier, député LREM du Tarn : « Nous avons été élus pour réformer notre pays et nous n’avons pas la crainte de ne pas être réélus pour ne pas faire les réformes promises. »
Il fait partie de ces jeunes parlementaires dont on parle à l’Assemblée nationale : Jean Terlier, 40 ans, est le nouveau député du Tarn et il est également secrétaire de la prestigieuse commission des Lois. Élu sous les couleurs de La République en Marche (LREM), Jean Terlier est avocat de profession et il n’avait jamais été encarté dans un parti avant de rejoindre le mouvement d’Emmanuel Macron. Il explique : « En tant qu’avocat, cela fait des années que j’applique les lois et c’est réjouissant d’en devenir l’acteur… » Il répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez 40 ans, vous dirigez votre cabinet d’avocat et, en pleine carrière, vous abandonnez votre vie professionnelle pour vous lancer en politique, avec tous les risques que cela comporte… Qu’est-ce qui vous a incité à vous engager ?
Jean Terlier : C’est une question à laquelle on pense sans vraiment y penser... Je viens d’une famille où l’on ne parlait pas du tout de politique, mais je me suis passionné pour la politique dès l’adolescence. Mes parents me disaient : « Plutôt que de faire de la politique, fais un vrai métier. Après, tu pourras faire de la politique si tu en a envie… » J’ai fait des études de droit et j’ai ouvert en province mon cabinet, qui est assez important. Mais cette curiosité d’adolescent a resurgi et j’ai eu envie de voir comment se déroulait une campagne électorale au moment des élections municipales. J’étais dans une position qui ne me laissait pas augurer une présence au Conseil municipal et je me suis pris au jeu en rencontrant des gens qui venaient d’horizons très différents. Finalement, j’ai pris plaisir à faire de la politique. En étant dans l’opposition, je me suis rendu compte que l’on est un peu muselé : on ne peut pas participer aux dossiers et on trouve cela dommage car on n’est pas dans le camp majoritaire. Je suis centriste et lorsque j’ai entendu Emmanuel Macron proposer de casser les clivages en disant : « Ce n’est parce que quelqu’un de gauche a une bonne idée que quelqu’un de droite ne doit pas l’écouter et vice versa », j’ai trouvé que ses propos allaient dans le sens de mes convictions et de mes envies de faire de la politique. Un jour, j’ai eu l’opportunité de remplir une lettre de motivation sur Internet et, quelques mois plus tard, j’ai eu le bonheur d’être investi par La République en Marche.
Vous arrivez à l’Assemblée nationale en ayant déjà une culture politique, alors que beaucoup de vos collègues au sein du groupe LREM n’en ont aucune. Comment vivez-vous ce contact ?
Avec beaucoup de plaisir, car j’ai toujours aimé la confrontation des idées. Maintenant, nous faisons tous partie d’une même famille politique, certains ont des convictions de droite, d’autres de gauche, mais nous avançons ensemble. Par exemple, sur la question de la réserve parlementaire : au départ, j’étais de ceux qui pensaient qu’il était possible de la maintenir en l’aménageant et en rendant la communication de cette réserve parlementaire beaucoup plus transparente, notamment avec des appels à projets, tout cela pour rendre les choses plus simples. Cependant, en discutant avec des élus de mon groupe, certains m’ont expliqué qu’il y a eu beaucoup d’abus, que c’était une pratique très clientéliste et que cela a créé des mécanismes qui ne sont pas confortables et qui, en termes d’exemplarité, posent des difficultés. Donc, j’ai évolué sur ce sujet grâce à des échanges avec des personnes qui ne sortent pas du même moule et qui viennent d’horizons professionnels et politiques très divers. Ensuite, il ne faut pas oublier que nous avons été élus sur le programme d’Emmanuel Macron, donc il y a une ligne directrice qui nous guide puisque nous avons adhéré à ses idées lors de la campagne présidentielle. Et puis, il y a des échanges qui se font naturellement… Vous savez, je n’ai jamais appartenu à un parti politique et je ne maîtrise pas ce système des partis. Nous faisons tout cela avec beaucoup d’envie, d’une manière constructive et de façon respectueuse vis-à-vis des uns et des autres.
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