Éoliennes. Un scandale d’État.
LITTÉRATURE
Alban d’Arguin vient de publier une enquête très documentée sur la multiplication des éoliennes en France, qu’il qualifie de scandale d’État. Un terme fort qu’il assume parfaitement : « Un scandale d’État, c’est quand l’État est impliqué dans un processus dont on pourrait conclure que la légalité n’est pas respectée. En réalité, il y a trois scandales : il y a un scandale de santé publique, un scandale économico-énergétique et un scandale de corruption qui est reconnu par l’État lui-même, à travers son service central de prévention de la corruption. » L’auteur, qui a fait carrière à l’international dans un grand groupe financier, a été amené à s’intéresser à ce sujet lorsqu’il a été confronté à un projet d’éoliennes près de chez lui.
Il dénonce cette bien-pensance verte qui consiste à installer des éoliennes partout sur le territoire. Pourtant, la majorité de la population est persuadée que les éoliennes représentent une énergie propre et que c’est le futur… Alban d’Arguin est convaincu qu’il s’agit plutôt d’une énergie du passé : « Ériger des éoliennes pourrait paraître comme un acte écologiquement responsable parce que, pour 90 % de nos concitoyens, les éoliennes sont mues par le vent, c’est-à-dire quelque chose de gratuit qui appartient à tout le monde. Quand le vent fait bouger les éoliennes, on a une énergie qui est propre, gratuite, et qui appartient à tout le monde. Simplement, les gens qui défendent l’éolien ont oublié un point de bon sens : c’est que le vent ne souffle pas 24 heures sur 24. Or, il faut de l’électricité à tout moment pour se caler sur les besoins de consommation des entreprises, des services publics et des particuliers. Si l’on était dans un monde avec 100 % d’énergie éolienne, cela voudrait dire que l’on travaillerait et que l’on prendrait le train seulement quand il y a du vent ! »
Il va même jusqu’à affirmer que les politiques responsables de tout cela se retrouveront un jour devant la Cour de Justice de la République : « Indépendamment de la désorganisation que peut engendrer l’augmentation du parc éolien en France, il y a quelque chose de beaucoup plus grave : la France, de tous les pays où s’est développé l’éolien, a choisi une règle de préservation des riverains des parcs éoliens qui est de 500 mètres. C’est un scandale d’État, parce qu’il y avait des recommandations de l’Académie de médecine qui préconisaient de ne pas installer de parcs éoliens à moins de 1500 mètres de toute habitation. On constate que la France, au mépris de cette recommandation relayée par plusieurs documents de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), a pris le parti de maintenir les 500 mètres, alors que nos voisins ont des prescriptions beaucoup plus importantes : 1500 mètres minimum en Allemagne, 2000 mètres en Espagne, 1500 mètres en Italie et l’Angleterre est à 2200 ou 2500 mètres selon les comtés… Quant aux Américains, ils ont abandonné l’éolien puisqu’en Californie vous avez des chantiers d’éoliennes qui rouillent et en Arizona vous avez un parc de 15 000 éoliennes qui rouillent et qui sont abandonnées… Si l’on respecte l’injonction de la Commission européenne qui veut que nous ayons au moins 20 % de l’électricité qui provienne des énergies renouvelables, à ce moment-là nous aurons au minimum 120 personnes exposées dans un périmètre de 500 à 1500 mètres par éolienne : cela fait 1,2 million de personnes qui vont souffrir dans leur chair à cause des infrasons qu’ils n’entendront pas et qu’ils ne sentiront pas, mais que l’organisme encaisse en développant des pathologies qui sont parfaitement connues maintenant. On appelle cela le syndrome éolien. Sur le plan de la santé publique, c’est plus qu’un scandale d’État, c’est quasiment au niveau de l’affaire du sang contaminé. Ceux qui ont laissé faire ont fait preuve d’une énorme légèreté, parce qu’ils n’ont pas mesuré le danger qu’il y avait à aller chercher du sang sans l’avoir vérifié. Au début, ils n’en avaient pas mesuré les conséquences, alors que pour les éoliennes c’est une affaire économique et on est prêt à faire souffrir des Français pour répondre à cette espèce d’aberration de l’énergie du vent. »
D’ailleurs, Alban d’Arguin rappelle que le principe de précaution n’existait pas à l’époque du sang contaminé : « Aujourd’hui, ils sont doublement coupables ! » L’auteur revient également dans son livre sur l’aspect économique du scandale des éoliennes : « Les contrats qui sont imposés entre EDF et les fabricants d’électricité éolienne, sur injonction de l’État, obligent EDF à payer entre 2,5 et 4 fois le prix auquel elle aurait produit elle-même l’électricité. C’est donc une bulle financière. Mais cela n’a pas beaucoup d’importance dans l’équilibre économique d’EDF, puisque ce sont les particuliers qui paient ce renchérissement du coût de l’électricité à travers un impôt déguisé qui s’appelle la Contribution au service public d’électricité que nous retrouvons tous dans nos factures. Dans ma facture, cela représente 25,32 % du montant de la facture d’électricité consommée. Comme l’État n’a peur de rien, il se taxe lui-même, et cet impôt déguisé est lui-même soumis à la TVA. »
Dans ce contexte, après avoir étudié le dossier en profondeur, Alban d’Arguin estime qu’il est nécessaire de mettre fin immédiatement à l’éolien en France : « Cette technologie ne répond pas à cette idée de remédier à la fin des énergies fossiles, parce que ce n’est plus du tout à l’ordre du jour. Elle ne répond pas non plus à la nécessité de sortir du nucléaire. Donc, je pense qu’il faut arrêter l’éolien, qui contribue exactement au contraire de ce qu’il était censé apporter. L’éolien devait apporter une énergie propre, c’est-à-dire qui n’émette pas de gaz à effet de serre, autrement dit de CO2. Or, l’éolien y contribue grandement puisque, quand le vent s’arrête, il faut trouver une énergie supplétive, donc trouver quelque chose qui puisse s’activer instantanément, ce qui ne peut donc être que des centrales thermiques, au charbon ou au gaz… »
En conclusion, on peut aussi se demander pourquoi les écologistes sont si favorables aux éoliennes, alors qu’ils défendent des principes de santé publique et de protection de la planète : « Ils sont paradoxaux et je n’ose pas croire qu’ils aient une telle ignorance du sujet. Donc, je me dis qu’il doit y avoir d’autres raisons, plus politiques ,et c’est là où personnellement j’établis une dichotomie complète entre ce que j’appelle l’écologie politique - c’est-à-dire celle qui a des partis pris, celle qui épouse les thèses du mondialisme - et les thèses de la pensée inversée. Et puis, il y a une vraie écologie, avec beaucoup de gens qui sont sincèrement écologistes mais qui n’appartiennent pas au mouvement de pensée politique de l’écologie, et qui se sentent proches de l’ordre naturel et du respect de la Terre. »
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