Le maire du VIe arrondissement parisien explique les raisons de sa candidature aux élections législatives

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Jean-Pierre Lecoq, candidat dans la 2e circonscription de Paris : « Ce ne sera pas une opposition systématique, mais une opposition intelligente et franche. »

Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe arrondissement de Paris, était naturellement le candidat qui aurait dû recevoir l’investiture des Républicains dans la deuxième circonscription de Paris. Toutefois, François Fillon a préféré offrir ce cadeau à Nathalie Kosciusko-Morizet, en pensant que cela lui servirait pour sa campagne présidentielle… Aujourd’hui, les cartes sont rebattues. NKM a tenté d’entrer au gouvernement d’Édouard Philippe et elle a déjà été lâchée par Christian Jacob, coordinateur de la campagne des Républicains pour les législatives, qui a déclaré sur RTL que Jean-Pierre Lecoq était « un homme de valeur… » Cette circonscription attire de nombreux postulants, y compris le député des Yvelines sortant Henri Guaino… Jean-Pierre Lecoq répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à présenter votre candidature aux élections législatives ?

Jean-Pierre Lecoq : La raison principale, c’est avant tout mon ancrage sur ce territoire. Je suis maire du VIe arrondissement depuis plus de vingt ans. J’ai été le suppléant de Martine Aurillac, qui a été députée de la circonscription et maire du VIIe arrondissement, pendant quinze ans, et j’étais le candidat légitime, en 2012, pour succéder aussi bien à Martine Aurillac ou à Jean Tibéri lorsque leurs deux circonscriptions allaient fusionner. À l’époque, François Fillon, Premier ministre sortant, souhaitait venir à Paris dans la perspective de l’élection municipale de 2014. Finalement, il n’a pas été candidat. Aujourd’hui, je pense que je suis tout à fait à même de représenter les valeurs de la droite et du centre.


Vous vous présentez contre Nathalie Kosciusko-Morizet, qui débarque dans cette circonscription…

Nathalie Kosciusko-Morizet est une personne qui se présente comme jeune, ancienne ministre, mais il ne faut pas oublier quand même qu’elle a été députée de l’Essonne pendant quinze ans ! De fait, elle est déjà touchée par le prochain code de moralisation politique dont on parle beaucoup aujourd’hui, puisque trois mandats consécutifs de député seront considérés par le législateur comme le seuil à ne pas franchir. Par ailleurs, elle s’est présentée dans le XIVe arrondissement lorsqu’elle est venue à Paris et elle était donc logiquement candidate dans le XIVe arrondissement. Or, à la dernière minute, lors d’un voyage à Los Angeles effectué avec François Fillon, elle a exigé de lui qu’il lui consente son investiture dans la deuxième circonscription, celle dont il était député entre 2012 et 2017, alors que j’avais posé ma candidature, du fait de ma légitimité, et que d’autres candidats la revendiquaient aussi. Elle a émis cette demande en menaçant François Fillon de partir chez Macron ! Vous voyez bien la duplicité de cette candidate, qui l’a d’ailleurs encore prouvé la semaine dernière en essayant d’entrer au gouvernement : comme certains l’ont dit, elle s’est littéralement roulée par terre le lundi et le mardi pour être ministre de la Défense, pas moins. Puis elle a essayé d’être ministre de l’Éducation nationale. Ou de la Culture...

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