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L’élection présidentielle ne devrait pas impacter le marché immobilier
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Buyens, directeur général de Capifrance : « Une conjonction d’éléments qui sont plutôt très favorables à l’acquisition immobilière. »
Philippe Buyens, directeur général du réseau Capifrance, fait le point sur le marché immobilier à l’approche de l’élection présidentielle. Le réseau Capifrance est né en 2002 avec la volonté de rassembler en France des conseillers immobiliers indépendants sans agences. Grâce à son expertise dans ses quatre métiers (ancien, neuf, commerces et entreprises, location-gestion-syndic) et à sa forte présence sur les principaux sites Internet immobiliers, Capifrance est le leader sur son secteur depuis sa création. Le réseau rassemble 1700 conseillers immobiliers et il appartient au groupe Artémis (Financière Pinault).
L’Hebdo-Bourseplus : Nous sommes dans un contexte où les taux d’intérêt sont faibles, mais on observe quand même une légère augmentation et un frémissement des prix sur les marchés les plus tendus. Faites-vous partie de ceux qui estiment qu’il s’agit de la dernière bonne période pour investir dans l’immobilier ?
Philippe Buyens : Je ne sais pas s’il y a un caractère d’urgence, mais nous avons une conjonction d’éléments qui sont plutôt très favorables à l’acquisition immobilière. Les prix sont globalement assez stables depuis quelques années, les taux d’intérêt sont très faibles, il y a des avantages, que ce soit dans l’accession ou dans l’investissement... Donc, le moment est plutôt opportun. Enfin, le seul facteur qui risque de se dégrader très progressivement, c’est celui des taux d’intérêt. Ce qui est intéressant, ce n’est pas de prendre le taux d’intérêt en tant que tel, c’est surtout de le comparer à l’inflation. Si vous avez un delta qui n’est pas supérieur à 1 point, cela reste intéressant.
Le contexte électoral est incertain et les menaces de hausse des taux d’intérêt seront peut-être plus accentuées en fonction du candidat qui l’emportera... À cela s’ajoute une incertitude sur l’avenir de la France au sein de la Communauté européenne… Pourtant, tout cela ne se voit pas dans les comportements des Français. Comment l’expliquez-vous ?
Cela fait plus de trente ans que je fais ce métier. Je dois en être à ma cinquième élection présidentielle et je ne me souviens pas, à part l’élection de François Mitterrand en 1981, que l’élection présidentielle ait eu une répercussion immédiate sur le marché immobilier. L’élection présidentielle intervient en cours d’année, alors que les lois de finances ont déjà été votées : donc, s’il y a des éléments qui doivent changer, c’est en général pendant l’année qui suit. Pour l’année 2017, j’aurais tendance à vous dire, peu importe le résultat de l’élection présidentielle, qu’il n’y aura pas une conséquence immédiate sur le marché immobilier. Ensuite, c’est la Banque Centrale Européenne qui décide des taux d’intérêt et ce n’est pas le gouvernement français. Les dernières informations que j’ai pu lire laissent penser qu’ils vont rester sur de l’argent qui ne sera pas cher du tout, parce que l’économie est encore globalement grippée, selon les hypothèses du mois de mai prochain, à l’exception de l’arrivée de Marine Le Pen qui pourrait effrayer les marchés. Encore que lorsque l’on voit ce qui s’est passé aux États-Unis, cela n’a pas forcément été le cas immédiatement.
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