Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

Vers un bon cru boursier en 2017

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

L’indice Cac 40 n’a pas réussi à déborder le seuil symbolique de 5.000 points mais il s’en est nettement rapproché en séance de ce mardi où il a touché un plus haut à 4.929,60 points. Globalement, les indicateurs techniques majeurs restent très majoritairement porteurs et cela laisse espérer non seulement d’atteindre cet objectif, mais également de le dépasser largement en allant chercher les plus hauts annuels de 2015, voire de les déborder. En effet, la prochaine zone de résistance majeure à long terme se trouve actuellement entre 5.300 et 5.350 points. Parmi ces éléments techniques très favorables, il y a les révisions à la hausse des objectifs de croissances économiques dans la plupart des grands pays avancés. Même la vieille Europe qui a pourtant du mal à suivre la cadence devrait bénéficier de ce état de grâce d’après les grands instituts de conjonctures économiques les plus sérieux. La raison majeure de ce coup de fouet vient essentiellement de la forte baisse de la parité eurodollar depuis plusieurs mois consécutifs, comme cela avait été largement et clairement prévu dans mes analyses dès le début de l’année 2015.

Outre la compétitivité induite par cette dévaluation monétaire favorable au vieux continent, les prix des actions Françaises ou Allemandes libellées en dollars faisait ressortir une énorme décote qui ne pouvait faire autrement que de se réduire. Cela se fait progressivement par la hausse des cours des valeurs Européennes alors que les actions Américaines consolident à des niveaux très élevés, mais solides. La raison de leurs valorisations élevées par les marchés tient essentiellement au niveau historiquement extrêmement bas des taux d’intérêt sur les marchés obligataires, l’antichambre des actions. Depuis toujours, il y a une sorte d’interaction forte et permanente entre les cours des obligations et ceux des actions car ces deux familles de produits sont en réalité très proches et figurent simultanément dans les portefeuilles de la plupart des investisseurs.

Plus les taux sont bas, moins les obligations rapportent et plus les investisseurs ont tendance à sur-doser les actions pour compenser la faiblesse de leurs rendements et réciproquement. Cette interaction a même été amplifiée par les interventions successives et fortes des banques centrales qui n’ont pas cessé d’injecter massivement des liquidités dans le circuit financier mondial depuis plusieurs années afin de combattre les menaces de récession et de déflation nées des deux dernières crises. L’effet de transfert des capitaux de l’obligataire vers les actions est à présent bien réel et devrait s’amplifier avec la hausse des indices boursiers. Les retardataires ne pourraient pas résister très longtemps à ce retour d’engouement pour les actions en restant simples spectateurs. L’attraction psychologique est déjà forte et devrait monter crescendo. Je pense que le nombre de participants au marché haussier actuel devrait augmenter régulièrement au fil de semaines et mois qui viennent et servir de carburant pour une véritable envolée des cours d’ici la fin de l’année 2017.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.