S’alimenter pour la vie.
LITTÉRATURE
Marie Glémin est acupuncteur traditionnel, elle est diplômée du CREAT (Centre de recherche en énergétique et acupuncture traditionnelle chinoise) et elle a aussi écrit un conte pour enfants, traduit en cinq langues, sur le respect de l’environnement. Dans son dernier livre, «S’alimenter pour la vie», elle explique les relations entre la médecine traditionnelle chinoise, avec l’équilibre entre le Yin et le Yang, et la vision occidentale avec l’équilibre acido-basique, en livrant quelques éléments fondamentaux pour entretenir une bonne santé à travers son alimentation : « C’est un voyage dans l’univers de l’aliment, puisque les populations ont commencé par s’alimenter avec ce qu’elles pouvaient trouver autour de chez elles et, ensuite, on a fait voyager les aliments, avec des cultures et des traditions qui se sont mélangées. Le principe même de l’aliment est celui du Yin et du Yang en médecine chinoise - l’eau et la lumière - puisque votre corps se nourrit d’eau et de lumière. Vous allez manger des produits végétaux ou des produits animaux, la plante fait la photosynthèse, elle va permettre de concentrer la lumière et, à partir de cette concentration de lumière et d’eau, elle va fabriquer une substance. Ensuite, l’animal va manger cette plante et nous, qui sommes du règne animal, nous mangeons à la fois les végétaux et les animaux. Il y a beaucoup de controverses par rapport à tout cela puisque, maintenant, certains disent qu’il faut manger végétarien, d’autres végétalien ou végane… J’essaie de tempérer cette compréhension de la vie, puisque l’homme est un omnivore. Ce qui est important, c’est la façon dont on se nourrit. Autrefois, les gens ne gaspillaient pas, ils prenaient uniquement ce dont ils avaient besoin. Il y avait une notion de respect entre la terre et l’être humain. Cette relation existe toujours, mais elle a été un peu modifiée par l’agriculture industrielle. On a voulu nourrir tout le monde, on est entré dans la consommation, en oubliant que l’aliment est d’abord une relation entre l’homme et la terre pour lui permettre de continuer de vivre. Je n’ai pas la vérité et chacun peut écouter son corps pour savoir ce qui lui convient : par exemple, une personne peut avoir besoin de magnésium et elle aura envie de manger du chocolat, et une autre personne aura envie de manger des bananes parce qu’elle manque de potassium... »
Elle rappelle ainsi que l’aliment peut être un médicament et que le corps, à travers son envie, peut émettre sa propre ordonnance : « Il faut écouter cette intuition profonde qui est vraiment la vérité. Parfois, cette petite voix intérieure est certainement la plus belle que l’on puisse entendre pour comprendre ses besoins. Ce qui convient à quelqu’un peut ne pas convenir à quelqu’un d’autre et c’est pour cette raison que l’on ne peut pas imposer à quelqu’un d’être végétarien, végétalien, végane ou carnivore… D’abord, les alimentations sont différentes selon les endroits. Les Esquimaux ne pouvaient pas manger beaucoup de légumes, par exemple… Il y a d’autres endroits où l’on n’avait pas d’autre choix que de manger des céréales, comme en Afrique... Donc, il y a la végétation et le climat qui comptent aussi énormément dans l’alimentation. Avec le développement des transports, les différentes formes d’alimentation se sont mélangées. Quand j’étais petite, nous avions un cousin qui était aux Antilles et il nous amenait des mangues, c’était un événement, car à cette époque il était impossible d’en trouver dans les grandes surfaces… Au cours des siècles, l’alimentation a bougé. Sur la question de l’alimentation cuite ou crue, je pense que l’on peut faire les deux, notre tube digestif s’est modifié au cours de ces siècles, l’homme de maintenant n’est plus celui du Paléolithique. L’intérêt du cru, c’est que l’on garde les vitamines et les oligo-éléments, puisqu’il n’y a pas de cuisson. J’aborde d’ailleurs la question des différentes cuissons, puisqu’il y a des cuissons qui peuvent être toxiques. Si vous cuisez trop un aliment, vous allez avoir une réaction de Maillard, une perte de saveur des produits, une perte d’oligo-éléments, mais également des troubles digestifs. Quand on mange un peu comme les Chinois, c’est-à-dire les aliments pas trop cuits, on se rend compte qu’ils gardent leur saveur et, en plus, on n’a pas de troubles digestifs. Les populations qui sont restées avec des notions de tradition cuisent très peu les aliments. J’aborde tous les modes de cuisson et la seule restriction porte sur le micro-ondes : vous avez de l’eau dans tous les produits et le problème du micro-ondes, c’est qu’il va détruire les liaisons hydrogène. Logiquement, on devrait attendre un quart d’heure après la cuisson pour que ces fameuses liaisons hydrogène se reconstruisent… Simplement, le plat redevient froid… Ce feu qui est créé à l’intérieur du produit que l’on passe au micro-ondes, on va le retrouver à l’intérieur de son corps et c’est évidemment une chaleur interne qui peut créer des problèmes ».
Elle aborde également la qualité de l’eau : « Il est important aussi d’avoir une qualité d’eau et une certaine quantité d’eau, puisque nous sommes composés à 95 % d’eau. Il y a un problème, car on sait maintenant que l’on retrouve des médicaments dans l’eau du robinet, des hormones, des antibiotiques, des benzodiazépines… L’eau du robinet est une eau morte, car on a détruit certaines bactéries, on s’en est occupé au niveau chimique, mais pas au niveau physique, alors que les propriétés physiques sont très importantes. Les eaux doivent avoir certaines propriétés biophysiques, un résidu sec très faible, sinon cela provoque des calculs : c’est le cas d’eaux comme Vichy, Vittel ou Contrex qui sont très minéralisées, ce qui favorise les risques de calculs biliaires ou rénaux. Alors, il y a l’eau filtrée, mais il faut faire très attention, car il faut changer extrêmement souvent les filtres à charbon pour arriver à un résultat. Dans l’eau du robinet, il y a du chlore, des médicaments, du sulfate d’alumine… Je ne dis pas qu’il ne faut plus boire d’eau du robinet, mais il y a certaines techniques à utiliser pour l’améliorer, et, malgré le problème des bouteilles en plastique, il faudrait boire des eaux minérales qui ne sont pas trop minéralisées, comme Montcalm, Rosée de la Reine ou Mont Roucous. Ce sont des eaux qui contiennent beaucoup de silicium, elles ont un résidu sec très faible et elles sont drainantes. » Un livre qui va passionner tous ceux qui s’intéressent au bien-être avec de précieux conseils à suivre pour corriger les excès des fêtes…
« S’alimenter pour la vie », de Marie Glémin, est publié aux Éditions Amalthée.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.