Belle croissance d’Esker au cours du premier semestre : la dématérialisation est entrée dans les moeurs

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Jean-Michel Bérard, fondateur et président d’Esker : « On signe des abonnements, donc cela ne peut pas entraîner des pics ou des baisses brutales de chiffre d’affaires. »

Esker vient d’annoncer un résultat net pour le premier semestre 2016 en progression de 29% à près de 4 millions d’euros et un résultat d’exploitation en hausse de 30%, pour atteindre 17% du chiffre d’affaires, contre 16% au cours de la même période en 2015. Le chiffre d’affaires progresse de 18% à 33,18 millions d’euros. Corrigée des effets de change et des acquisitions réalisées au cours de l’année 2015, l’activité croît de 15% par rapport au premier semestre 2015. Les solutions de dématérialisation de documents dans le Cloud continuent donc de dynamiser le chiffre d’affaires de la société. Elles représentent 76% de ses activités sur le premier semestre et elles sont en croissance de plus de 22%. Les produits de dématérialisation en mode licence sont stables (- 2%) pour 17% des ventes et les produits historiques (8% des ventes) restent sur leur tendance normale de déclin (- 6%) sans impact significatif sur l’activité d’Esker. Esker anticipe un deuxième semestre cohérent avec les tendances enregistrées sur la première partie de l’année. Jean-Michel Bérard, fondateur et PDG d’Esker, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.


L’Hebdo-Bourseplus : Vous annoncez une croissance à deux chiffres tirée par le Cloud. Tout le monde propose des offres de dématérialisation dans le Cloud : dans ce contexte, comment vous positionnez-vous dans un marché où les opérateurs utilisent le même mot ?

Jean-Michel Bérard : Effectivement, tout cela est un peu confus. Il y a des solutions de stockage dans le Cloud, nous en faisons relativement peu et nous sommes plutôt intéressés par le traitement des documents qui rentrent et qui sortent des comptabilités, à savoir les bons de commande et les factures. Quand il s’agit d’une facture d’un fournisseur, par exemple, elle arrive en format papier et, à ce moment-là, les opérateurs la scannent et nos logiciels vont aller lire automatiquement son contenu. Nous extrayons ces informations d’une manière intelligente et nous allons réconcilier cela avec la comptabilité. Quand il s’agit, à l’inverse, d’une facture client, notre logiciel se positionne comme une imprimante du système comptable : il prend les factures à envoyer et, selon les désirs du client, nous faisons les conversions nécessaires pour acheminer les factures vers la destination finale. On travaille sur la dynamique des documents qui rentrent et qui sortent des systèmes de gestion, plutôt que sur le stockage de fichiers ou de dossiers.


Le stockage consiste en fait à archiver manuellement ses documents de comptabilité, alors que vous le faites automatiquement et en toute transparence. Est-ce votre positionnement ?

A la place du stockage, ce sont plutôt des canaux différents qui arrivent dans l’entreprise, du papier ou de l’électronique, et nous intégrons cela dans le système de gestion. A l’inverse, pour tout ce qui sort de l’ERP (le progiciel de gestion) et qui est destiné au monde extérieur, on se débrouille pour le faire partir au format qui convient.

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