Après Obama, Trump ?

LITTÉRATURE

✍️ Par Yannick URRIEN

On saura le 8 novembre prochain quel est le nom du nouveau président des États-Unis : Donald Trump ou Hillary Clinton ? Guy Millière vient de publier un livre en faveur de Donald Trump et ce n’est pas vraiment surprenant lorsque l’on connaît cet intellectuel engagé. Guy Millière est l’ancien président de l’Institut Turgot à Paris. Il habite aujourd’hui à Las Vegas et il est Senior Advisor au Gatestone Institute de New York et Senior Fellow à l’American Freedom Alliance de Los Angeles. Il est l’auteur de nombreux articles et de plus de quarante livres, parmi lesquels «L’Amérique monde» (F.X. de Guibert), «Ce que veut Bush» (La Martinière), «La résistible ascension de Barack Obama» (Cheminements) et «Le désastre Obama» (Tatamis).

D’abord, Guy Millière n’est pas vraiment surpris de l’obamania de la presse française : « Barack Obama est un président très à gauche, c’est sans doute le président le plus à gauche que les États-Unis ont eu, c’est un président qui est très proche de toutes les élites politiquement correctes et c’est le premier président anti-américain des États-Unis. Pour les journalistes français, qui sont à 90% de gauche, politiquement corrects et anti-américains, sauf quand il y a un président anti-américain, Obama a toutes les qualités pour être aimé dans le contexte français. C’est un peu la même chose avec Hillary Clinton. Il y a beaucoup d’informations concernant Hillary Clinton, notamment sur son passé et son programme qui ne passent pas du tout dans les médias français actuellement ».

Justement, on parle beaucoup de l’impopularité d’Hillary Clinton mais, pour Guy Millière, «il y a plus grave que l’impopularité. C’est une candidate qui a un passé de corruption sans précédent, la fondation Clinton est une machine à ramasser de l’argent pour la famille Clinton, beaucoup plus que pour des œuvres de charité, l’affaire des courriels est une affaire extrêmement grave puisque Hillary Clinton a installé un serveur privé qui était non déclaré aux autorités américaines et ce serveur lui a permis de faire des transactions assez bizarres, notamment des échanges en direction de la fondation Clinton, mais le directeur du FBI a décidé de ne pas porter plainte sous pression de l’administration Obama. C’est quelque chose qui entache la réputation du FBI. Il y a beaucoup de choses qui sont extrêmement dommageables et extrêmement dangereuses chez Hillary Clinton. Il y a même des morts. Donc, c’est une candidate qui n’est pas présentable et c’est une candidate qui risque de transformer les États-Unis en république bananière et tout cela n’est pas dit dans le contexte français actuel. Même si l’on dit qu’elle n’est pas aussi populaire que cela, il y a beaucoup d’autres dossiers qui devraient être sortis pour montrer qui est véritablement Hillary Clinton et ce n’est pas fait en France… »

Guy Millière ajoute, toujours à propos d’Hillary Clinton, que «c’est aussi quelqu’un qui a des liens avec de nombreux régimes musulmans, voire des régimes islamistes, c’est quelqu’un qui a soutenu l’accord qui a permis à l’Iran de devenir une puissance quasiment hégémonique sur le Proche-Orient, c’est quelqu’un qui a aussi une attitude de faiblesse vis-à-vis de la Corée du Nord. Toutes ces faiblesses peuvent conduire à des guerres, ce ne seront pas des guerres déclenchées par les États-Unis, mais des guerres résultant de l’instabilité du monde en raison de la politique américaine qui, sous Hillary Clinton, sera dans la continuation de celle de Barack Obama. »

Dans cet ouvrage, l’économiste rappelle également que le bilan des démocrates, c’est l’accroissement des inégalités, du nombre de pauvres et des tensions raciales : « Barack Obama vient de la gauche tiers-mondiste aux États-Unis et c’est quelqu’un qui a voulu délibérément ce qui se passe. C’est quelqu’un qui a voulu transformer radicalement les États-Unis, c’est ce qu’il a dit au début de sa campagne, et c’est quelqu’un qui a tout fait pour qu’il y ait davantage de pauvres aux États-Unis parce que les pauvres deviennent des assistés sociaux et ce sont des gens que l’on peut ensuite acheter avec l’argent des impôts. Cela s’appelle une clientèle électorale captive et c’est ce qu’il a fait. Il y a actuellement à peu près 100 millions d’Américains qui sont en âge de travailler et qui ne travaillent pas, c’est un chiffre considérable, et tous ces gens sont censés voter automatiquement pour les démocrates parce que ce sont les démocrates qui leur donnent un chèque. C’est une situation extrêmement grave et préoccupante et il y a effectivement un électorat captif pour les démocrates. Tout cela ne sert pas l’économie américaine, qui est dans un très mauvais état. Par exemple, j’habite à Las Vegas et il y a un certain nombre de travaux qui sont arrêtés. En Californie, sur la côte, il y a des villes prospères en raison des industries informatiques, mais dès que l’on va vers l’intérieur de la Californie, il y a des villes en faillite. Il y a un délabrement qui est en train de s’opérer et c’est extrêmement grave. »

Guy Millière milite pour une victoire de Donald Trump, en estimant aussi que c’est l’une des dernières chances de redresser les États-Unis : « Il y a une Amérique qui est porteuse de bon sens et de sursaut, mais il y a une autre Amérique qui est en train de se dessiner, c’est ce qui est inquiétant, puisqu’il y a eu une importante régularisation d’immigrants clandestins, essentiellement des Latinos américains, et ces Latinos américains vont voter démocrate parce que les démocrates leur donnent de l’argent et ils vont régulariser d’autres clandestins. Donc, ils ne votent pas en fonction du bien-être futur du pays, mais en pensant à leur propre bien-être, qui est un bien-être relativement parasitaire, et à l’arrivée d’autres gens comme eux. C’est un phénomène extrêmement dangereux. Si Donald Trump est élu, il pourra inverser cette tendance qui se dessine actuellement. Il y a quand même assez d’Américains de bon sens pour aller dans cette direction, mais si Hillary Clinton est élue, elle va régulariser davantage de gens de ce genre et ces gens vont voter pour des raisons clairement parasitaires et cela pourra devenir dangereux, non seulement pour le futur des États-Unis, mais aussi pour le futur du monde. »

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