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Patrick Marty, conseiller du réseau immobilier OptimHome à Perpignan, analyse le marché immobilier
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Gros plan sur Perpignan et ses environs : un marché qui a beaucoup souffert, mais qui reprend…
En cette rentrée, nous restons au soleil puisque nous nous intéressons au marché immobilier de Perpignan. Le réseau OptimHome vient de publier une étude sur les tendances immobilières dans cette ville qui a souffert de la crise du secteur. Or, «après une baisse continuelle depuis 2008 qui a tiré le département vers le bas, on enregistre une amélioration depuis la mi-2015». Pour Patrick Marty, le marché semble donc avoir recouvré une certaine stabilité.
L’Hebdo-Bourseplus : Quelle est la photographie du marché immobilier à Perpignan ?
Patrick Marty : Comme dans tout marché, il faut des acquéreurs et des vendeurs et, en période de crise, les acquéreurs ont des difficultés à acheter et les vendeurs ne veulent pas sacrifier leurs bénéfices. Le marché est donc assez tendu, comme partout en France, à l’exception des régions privilégiées comme Paris ou la Côte d’Azur. Maintenant, sur Perpignan intra-muros et la côte, la situation est légèrement meilleure que dans le reste du département, mais ce n’est pas la joie… Au 1er mai 2016, le prix médian de vente des appartements était de 1306 € le mètre carré sur la ville. Entre le 1er novembre 2015 et le 31 janvier 2016, 56,6% des ventes ont concerné des petites surfaces (21% de studios et 35,6% de T2), 24,2% des 3 pièces, 15,2% des 4 pièces et 4,1% des 5 pièces et plus. A l’inverse, le prix médian de vente des maisons était de 165 306 €, en hausse de 3,3% sur trois mois et de 8,8% sur un an.
Quelles sont les faiblesses du marché ?
Le marché de l’immobilier local doit faire face à certaines carences. Dans beaucoup d’anciens beaux secteurs, l’habitat a mal vieilli et, depuis la crise, beaucoup moins de programmes neufs ont vu le jour. Les propriétaires doivent faire face à des taxes foncières plus importantes que sur les communes de la première couronne, qui attirent d’ailleurs plus d’acheteurs. Le montant des charges de copropriété, sur certains secteurs comme Kennedy et Le Moulin-à-Vent, dissuade les acquéreurs. Par ailleurs, beaucoup de personnes sont à la recherche de F3, d’appartements spacieux et modernes, ce que n’offre pas le centre-ville. Enfin, Perpignan a vu son offre de terrains à bâtir se restreindre. Ce marché s’est déplacé vers des communes comme Saint-Estève, Baho, Toulouges, la Salanque et Alénya. L’offre sur la ville présente des prix élevés qui ne correspondent pas au pouvoir d’achat des Perpignanais.